Version du 09/02/2010 03:19:29

FaQ d'Aqu@mer, version 1.4

Remerciements :

A mon père, pour tous ceux qu'on laisse seul.

A tous les collaborateurs et relecteurs de cette entreprise, pour leurs suggestions (pas toujours suivies :o) ),
pour leurs relectures partielles (Joffrey Dislaire, Marc Langouet),
pour leurs relectures totales (Stéphane Barre, Christian Seitz),
pour leur soutien de chaque instant sur l'ensemble ou sur des points particuliers (David Excoffier, Benoît Finet, Sébastien Lecomte, Florian Lesage, Vincent Rollet, Herve Rousseau, Philippe Royer et Nicolas Will),
à tous ceux qui n'ont pas souhaité être cités, mais qui ont imprimé leur marque dans ce document,
et un remerciement tout particulier à Herve Rousseau et Philippe Royer pour m'avoir fait croire que je pourrais le faire ... :o))
La FaQ, dans son intégralité, a bénéficié de la relecture de Stéphane Fournier.

A tous les rédacteurs d'Aqu@mer : ce travail vous appartient ; c'est vous qui en êtes l'origine, le coeur et c'est donc à vous de le prolonger ...

Préambule

Ce document se veut un miroir des sujets fréquents d'aqu@mer. Il essaie donc de refléter les questions fréquentes d'aqu@mer et les réponses "standard" qu'on y trouve.

Cependant, FAQ = Frequently Asked Questions, et pas forcément Frequent Answers to Questions ; on ne sera donc pas offusqué de trouver dans cette FAQ des avis parfois divergents de ceux que l'on trouve quotidiennement sur aqu@mer, mais qui tiennent compte de la littérature, de la presse francophone mais aussi de sources internationales récentes, publications papier, conférences, sites américains, etc.

En restant conscient qu'une réponse n'est pas forcément la bonne parce que fréquente sur aqu@mer ;-), il faut rester conscient qu'aqu@mer, formidable outil de démocratisation, d'information et de communication récifal français, n'est qu'une goutte d'eau dans l'aquarium de la connaissance récifale ...

Il se peut qu'au fil du temps et des avancées dans nos connaissances sur l'aquarium récifal, certaines vérités deviennent incomplètes, voire même fausses. N'hésitez pas dans ce cas à nous en faire part afin de modifier ce document. De la même manière, si vous recherchez une réponse sans la trouver, merci de nous le signaler à faq@aquarium-recifal.net. S'il s'agit d'une question importante ou récurrente, c'est avec plaisir que nous l'incorporerons à l'ouvrage.

Ce document, à l'image de nos connaissances sur le récifal, se veut incomplet, mais vivant. Merci de nous y aider.

Julien Théodule, Initiateur et meneur du projet FAQ pour l'ARA


Absence prolongée, vacances

Le départ en vacances est le stress du récifaliste. Plusieurs paramètres vont conditionner votre absence. Le plus habile est de demander à un ami récifaliste de venir régulièrement, afin de tout contrôler. Sachez que des magasins rendent ce service, souvent en le faisant payer évidement.
Si la personne qui peut surveiller le bac en votre absence n'est pas récifaliste, il convient de la faire venir avant, de lui montrer tout ce qui doit être contrôlé de façon routinière, et, selon la durée de votre absence et de votre capacité à être joint, lui expliquer les solutions en cas de problème.

Parmi les contrôles à effectuer classiquement, on trouvera évidemment la vérification de la température de l'eau, le niveau de la réserve d'eau, le remplissage (et donc le nettoyage) de la coupelle de l'écumeur, le bon accrochage et le fonctionnement des pompes, le non effondrement d'une partie du décor de PV et de coraux ...
Dans une optique un peu plus large, on pourra aussi prêter attention à l'éclairage, au niveau d'eau dans la décantation (ou dans le bac le cas échéant), à la remontée d'eau, au non bouchage de l'arrivée d'eau en provenance du réacteur à calcium par un bouchon calcaire, aux poissons, aux coraux.
Evidement, cette présence sera l'occasion de nourrir les poissons du bac, et éventuellement de les observer un peu.

Sachez néanmoins que vous pouvez sans problème vous absenter une semaine sans nourrir vos pensionnaires (on ne parle pas ici de poissons particuliers tels que les hippocampes). Ils trouveront en effet une partie de leur alimentation dans le bac (algues supérieures et inférieures (voir Algues et Microfaune benthique) qui les aidera à attendre votre retour ... En particulier si votre bac est chargé en nutriments, ce qui est en général le cas des bacs dans leur première ou deuxième année de service. De plus, la majeure partie des poissons possède des réserves énergétiques dans leur foie ou dans leurs muscles qui leur permette de ne pas s'alimenter pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois. Exception qui confirme la règle, la famille des Anthias: les individus de moins de 2 ans sont incapables de créer ces réserves, d'où une nécessité d'installer un distributeur automatique si ces dernières acceptent la nourriture lyophilisée, ou de demander à la personne qui s'occupe du bac de passer au moins tous les 2-3 jours.
Sachez néanmoins qu'un nourrissage journalier est recommandé.
Vous êtes de toute façon limité par la capacité de votre réserve d'eau douce (1% environ d'un bac à ciel ouvert s'évapore par jour, entraînant une complémentation par de l'eau douce via un osmolateur et par le remplissage de la coupelle de l'écumeur).
Cette expérience de jeûne, si elle est tolérable pour le poisson, n'est pas à renouveler trop souvent : en effet, un poisson qui mange peu souvent maigrit, et quand il a trop maigri il se ré-alimente difficilement. On préférera faire manger ses poissons plus souvent, mais moins de nourriture à la fois ...

La coupure de courant est le problème majeur de l'absence de courte durée. L'absence de brassage de surface (et d'écumeur de surcroît) va faire chuter le taux d'oxygène, l'absence de brassage va créer des zones mortes, et les animaux que nous hébergeons sont conditionnés pour un habitat récifal, donc très mouvementé en terme de courant. Evoquons simplement les Acropora.spp qui développent un mucus qui se doit d'être enlevé sans arrêt par le brassage. Un arrêt de celui-ci va provoquer l'asphyxie de l'animal, par son propre mucus ...
Vous avez en général moins de 6 heures avant que l'irrémédiable ne se produise. Les poissons tiennent parfois à peine plus longtemps, ils ne meurent pas forcément d'asphyxie par le fait que l'eau de surface ne soit plus agitée, et donc les échanges en O2 ne sont plus assurés, mais plutôt de la pollution due à la mort des coraux, entraînant l'effondrement du redox, etc ... Il y a un phénomène 'boule de neige' qui fait que le premier corail qui meurt pollue l'eau, entraînant la mort d'autres coraux, etc ... On peut parler d'enchaînement. Une solution pour se prémunir contre ce genre d'incident est proposée dans les liens.

Il reste de règle de ne pas faire de modifications majeures sur le bac les jours précédant le début de l'absence. De plus, rien ne vous empêche de faire une simulation d'absence : ne pas toucher au bac pendant une semaine !

 


Acclimatation de poissons et invertébrés

L'acclimatation d'un poisson que vous venez d'acheter est nécessaire pour trois raisons principales :
· Le poisson peut transporter des germes de maladie (Voir Quarantaine). Sachez que tout poisson transporte des parasites. Seulement, un poisson stressé contracte une pathologie.
· L'eau du vendeur n'est pas la même que votre eau. Ce qui n'est pas réellement problématique si le détaillant ne cuivre pas ses batteries.
· La température de l'eau a chuté pendant le transport.

Afin d'habituer doucement l'animal aux nouveaux paramètres dans lesquels il va devoir évoluer, il convient de faire un goutte à goutte avec l'eau de votre bac dans le récipient contenant le poisson avec l'eau du vendeur. L'animal aura ainsi doucement un nouveau milieu extérieur auquel il pourra tenter de s'adapter.

On a l'habitude de considérer qu'une bonne acclimatation dure entre une demi-heure et 2 heures, les paramètres les plus critiques semblent être la température et la densité. On peut par exemple imaginer faire l'acclimatation du poisson en faisant tremper le récipient dans le bac, pour équilibrer les températures ...

Si vous êtes pressé, les principaux paramètres à harmoniser sont la densité et la température, ainsi que le pH. La température pour des raisons évidentes de chocs thermiques, puisque le voyage du magasin à votre bac a forcement refroidi le colis. La densité pour éviter un choc osmotique car les batteries des vendeurs professionnels sont souvent de densités artificiellement basses afin de lutter contre les points blancs (Voir Points blancs (Cryptocariose) ou infection par Cryptocaryon irritans). Pour les possesseurs d'un conductimètre en bon état de fonctionnement, il sera facile de mesurer précisément ce paramètre et de savoir à partir de quel moment l'eau de transport sera équivalente à celle du bac.

Le pH est très important car il influe sur la balance ammonium/ammoniaque. Si le transport est long, les déchets du poissons s'accumulent sous forme d'ammonium peu toxique, car le pH est bas en raison du C02 accumulé par la respiration. Quand on procède au goutte-à-goutte, on remonte progressivement le pH sans avoir enlevé l'ammonium, qui se transforme progressivement en ammoniaque et intoxique les poissons. Donc attention à cet effet pervers du goutte-à-goutte. C'est très utile pour l'acclimatation, mais seulement pour de l'eau à pH 'élevé' !

Dans le cas où le poisson serait connu pour sa concurrence avec un autre présent au sein de l'aquarium (2 chirurgiens par exemple), on pourra préférer une introduction nocturne, qui permettra à l'animal de se familiariser avec le milieu avant d'avoir à lutter pour son territoire. De même, on pourra nourrir les poissons du bac avant l'introduction, afin de calmer les habitants éventuellement plus agressifs. Enfin, on pourra choisir de perturber le décor (risqué car stress de tout le bac, et difficile dans les faits à cause des coraux), afin que les poissons déjà en place se trouvent un peu surpris, les mettant dans les mêmes conditions que le nouvel arrivant. Une autre alternative peut consister à introduire simultanément deux chirurgiens ou plus, car les foudres des anciens pensionnaires sont alors réparties sur les nouveaux arrivants.

Il est déconseillé de mettre une quelconque quantité d'eau du vendeur dans votre bac. Celle-ci est souvent cuivrée (Voir Points blancs (Cryptocariose) ou infection par Cryptocaryon irritans) ce qui serait fatal aux coraux, ou tout simplement différente par ses paramètres de votre eau: pollution inutile, etc ... Ceci est surtout vrai pour l'achat de poissons, et le risque est bien moindre avec les coraux (et pour cause !), mais ne tentons pas le diable ...

Attention, certains animaux ne doivent pas être exposés à l'air (Exemples: oursins (échinodermes en général), bénitiers ouverts, éponges, etc ... ) ce qui rend l'affirmation ci-dessus beaucoup plus problématique :o). Dans ce cas, placez l'échinoderme (oursins et étoiles de mer) tête en bas afin de vider les éventuelles poches d'air de ses cavités intérieures.

Attention également, une acclimatation mal conduite peut aussi affaiblir le poisson (oxygénation de l'eau, etc ...) et conduire à la mort 'sans raison apparente'.

Signalons enfin que les coraux sont des animaux qui s'acclimatent de la même façon que les poissons, avec en plus une acclimatation à la lumière, selon le corail, sa forme, sa provenance. En cas de doute, mieux vaut le placer en bas de l'aquarium, pour le remonter petit à petit.

Les détritivores ne sont pas non plus dispensés d'acclimatation, les crustacés et les gastéropodes (Astraea par exemple) étant très sensibles aux variations de la salinité.


Photo, Hervé Rousseau

 


Adresse des clubs de région

Pour la recherche d'un club régional, on se reportera à:
http://www.aquabase.org/club

 


Adresse des magasins

Pour les détaillants de votre région, on se reportera à:
http://www.aquabase.org/shop/

 


Adresse des sites récifaux

Les sites récifaux sont de plus en plus nombreux. On suivra donc Aqu@mer, où les auteurs annoncent souvent leur création.

Les sites qui restent néanmoins de loin des références sont :
Le site recifs.org: http://www.recifs.org/
Le site Mars: http://mars.reefkeepers.net
Le site Reef Guardian: http://www.reef-guardian.com
Le site de Recif France : http://www.recif-france.com
Minirecif: http://www.minirecif.com
The Big Faille : http://www.thebigfaille.com/
BiblioReef : http://www.biblioreef.net/

On peut en effet considérer que lorsque l'on a parcouru (et assimilé !) l'un de ces sites (ou même tous ! :o) ), on est tout à fait prêt et armé pour se lancer dans le récifal.

Ceci n'enlève rien à la voie plus traditionnelle (et parfois complémentaire) des lecteurs de publications papier :o)

Pour les sites anglophones, on selectionnera en priorité:
http://www.reefs.org/
http://www.fishbase.org/search.cfm : fishbase, le must pour les poissons
http://saltaquarium.about.com
http://www.advancedaquarist.com/
http://www.reefkeeping.com/
http://www.wetwebmedia.com/
http://www.aquarium.net/misc/b_issues.shtml

 


Adresse et référence des aquariums publics

Vous trouverez toutes les références des aquariums publics ici:
http://membres.lycos.fr/aquafrce/

 


Aiptasia

L'Aiptasia est une petite anémone marron, translucide. On l'appelle aussi 'anémone de verre'. Elle a la particularité de se reproduire très facilement et rapidement, et fait partie des indésirables du bac auxquels il ne faudra pas céder un pouce de terrain sous peine d'être envahi rapidement, tel les Valonia, cyanobactéries, planaires, etc ...
Elle est urticante, envers les poissons et les coraux.

Sachez néanmoins que tout procédé amenant à disperser des lambeaux ou cellules d'Aiptasia est voué à l'échec, chaque morceau donnant une nouvelle anémone. On préférera une lutte écologique, à l'aide d'un Chelmon, d'une Lysmata wurdemanni ou encore d'une Berghia verrucosis.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://www.thebigfaille.com/articles/aiptasia.html


Photo, David Excoffier

 


Ajouts de composants à l'aquarium

Votre aquarium consomme un certain nombre de composés. S'il est utile d'extraire les déchets (Voir Ecumeur et Sédiments), il est aussi de bon goût de remplacer ces composés, afin que les consommateurs puissent continuer à croître normalement.

Parmi les principales substances consommées et facilement remplaçables dans l'aquarium récifal, on trouve principalement :
Le calcium
Les carbonates / bicarbonates
Le strontium *
L'iode *
Le magnésium
Les oligo-éléments

* L'ajout de ces éléments est controversé depuis quelques années. Il serait sage de ne faire des rajouts que lorsque que cela s'avère nécessaire mais le problème est que les tests de ces substances manquent à un tel point de précision qu'il est pratiquement impossible de cibler ses ajouts en sachant vraiment ce que l'on fait. Il faut garder en tête que les 'besoins d'ajouts' changent d'un environnement captif à l'autre, au gré des métabolismes.

Afin de palier ces consommations, des produits sont disponibles dans le commerce. Qu'ils soient sous forme de poudre (il faut alors les diluer dans de l'eau) ou directement sous forme liquide, des précautions s'imposent quant à leur ajout dans le bac.

La façon la plus efficace et sans risque d'ajouter une solution à un bac est le goutte à goutte dans un endroit brassé. Le produit peut alors se disperser lentement dans le bac, se mélanger correctement, et uniformément.
Un ajout rapide de solution dans un coin du bac (en plus mal brassé, pour faire pire) va conduire à une agressivité chimique locale et une possible co-précipitation, très préjudiciable au bac, et pouvant entraîner un déséquilibre à plus long terme. (En particulier dans le cas du calcium, on va assister à une précipitation, rendant d'une part votre ajout inefficace, mais entraînant une précipitation générale du calcium dans tout le bac. Vous mesurerez donc un taux de calcium inférieur après votre ajout !)

La balance ionique est fragile: agissez avec délicatesse. Ainsi des ajouts faibles mais plus réguliers sont plus efficaces et évitent les variations brutales.

Rappelons enfin que le changement d'eau est suffisant pour le renouvellement des éléments traces (Voir Changement d'eau), ainsi que le meilleur moyen de faire un 'reset' de l'eau du bac, dont la composition dérive bien souvent de la norme naturelle au cours du temps.

 


Alcalinité

L'alcalinité totale sert à mesurer la somme des concentrations de l'ensemble des ions à caractère alcalin c'est à dire basique. Elle prend donc essentiellement en compte les éléments suivants: bicarbonates, carbonates, borates, ions hydroxydes.

Alcalinité (en meq/l) = ( HCO3- ) + ( CO32- ) + ( B(OH)4- ) + ( OH- ) - ( H+ )

Attention à la confusion : les tests dits de dureté carbonaté KH dosent en fait l'alcalinité totale.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/CO2SYS/co2sys.html

 


Algues

2 types d'algues : les algues supérieures, et les algues inférieures.

Les algues supérieures sont par exemple de type Caulerpa sp. Halimeda sp., Valonia sp. etc ... ainsi que les corallines, que nous classons à part (elles font parties des algues calcaires).

Elles sont utiles car pour croître, elles utilisent des composants que nous souhaitons extraire de nos bacs (phosphates, etc ...), comme les algues inférieures, mais leur extraction est alors beaucoup plus aisée.

Il convient ainsi de les tailler régulièrement pour ne pas se laisser envahir. Notons qu'une des premières méthodes récifales (Dr Adey) était basée sur un filtre à algues, fréquemment élaguées ...

Elles servent parfois également de nourriture aux poissons herbivores (Chirurgiens, ... (Voir Mangeur d'algues)).

Les algues dites 'inférieures' prennent différentes formes. On cherche en général à les combattre. Leurs apparitions peuvent être soudaines, même après plusieurs mois (voire années) de fonctionnement. Elles sont souvent la conséquence d'un milieu trop chargé en nutriments, combiné à un éclairage insatisfaisant, à des problèmes de brassage, d'une présence de sédiments excessive, d'extraction insuffisante des nutriments (problème d'écumeur) etc... bref, des causes aussi diverses que différentes dans chaque bac, même avec des paramètres apparemment corrects (CO2, Ca, NO3-, KH, pH, PO4, Si, etc...), parce qu'on mesure les composés minéraux dissouts, et non pas les composés organiques ou les composés particulaires.

On peut attendre qu'elles régressent seules, en jouant éventuellement sur les paramètres cités ci-dessus, en gardant à l'esprit concurrence alimentaire (moins de nourriture pour les indésirables), végétale (un grand ennemi des algues : d'autres algues), géographique (occuper le terrain avec autre chose), éclairage, brassage ...

Leurs formes peuvent être également très diverses, du tapis rouge à la filamenteuse verte ou à la poudre sur les vitres, ainsi que leurs noms (Diatomée, Cyanophycées, filamenteuses, Derbesia, Bryopsis, ...).

A noter qu'il est normal d'en avoir au démarrage du bac (milieu très riche en nutriments) et que les extraire est intéressant également dans l'optique de l'export des matières indésirables.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Cyano/Cyano.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Filamenteuses/Filamenteuses.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/ExplosionAlgues.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Peuplement1.html


Photo, Vincent Rollet

 


Alimentation des coraux

Les coraux sont des animaux. A les regarder rapidement, on penserait plus à des plantes, par leur aspect immobile, éclairés et à leur manière de croître. Il n'en est rien. Un animal est un organisme qui ne peut se nourrir de la simple lumière et de l'extraction des minéraux du sol. Il a besoin de consommer d'autres organismes. C'est pourquoi vos coraux s'alimentent. Ceci étant on a maintenu des anthozoaires zooxanthellés pendant des décennies sans jamais les nourrir ... En effet, le corail a à sa disposition une voie de substitution, comme nous allons le voir.

Les coraux se nourrissent principalement de plancton, divisé en deux catégories: phytoplancton et zooplancton.

Sachez qu'ils sont présents dans vos aquariums si votre milieu est suffisamment riche en nutriments (ce qui va à l'encontre de 'l'écumage massif'). Le simple fait de devoir faire les vitres parce qu'une couche d'algues s'y dépose, ou encore la présence de microfaune le prouve.
Ceci étant, un aquarium 'classique' contient du plancton benthique, qui vit dans le fond du bac et dont les invertébrés sessiles ne se nourrissent pas, mais pas ou peu de plancton pélagique qui nagent en pleine eau.
En conséquence, l'écumage n'influe pas significativement sur la présence de ce plancton.

Des produits de supplémentation existent dans le commerce, mais sans preuve d'efficacité, alors qu'ils sont souvent hors de prix ...

Heureusement, le corail peut également se nourrir de lumière, puisqu'il incorpore dans ses tissus une algue, la zooxanthelle. Elle peut capter la lumière et s'en nourrir (comme toute algue !), et mettre à disposition des tissus du corail des nutriments à destination de celui-ci (Voir Zooxanthelles).

Belle symbiose !!

Ceci n'est évidement vrai que pour les coraux photosynthétiques, donc la majorité de ceux que vous trouverez chez votre revendeur. Pour les autres, nous les déconseillons aux débutants ...

En conclusion, il n'est généralement pas necessaire de nourrir ses coraux. Ils trouvent leur nourriture dans le bac, et obtiendront des nutriments par la lumière en passant par les zooxanthelles.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/NutritionCorail.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/CalcificationCoraux.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Peuplement1.html

 


Alimentation des poissons

L'alimentation de vos poissons doit être de qualité, et en quantité suffisante.

Il existe différentes nourritures selon les différents poissons (En particulier, les chirurgiens sont herbivores, d'autres sont carnassiers. Il faut donc se renseigner).
La forme importe peu, que ce soit sec, congelé, frais, etc ... L'idéal est de varier, comme pour vos repas du soir ... :o)

Les nourritures fréquentes qu'on introduit dans son bac sont :
· des cubes congelés (krill artémias, mysis, épinard, calamars, moules, crevettes, ...)
· des paillettes
· des granulés
· du sec (algues séchées, feuilles de Nori achetées par exemple chez les épiciers asiatiques, ...)
· du frais (moule, épinard, concombre, banane, diverses salades, etc ...)
· pour faire une petite production de phytoplancton et zooplancton on peut faire des cultures de phyto, rotifères et nauplies d'Artémias (Voir lien ci-dessous)
· citons également toutes les recettes maison que l'on trouve sur différents sites internet, ainsi que l'Agar Agar (un gélifiant naturel à base d'algues que l'on trouve également chez les épiciers asiatiques) et la Spiruline pour ces préparations.

On peut également enrichir la nourriture en vitamine C avant la distribution. Précisons de plus qu'un complément végétal est très recommandé pour les herbivores qui vont développer des maladies sans cet apport (maladie de l'érosion de la ligne latérale, et maladie des trous dans la tête).
Idéalement, il convient de donner en plusieurs petites fois dans la journée.
On peut aussi donner à manger seulement tous les deux jours, espérant encourager les poissons à se nourrir dans le bac. Le risque tient peut-être à ce que certains poissons 'tendancieux' piochent un peu dans les coraux (en croquant et arrachant quelques polypes, par exemple !) ce qui est très énervant. Cette situation est rare, et ce n'est de toutes façons pas en nourrissant tous les jours que vous empêcherez un Centropyge loricula de taper dans les coraux si l'envie lui en prend ...
Il peut être intéressant également de donner 2 demi-rations à 1 minute d'intervalle, afin que les consommateurs les plus lents (mandarin, etc ...) soient avertis que de la nourriture arrive par la première ration, et puissent donc être prêts pour la deuxième (bien que les consommateurs 'les plus lents' n'ont rien à faire dans le même bac que les autres !).

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Peuplement1.html
http://www.reefkeeping.com/issues/2002-07/ds/index.htm

 


Ammoniac

Le duo NH3 / NH4+ (ammoniaque/ion ammonium) est la première forme de la dégradation des déchets organiques dans nos bacs.

Lorsque le pH est supérieur à 7.6, c'est la forme NH3 qui domine, or c'est un produit hautement toxique pour nos animaux, à partir de 0.1 mg/l (autant dire qu'il ne doit pas être détectable).
Par une série de transformations, il va se dégrader en nitrites, puis nitrates. Voir Cycle de l'azote.

 


Anémone en récifal

Elle n'a normalement pas sa place car elle brûle les coraux en se déplaçant. Les raisons de son déplacement sont diverses (éclairage, brassage, ... ). Certaines ne se déplacent pas pendant des mois, puis tout à coup...

Elle peut également finir par passer dans une pompe ou une crépine de pompe, entraînant une pollution dans le bac telle qu'elle peut aboutir à la mort des habitants de ce dernier...

Elle est de toute façon déconseillée aux débutants, qui sont malheureusement attirés par l'effet 'anémone + poissons clowns', mais qui seront vite sans arme contre son dépérissement.
Voir Clowns et habitat.


Photo, David Excoffier

 


B-ionic

Le B-ionic est un produit commercialisé par ESV et qui a pour objectif la supplémentation 'complète' des éléments consommés dans l'aquarium (Ca2+ en particulier) et le maintien de la dureté carbonatée et de la balance ionique. Il existe sur le marché un grand nombre de produits de supplémentations, les dosages, prix et efficacités étant variables.
Ils se justifient si vous n'utilisez aucun réacteur ou pour une 'remise à niveau' des paramètres. Dans le deuxième cas, on préférera tout de même la méthode du changement d'eau, plus apte à rétablir un équilibre déficient. Quoi qu'il en soit, ceci reste tenable si votre bac est assez petit ou si vous n'êtes pas fortement chargés en coraux durs. Sans cela, la consommation en KH et Ca2+ sera telle que vous n'arriverez pas à la soutenir grâce à ce produit sans vous ruiner.

Le principal avantage de ces produits est qu'ils sont très faciles d'usage et de dosage, leur inconvénient majeur étant leur prix à plus ou moins long terme.


Photo, Philippe Royer

 


Bac hôpital

Il est vivement recommandé d'avoir un bac hôpital. Il sert lors de la quarantaine qui suit soit l'achat, soit le traitement de maladie.
Il s'agit d'un bac séparé du bac principal, muni d'un éclairage sommaire et d'un chauffage, où l'on peut mettre le poisson et le traiter au cuivre par exemple. Il n'y a donc rien d'autre dans ce bac (pas de corail, pas de microfaune, etc ...).

On pourra prévoir une construction permettant au poisson de se cacher, afin de diminuer son stress si besoin.

 


Ballast - éclairage

L'HQI a besoin d'une très forte tension au démarrage: c'est le rôle du ballast.
La tension de 4500 V ne dure maxi qu'une seconde. Après elle baisse rapidement pour se situer aux alentours des 900 V pendant 1 à 8 minutes selon la puissance des ampoules et ensuite elle descend à 220 V.

On peut éloigner sans problème les amorceurs des lampes si vous utilisez les câbles suivants: HO7RNF( câble souple ) u1000 ro2v (câble rigide ) en 2.5 mm.

 


Bénitier

Les bivalves sont des filtreurs qui s'ouvrent et se rétractent en fonction de la lumière. Plus l'animal est coloré, plus il a besoin de lumière. Il n'y a pas de doute à avoir : ensoleillement maximal recommandé, avec taux de calcium correct (construction de la coquille). Les 4 espèces les plus importées sont Tridacna crocea, T. derasa, T. squamosa et T. gigas.

Ils s'accrochent le plus souvent au substrat sur lequel on les a placés, à l'aide d'un filament (byssus). C'est pourquoi, si c'est sur une grosse pierre vivante du décor, il est très difficile de le déplacer ensuite.
Tirer dessus va dans la plupart des cas arracher une partie des organes internes de l'animal, le condamnant à une mort certaine.

Le bénitier secrète parfois (et selon les espèces, T.crocea et T. maxima par exemple) une substance qui attaque la roche pour qu'elle prenne la forme qui lui convient.

Le bénitier est un animal sauteur, et il n'est pas rare, si les conditions de lumière/brassage ne lui conviennent pas, que vous le retrouviez couché ou tombé dans le fond de l'aquarium. N'accusez pas l'oursin: le bénitier est capable de se propulser grâce à un jet d'eau violent qu'il crache. Il peut ainsi tomber sur le coté ou en bas d'une montagne de pierres vivantes. Ne le remettez pas au même endroit, il ne l'aime pas.

L'apparition de trous dans la coquille signale la présence de vers. Il est sûrement déjà trop tard, mais essayez tout de même de le sauver, en commençant par l'isoler : blessé, il attire les prédateurs ... Un peu de résine époxy (fixation de coraux) vous aidera alors à reboucher ces trous.
Sachez également que les crevettes, bernards l'ermite, etc ... que nous avons dans nos bacs n'attaquent pas spontanément les bénitiers. S'ils le font, c'est qu'ils sont attirés par une pourriture, et que le bénitier a déjà un problème.

En revanche, certains escargots (Tathrella spp par exemple) peuvent perforer le manteau d'un bénitier. Ils sont mangés par Pseudocheilinus hexataenia (Voir pages 305 à 307 de l'"Aquarium Recifal" Tome 1).

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Benitiers.html


Photo, David Excoffier

 


Berlinois

C'est la méthode la plus répandue chez les aquariophiles récifaux. Appliquer les critères berlinois conduit normalement au succès sans réserve (succès = maintenance réussie sur le long terme d'animaux marins).

Parmi ces caractéristiques, on trouve:
· un écumeur correctement dimensionné.
· un volume (ou pratiquement un poids) de pierres vivantes suffisant par rapport au volume du bac (environ 10 kg par tranche de 100 litres, bien que cette limite monte parfois à 20 kg/100 litres).
· un éclairage adapté (environ 1 watt par litre au moins, ou si on parle en W/m², 300 au moins).
· un brassage adapté (au moins 10 à 15 fois le volume du bac par heure).

Voir Méthodes récifales.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/MethodBerlinFlash.html
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/berlinois.html

 


Bernard l'ermite

Les bernards l'ermite sont des aides très précieux pour éliminer les détritus. Si certains sont réputés coralivores, l'immense majorité (et heureusement) de ceux que vous trouverez chez votre revendeur ne le sont pas.

Ainsi, ceux qui montent sur les coraux sont pas forcément suspect, dans la mesure ou ils peuvent très bien être en train de le nettoyer.

Ils passent leur temps à gravir les pierres vivantes ou le sable, à la recherche de nourriture sous forme d'algues pour certains ou de déchets organiques pour d'autres.

Il peut être important de mettre dans le bac des coquilles vides de tailles diverses, sans quoi le bernard l'ermite grandissant se cherchant un nouvel habitat va attaquer vos escargots, Trochus spp, autres bernards, etc ... pour leur prendre leur coquille ...

Leur distinction se fait sur leur couleur et leur provenance, ainsi que la pilosité de leurs pattes. On préférera ainsi les pattes lisses, et on entendra classiquement que les pattes bleues sont bons pour l'aquarium récifal et les pattes rouges à proscrire. Néanmoins, beaucoup d'exceptions à cette règle générale, comme par exemple : Les Paguristes cadenati des Caraïbes sont des alguivores efficaces tout comme les Calcinus tibicen et sont pourtant des pattes rouges.

Les Clibanarius tricolor sont également alguivores avec le bonus qu'ils sont efficaces contre les cyanophycées: ce sont ceux à pattes bleues.

On constatera également que des bernards l'ermite d'autres couleurs et de petites tailles peuvent également être inoffensifs et bénéfiques pour l'aquarium, comme les gris, vert, noir et blanc, (Calcinus sp.) orange ou brun etc ...

Il semble qu'une bonne provenance soit les Caraïbes, provenance fréquente, mais nullement la seule ...


Photo, David Excoffier

 


Bigorneau

Sachez que l'aquarium récifal classique a une température située entre 25 et 28 degrés Celsius. Les bigorneaux que vous ramasserez dans la Manche ne sont donc pas adaptés à cette vie. Certains tiendront peut-être un peu, mais finiront soit par sortir du bac, soit par mourir, entraînant une forte pollution.

 


Bio balle

Ce matériel est un reliquat de l'aquariophilie 'Fich-Only' et n'a plus lieu d'être en récifal. Ce procédé consiste à oxyder rapidement les matériaux en décomposition en assurant une forte teneur en oxygène quand l'eau passe dans les bio-balles. Ce procédé est très efficace pour éviter les poussées de nitrites, mais est très producteur de nitrates et phosphates, que nous cherchons à éviter en récifal. En effet, si les bacs FO peuvent très bien supporter des valeurs de 150 a 200 mg/l de nitrates, les bacs récifaux tendent à aller vers le zéro nitrate.
Les bio balles sont en particulier en concurrence avec l'écumeur, puisqu'elles retiennent les déchets et les décomposent, donnant des nitrates, alors que l'écumeur extrait les déchets avant leur décomposition en nitrates ...

 


Bio balle - nouille - céramique - filtre sous sable

Ce matériel est un reliquat de l'aquariophilie 'Fich-Only' et n'a plus lieu d'être en récifal. Le perlon est déjà très contesté: si vous en utilisez (pour piéger les sédiments par exemple), il convient de le changer au moins tous les 2 jours, en sachant que vous pouvez très bien vous en passer ...

 


Bioturbation

La microfaune que vous hébergez se déplace sur le sable, creuse des galeries, bref remue le sable et les sédiments. Ceci explique que les sédiments soient remis en suspension, ou déplacés, et ne pourrissent pas in situ. Ceci explique aussi pourquoi si vous mélangez plusieurs granulométrie de sable, le sable de plus forte granulométrie va irrémédiablement se retrouver au dessus.

Ce 'mouvement' est bon pour l'aquarium, il est même très conseillé de le rechercher: la bioturbation est la clé du recyclage naturel de la matière. Il va de paire avec la présence de microfaune, ce qui est très important pour le bac récifal (Voir Sédiments, Microfaune benthique, Sable vivant : imposture ?).


Photo, David Excoffier

 


Blanchiment

Le blanchiment d'un Acropora spp. (par exemple) peut avoir une multitude de raisons. Elle commence souvent par la base, signe d'un éclairage défaillant, ou plutôt à une place qui ne permet pas à la totalité de l'Acropora.spp d'être éclairé.

Les conditions de maintenance de l'animal peuvent ne pas être satisfaisantes, entraînant une régression des tissus.

On pourra également s'interroger sur une éventuelle RTN.

Une pompe placée en direct vers l'animal peut provoquer un décollement des tissus.

On n'oubliera pas qu'une hausse de la température, comme sur les récifs naturels, entraîne un blanchiment des colonies de coraux.

Enfin, le stress de l'animal, d'où qu'il vienne (conditions de maintenance, poissons picorant les polypes, etc...) peut entraîner un blanchiment qui conduira à la mort de l'animal si rien n'est fait.


Photo, Vincent Rollet

 


Bouteille CO2

Dans le cadre de l'utilisation d'un réacteur à calcaire, une bouteille de CO2 est le moyen le plus pratique de maintenir un pH bas dans le réacteur, afin de dissoudre le sable de corail. Si nos revendeurs en proposent, ces bouteilles sont souvent de petites tailles et fort chères (à peu près 6 mois d'utilisation pour une bouteille d'un kilo pour un bac de 700 L, ceci variant avec la taille du bac).

De grandes bouteilles peuvent être achetées (louées, en fait) auprès des distributeurs de boisson (bar, etc ...) ou revendeurs grossistes pour débits de boissons (Métro, Promocash, etc ...).

Vous trouverez alors des bouteilles de 6 à 11 kg.

Ajoutons qu'il convient de connaître les consignes de sécurité concernant ces objets, en terme d'entreposage, de manipulation, de remplacement régulier, etc ...

 


Bouturage

Le bouturage est le mode de reproduction du corail le plus utilisé par les aquariophiles. La reproduction sexuée n'est en effet pas viable dans nos aquariums, non pas qu'elle ne soit pas possible, mais elle engendre une pollution incompatible avec la taille de nos bacs: voir cycles lunaires.
Cela consiste (grossièrement) à détacher (couper, briser) un morceau de la colonie mère, et de le fixer à un nouvel emplacement. Dans de bonnes conditions de maintenance, le morceau de corail va se développer, et grandir pour donner idéalement une nouvelle pièce.

Le procédé est différent selon qu'il s'agisse d'un corail dur ou mou. Les conditions de maintenance du bac concourent au succès de l'entreprise, ainsi que le nouvel emplacement en terme d'éclairage, de brassage (ni trop violent, mais tout de même présent pour évacuer le mucus très largement présent dans cette phase), et de proximité d'autres coraux (Voir Brûlure par coraux). Voir aussi Alimentation des coraux.

Pour les détails sur la façon de procéder, on se reportera à Fixation de boutures.


Photo, David Excoffier

 


Brassage

Le brassage d'un bac récifal est un art : le récif étant lui-même très brassé, et de manière très peu uniforme. Notre tentative d'imitation de la nature doit ici être très étudiée.
Rappelons de plus qu'une pellicule de mucus entoure les coraux, et que le brassage est leur manière de s'en débarrasser (et donc de se débarrasser de leurs excréments) et de se nourrir (les proies arrivent aux alentours du corail).

Il convient donc dans le bac de ne pas laisser de zones mortes, en particulier entre les pierres vivantes.
La sédimentation de votre bac sera fonction de votre brassage. En effet, les zones mortes favorisent le dépôt de sédiments (outre les éventuels problèmes d'oxygénation, température, etc ... de cette partie du bac). En effet, un bon brassage doit idéalement garder les sédiments en suspension, pour les faire finir dans la décantation. A vous de trouver le schéma de courant pour obtenir l'effet voulu.

N'oubliez pas qu'aucune pompe ne doit être dirigée vers un corail ... De plus, la surface est la zone d'échange privilégiée pour l'oxygénation du bac. Il convient que toute la surface soit agitée, ce qui maintient un taux d'oxygène optimal (Le bulleur est largement dépassé en ce qui concerne l'oxygénation, mais notons tout de même que l'écumeur contribue à l'oxygénation de l'eau).

Ajoutons à cela qu'une surface d'eau bien brassée réfléchit de manière aléatoire la lumière, et facilite sa pénétration avec des angles différents.

3 mouvements sont observables sur le récif : la houle, les turbulences et les flux laminaires.

Nos pompes ne font que du flux pseudo laminaire (mais en réalité turbulent), qui peut être cisaillant (on peut créer des turbulences en dirigeant 2 pompes l'une vers l'autre, par exemple ): c'est pourquoi notre brassage est imparfait. L'adjonction de système de 'chasse d'eau' peut être d'un grand secours, et permet de créer une houle, en particulier. De même, on peut alterner des pompes en vis à vis toutes les 6 heures par exemple, ou pendant un cycle simulant les marées. Certaines pompes sont rotatives, ce qui évite de viser toujours la même direction. Leur fiabilité, par contre, est souvent discutable. On pourra également équiper les pompes de sortie de gros diamètres pour générer un flux le plus laminaire possible.

Sachez que pour parfaire votre brassage, le maître mot peut être 'diversité'. C'est pourquoi vous pouvez mélanger des systèmes, par exemple les 'kits marée', ou encore les systèmes 'chasse d'eau' (ou surge system), qui consistent à remplir un récipient au-dessus du bac, en permanence, et quand il atteint un certain litrage, de déverser tout le contenu d'un coup dans le bac, créant un flux et un reflux très intéressant en terme de brassage (houle).

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/PulseurMaxiJet/PulseurMaxiJet.html

 


Brûlure par coraux

Les différentes espèces de coraux se livrent des batailles chimiques bien au-delà de ce que l'on pourrait croire. Il existe aussi un autre moyen de gagner le terrain : la brûlure par contact. Eloigner donc vos espèces (Euphyllia spp, ...) car certaines, très urticantes, peuvent brûler les autres.
De plus, observez le déploiement de l'animal. Un Euphyllia spp ne mesure pas le même diamètre en pleine journée et de nuit. De plus, certaines espèces chassent la nuit, et sortent donc des polypes qui peuvent entrer en contact avec les voisins, alors que vous croyiez les avoir suffisamment éloignés.

On signalera que certains coraux sont aussi urticants pour l'homme. Attention aux allergies.


Photo, David Excoffier

 


Calcaire

Roche sédimentaire à base de carbonate de calcium (CaCO3) et qui peut être composée de différentes formes cristallines de CaCO3 comme la calcite (au moins 50%) et l'aragonite. Les roches calcaires sont formées par l'accumulation de squelettes et de coquilles calcaires. Allez à Étretat et regardez les falaises et vous aurez une petite idée du temps qu'il a dû falloir pour accumuler une telle quantité de calcaire.

 


Calcification

Pour ce qui nous concerne, la calcification est le procédé par lequel les coraux prélèvent le calcium de l'eau de mer et le transforment en aragonite ou en calcite. Ces 2 formes de calcaire peuvent ensuite être utilisées par les coraux pour fabriquer leur squelette, mais la plupart du temps, le squelette des coraux durs est exclusivement fabriqué à partir d'aragonite.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à
http://mars.reefkeepers.net/Articles/CalcificationCoraux.html


Photo, David Excoffier

 


Calcium

Elément chimique (Ca) de masse atomique 40.08 dont vous allez beaucoup entendre parler. A ne pas confondre avec certains de ses composés, le carbonate de calcium (CaCO3) plus communément appelé calcaire et l'hydroxyde de calcium ou chaux éteinte (de formule Ca(OH)2 ), utilisés dans les réacteurs à calcium. Le calcium est le principal souci d'un bac récifal en bonne santé. En effet, les coraux hébergés grandissent. Pour se faire, ils consomment le Ca2+ du bac afin de former leur squelette. Le Ca2+ disponible pour les coraux va donc avoir tendance à diminuer et il faudra le remplacer. Le maintien de son taux est un paramètre critique à surveiller, peut-être plus que celui des NO3-.

Les différentes façons d'ajouter du calcium sont :
· par ajout d'une solution de CaCl2 (chlorure de calcium ) ou par la méthode 'Calcium et Ctrontium à gogo' (Voir Ajouts de composants à l'aquarium)
· par un réacteur à calcium (Voir Réacteur à calcium)
· par un réacteur à calcaire (Voir Réacteur à calcaire)

Le taux normal en eau de mer pour le Ca2+ varie de 390 à 430 mg/l.
Le taux classiquement rencontré en aquarium récifal (sans problème de Ca2+ !) se situe entre 400 et 500 mg/l, et si nous recommandons 450 mg/l, nous fixerons subjectivement le strict minimum à 350 mg/l, afin de fixer les idées.

Pour le baisser (si vous êtes trop haut), il va de soi qu'il faut stopper tout apport, et attendre qu'il soit naturellement consommé par les coraux durs de votre bac. Si on craint une précipitation, on peut effectuer un changement d'eau. La précipitation va effectivement faire chuter le taux de calcium, mais va entraîner avec elle la précipitation de nombreux autres éléments chimiques (magnésium par exemple) qu'il sera difficile de corriger. La coprécipitation du Ca2+ avec diverses substances inorganiques et organiques constitue un puits de calcium non négligeable.

Pour le remonter si vous êtes trop bas, l'ajout manuel est une solution ponctuelle. Au-dessus d'une certaine population hébergée, il faudra investir dans un réacteur, voire en ajouter un deuxième.

Si vous ne vous en sortez toujours pas, il est probable que vous ayez un problème dans le circuit d'apport du Ca2+ (précipitation dans le réacteur à calcium, etc ... Voir Réacteur à calcium ou Réacteur à calcaire)

Dans le cas où vous êtes trop haut (taux de calcium supérieur à 500 mg/l), sachez que la sursaturation dépend de beaucoup de paramètres dont notamment le pH, la température et la présence de sites de cristallisation, d'ailleurs fortement réduite par les bio films. En utilisant un réacteur à calcaire, on maintient bien sûr des taux très élevés malgré une précipitation concomitante. Néanmoins, théoriquement au-delà de 500mg/l de calcium on est déjà sursaturé pour un KH de 6-7.
En clair cela signifie que dans des conditions normales pour l'aquarium récifal, vous ne pourrez avoir des taux de calcium de plus de 500 mg/l avec des KH de 6-7 sans risquer une précipitation du calcium.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à
http://mars.reefkeepers.net/Articles/ChimieEdM.html

 


Capture de poisson

Il peut arriver qu'un poisson soit malade, et demande un traitement spécial. Il peut aussi arriver qu'un poisson s'attaque tout à coup à vos coraux (Voir Centropyge en récifal).

Il faut alors le pêcher. Cela n'est jamais simple.

L'idée qui arrive le plus évidemment à l'esprit est de l'attraper à l'épuisette, mais c'est malheureusement impossible, à cause de sa vigueur et du décor.

Si l'on peut enlever les PV, on pourra alors réussir à l'attraper plus facilement.

On peut aussi le pêcher avec un hameçon de 20 (hameçon sans ardillon) avec un morceau de moule au bout. C'est normalement sans conséquence sur le poisson, à part le stress engendré.
On peut aussi faire un piège ... selon votre imagination ... :o)

D'autres idées :
- donner à manger dans une épuisette pendant la distribution de la nourriture ; les poissons sont ainsi habitués à voir l'épuisette, et mieux, ils sont attirés, puisqu'elle est synonyme de nourriture. Ils viennent même dans l'épuisette afin d'attraper leur nourriture : il ne reste qu'à relever (mais il ne faut pas se réveiller au dernier moment, mais bien TOUJOURS distribuer sa nourriture de cette façon ...).
- remplacer le filet de l'épuisette par un sac transparent (le même qu'en magasin) et le poisson apparemment ne le voit pas
- de nuit à l'épuisette : le poisson est endormi. Cela est particulièrement efficace pour les labres qui s'enterrent dans le sable (si on sait où), par exemple.

 


Caulerpe

La caulerpe est l'algue supérieure reine des bacs récifaux. Sachez cependant que 2 espèces sont interdites en aquarium (Caulerpa taxifolia en particulier). La Caulerpa taxifolia est à l'origine d'un raz-de-marée médiatique en Méditerranée, autour de l'aquarium de Monaco, etc ...

La C.mexicana ressemble beaucoup à C.taxifolia, elle lui fera une remplaçante parfaite.

La caulerpe est idéale pour l'extraction de nutriments, qu'elle pompe dans le sable (et dans l'eau) pour grandir. Il suffit alors de la tailler régulièrement.
Les herbivores pourront également profiter de ce repas gratuit et toujours disponible, bien que l'observation indique qu'un éclairage puissant favoriserait la production de caulerpine dans des proportions telles qu'elle dissuade les herbivores ... Affaire à suivre ...

Certaines caulerpes (Caulerpa racemosa en particulier) sont parfois sujettes à des blanchiments en masse, sans qu'on sache trop pourquoi, bien que certains affirment que les caulerpes se désintègrent en se reproduisant. Cela se termine bien souvent par la lyse de l'algue, et sa disparition. Elle relargue évidement tous les produits de son extraction dans le bac, et c'est pourquoi si une couleur blanche ou transparente apparaît, il devient urgent de tailler et d'extraire ...

Dans le cas contraire, si le phénomène est passif, on assistera à un trouble de l'eau, allant jusqu'à lui donner une apparence laiteuse ... ceci n'est pas grave. Vous pouvez toujours faire un changement d'eau, rajouter du charbon actif dans la décantation, mais le bac va se stabiliser et ce trouble disparaître en quelques heures.

http://www.com.univ-mrs.fr/gisposi/gistest/actualite/proposfr.htm


Photo, David Excoffier

 


Centropyge en récifal

Les poissons qu'on peut prendre dans un aquarium récifal se découpent en 3 catégories:
· Ceux qu'on ne peut pas héberger parce qu'ils se nourrissent de coraux (poissons perroquet, balistes, poissons coffre, etc ...)
· Ceux qui ne se nourrissent pas de coraux (herbivore tel Z.flavescens, C.strigosus, clown, etc ...)
· Et ceux qui sont risqués.

Dans cette catégorie, qui regroupe les poissons qui ne touchent normalement pas aux coraux mais, occasionnellement, ou en fonction de l'individu, peuvent se mettre à picorer (et donc stresser le corail), on trouve un certain nombre de poissons, malheureusement très beaux et donc attractifs pour l'aquarium récifal, mais trop souvent picoreurs. Parmi eux, on trouve des chirurgiens comme par exemple Paracanthurus hepatus, ou bien les poissons-ange nains, comme Centropyge loricula. Ces couleurs rouges orangers sont un ravissement pour l'observateur, mais malheureusement pour des raisons inexpliquées, en fonction des individus, il y a un risque qu'un jour, ils se mettent à picorer.

 


Chaleur d'été

Oh dure saison que l'été pour le récifaliste ! Le bac ne doit pas monter au-dessus de 30°C, sous peine de faire souffrir les coraux. Cela se matérialise la plupart du temps par un blanchiment (expulsion des zooxanthelles) et souvent par une mort irrémédiable. Par fortes chaleurs, il est donc important de maîtriser la température du bac.

On pourra, pour la maintenir basse, diminuer l'éclairage (les HQI dégagent en effet beaucoup de chaleur) ou mettre une soufflerie pour détourner cette chaleur.

On pourra également se munir d'un groupe de froid (ordre de prix de 700 à 900 euros) ou d'un bricolage basé sur un refroidisseur à bière (250 euro d'occasion). C'est coûteux, bruyant (60 dB) et ça sert occasionnellement, mais ça peut valoir le coup. On peut aussi envisager de climatiser la pièce.

On peut également favoriser l'évaporation du bac grâce à un ventilateur soufflant à la surface du bac. La ventilation provoque l'évaporation qui provoque l'abaissement de la température du bac (souffler sur vos mains humides pour vous en convaincre). Voir également Pourquoi compléter avec de l'eau douce un bac marin ?

Ceci est efficace car :
1- La mince couche d'air au dessus de la surface est saturée en humidité (hygrométrie de 100%)
2- L'air au-dessus de l'aquarium (entre les HQI et la surface de l'eau) est plus frais (sinon il stagne et chauffe à cause de l'éclairage)
3- La transformation liquide -> gaz est consommatrice d'énergie, et l'évaporation permet le refroidissement local du bac.

Attention tout de même avec cette méthode si vous utiliser un réacteur à calcium qui compense l'évaporation : surveillez votre taux de Ca2+ pour ne pas dépasser les 460-480 mg/l !

Pour plus de détails, on pourra se reporter à
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Froid.html
http://www.lebacaleon.com/Bricolage/refroidir.htm


Photo, Vincent Rollet

 


Changement d'eau

L'aquarium récifal est aujourd'hui accessible à un plus large public, avec des contraintes beaucoup moins fortes en terme de changements d'eau qu'il y a une trentaine d'années. Avant, seuls des changements d'eau massifs (il fallait donc être proche de la mer, ou en circuit semi-ouvert) permettait de maintenir une eau aux conditions requises par les poissons dans un premier temps, et par les SPS ensuite.
Ce temps est révolu, en particulier grâce aux méthodes récifales 'modernes' (berlinoise par exemple ) qui ont apporté une gestion intégrale des cycles, où le mot-clé est 'proximité' des réactions chimiques.

Les changements d'eau sont donc aujourd'hui réservés au renouvellement d'éléments traces, présents en très petites quantités, et consommés de manière infimes.

On recommande dans cette optique de changer 5% du volume du bac par mois.

Le changement d'eau reste également l'arme idéale contre un déséquilibre de la balance ionique (précipitation du calcium par exemple, entraînant parfois précipitation du magnésium et autres, par ajout trop rapide de solution, voir Ajouts de composants à l'aquarium)

Par contre, vouloir lutter contre ses nitrates dans l'aquarium récifal par des changements d'eau est un combat difficile : on ne sera pas surpris par exemple de constater que l'on mesure encore un assez fort taux de nitrates bien qu'ayant changé la totalité de l'eau d'un bac avec une eau exempt de nitrates, si le bac etait significativement chargé en nitrates avant le changement. On peut sans doute en conclure que la majorité des nitrates se trouvent stocké en bien plus grande proportion dans les PV, le sable, etc ... que dans l'eau elle-même !

Des courants de mode se succèdent pour affirmer qu'il faut faire des changements d'eau de 20 % par mois, jusqu'à zéro changement. Faites-vous un avis, et commencez avec 5% par mois.

Voir également Eau de mer naturelle et Eau de mer artificielle pour comprendre l'influence des sels riches et pauvres en pratique.

 


Changer les ampoules HQI

Dans tous les cas, il ne faut pas mettre les doigts sur l'ampoule: vous y laisseriez une mince pellicule graisseuse qui serait dommageable par la suite.

Evidemment, on ne travaillera pas au-dessus du bac, ou alors en le couvrant. Il est très facile de faire tomber une petite vis ou un morceau de verre dans l'aquarium.

Les types de culots sont :
· Rx7s: Fixation et contacts de l'ampoule aux 2 extrémités, la même que les ampoules halogènes, généralement pour les HQI 150W.
· FC2: Fixation et contacts de l'ampoule aux 2 extrémités, par des fixations en forme de T. Peut être un peu délicat à enlever sans graisser les contacts. Généralement pour les HQI 250W et plus.
· E40: Fixation et contact à une seule extrémité, par une grosse vis. Généralement pour les HQI 400W et plus, mais peut en trouver pour les 250W (des fois en E39 un peu plus petit : norme américaine ou 'Mogul')

Il peut être délicat de changer son ampoule de lampe HQI, spécialement s'il s'agit d'un culot FC2.

Le problème est que les culots en céramique ont tendance à se souder aux supports métalliques.

On pourra mettre un peu de vaseline sur ces culots avant le remontage de la nouvelle ampoule (pas trop, sinon odeur garantie pendant 1 bonne journée !) afin de faciliter le prochain démontage.
On pourra également conseiller de tirer des 2 cotés de la même manière en même temps, sans quoi elle peut se bloquer en se mettant en biais (risque d'abîmer la céramique).

Notons également que sur les amorceurs ancienne génération il y avait un starter qu'il fallait changer à chaque fois sous peine de (parfois) griller l'ampoule. Maintenant la majorité sont électroniques et leur changement est devenu inutile.

Voir Durée des ampoules HQI


Photo, Nicolas Will

 


Charbon actif

Le charbon actif est l'un des seuls luxes que l'on va s'offrir pour compléter le système de filtration, qu'on soit en Jaubert ou berlinois.
On fera bien attention à prendre du charbon exempt au maximum de phosphates.
Le charbon actif sera placé dans la décantation, en passage passif (diffusion), ce qui signifie qu'il baigne dans l'eau, mais que l'eau n'est pas obligée de passer au travers pour remonter dans le bac. De cette manière, le charbon va progressivement adsorber un certain nombre d'éléments à extraire. On peut le laisser ainsi entre 1 et 4 mois.

Si vous l'utilisez en percolation, (donc en passage forcé), par exemple pour éliminer rapidement une substance de l'eau (médicament, couleur, odeur, etc ...) alors sa durée de vie se réduira à celle du perlon, 2 jours, voire une semaine maximum. En effet, un certain nombre de détritus vont peu à peu s'agglomérer, devenant producteurs de nitrates, phosphates, etc ... La saturation est aussi plus rapide, puisque l'eau y passe plus souvent avec les éléments à filtrer. En revanche la capacité d'extraction est significativement supérieure.

 


CITES

Le CITES est une abréviation usuelle pour désigner le 'numéro de CITES' de votre corail. Il s'agit d'un numéro que votre détaillant doit vous fournir quand vous achetez un 'corail' (ou plus techniquement un madrépore répertorié à l'annexe II de la Convention de Washington), qui prouve que ce corail a été légalement prélevé sur le récif.

CITES signifie 'Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora'
(Pour plus de détails, on pourra se reporter à : http://www.cites.org/fra/index.shtml )

La CITES établit des contrôles pour le commerce et autres mouvements internationaux d'espèces animales et végétales qui sont, ou pourraient être, menacées de surexploitation par suite de trop fortes pressions commerciales. Ces espèces sont déterminées par les Parties et inscrites dans l'une des trois Annexes de la Convention de Washington, selon l'importance du contrôle considéré nécessaire pour elles.

Les numéros de CITES sont délivrés par le bureau des échanges internationaux d'espèces menacées de chaque état (en France, il est situé au Ministère de l'Agriculture et de l'Environnement).
Il existe deux numéros, celui d'export et celui d'import (numéro que chaque acheteur de corail dur ou tridacnes doit posséder).

Ces numéros sont affiliés à une ou plusieurs livraisons en provenance d'un même état, pour une liste et un quota de coraux établi par avance. Autrement dit, grâce à ce numéro, on peut savoir d'où provient le corail que nous venons d'acheter. En effet, vous pouvez, en tant que client, faire la demande suivante à votre commerçant: connaître la provenance exacte du corail que vous achetez. Pour cela, il lui suffit de demander le renseignement au Bureau des échanges français en précisant le numéro de CITES. Grâce à cela, le vendeur peut connaître la provenance et les sociétés qui l'ont importé.
On voit donc que le CITES correspond en fait à une autorisation gouvernementale d'exporter et d'importer des espèces dont le commerce est réglementé.

Notons au passage que l'on peut très bien trouver des espèces réputées intenables, puisque le CITES sert à préserver l'environnement (d'un éventuel appauvrissement ou disparition d'espèce), et donc à contrôler les prélèvements dans le milieu naturel. Si cette espèce n'est pas en voie d'extinction, pas de problème pour la trouver. Sachez que cela ne l'empêchera pas de mourir chez vous ... :o(

Après, pour le particulier, l'intérêt est moindre. Il est évident que chaque corail n'est pas tatoué du numéro, ainsi, le trafic ou les magouilles sont tout à fait possibles mais cela n'empêche pas que les quotas de prélèvement en milieu naturel sont connus et donc contrôlés. C'est quand même le plus important !

Si on vous vend un madrépore sans vous donner de CITES, il convient de l'exiger. Pour le particulier, cela correspond à un papier contenant un numéro et le nom du corail, avec quelques autres indications.

Pour ce qui est des boutures, il est vrai que tout échange, don ou vente d'un fragment de corail bouturé doit s'accompagner du numéro de CITES du pied mère. Toujours pour une question de traçabilité. Maintenant, il existe aujourd'hui au sein des instances de gestion de la CITES des interrogations sur la validité de ce numéro sur les boutures. Après tout, ces dernières ne sont pas issues du milieu naturel et donc ne font pas parti du quota d'individus par espèces établi au préalable. Alors, peut être qu'un jour, la législation concernant les boutures changera ...

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://www.cites.org/
http://www.europa.eu.int/eur-lex/fr/lif/reg/fr_register_15103020.html
http://www.advancedaquarist.com/issues/mar2002/feature.htm


Photo, Nicolas Will

 


Clowns et habitat

Le poisson-clown est le représentant, le porte drapeau, le symbole de l'aquariophilie marine dans les esprits des non-initiés. Pour preuve, son utilisation sur les emballages des produits, tests, etc ... Néanmoins, avant de vous ruer dessus, sachez qu'il va de paire avec une anémone. Et en récifal, l'anémone est déconseillée : voir Anémone en récifal

A chaque clown son anémone... une liste est disponible dans les liens. Néanmoins, si aucune anémone n'est présente, ou a disparu, le clown peut trouver un hôte de substitution pour passer la nuit. On le verra alors dormir dans des coraux 'gluants' de type Wellsophyllia.spp, Sarcophyton.spp, Euphyllia.spp, Goniopora.spp, voire même Montipora.spp ! On rapporte même que le bénitier peut être pris pour habitat ! Sachez néanmoins que cette situation peut stresser le corail hôte.

 


Coloration des coraux

Sans vouloir trop s'avancer dans un domaine en pleine évolution et ou les avis divergent souvent, on peut dire que le corail est composé entre autres pour ce qui nous intéresse ici, d'un squelette, de zooxanthelles dont les chloroplastes contiennent les pigments de la photosynthèse (Voir Zooxanthelles), et de pigments autres que ceux de la photosynthèse, ceux de la 'coloration' ...

Le pigment est sur le corail, et c'est lui qui donne la couleur tant recherchée du corail, du bleu fluo au rouge pastel en passant par le vert ou le beige. Signalons en passant que le pigment est entre 10 000 et 100 000 fois plus petit que la zooxanthelle.

On peut donc penser que le corail est naturellement coloré (que cette couleur soit visible, aguichante, fluo, ou non), mais qu'il vire au marron si méprisé lorsque les zooxanthelles se développent plus qu'elles ne devraient, 'masquant' en fait les pigmentations du corail.
Pourquoi ces zooxanthelles se développent-elles ? Il s'agit d'une algue (Voir Algues): on peut donc penser que, comme toutes algues, la présence de phosphates ou de nitrates encourage son développement.
On peut aussi se dire que les coraux trop peu éclairés voient leurs zooxanthelles se développer pour compenser le manque de lumière.
Certains ont montré une influence du KH sur la coloration (Dana RIDDLE et Andy AMUSSEN (1998)), constatant qu'en abaissant le KH, les coraux perdaient leur couleur au profit d'une teinte marron.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à
http://www.aquarium.net/0597/0597_2.shtml
http://www.aquarium.net/1298/1298_2.shtml
http://www.reefs.org/library/talklog/s_tyree_060202.html
Une référence en français : Aqua Plaisir No. 39 et 40
http://www.biblioreef.net/index.php?reef=8&titre_revue=Aqua+plaisir&numero_revue=39
http://www.biblioreef.net/index.php?reef=8&titre_revue=Aqua+plaisir&numero_revue=40


Photo, David Excoffier

 


Combisan

Le Combisan est un produit commercialisé par Peter Wilkens et vendu aujourd'hui par Aquarium system et Two Little Fishes (J.Sprung) et a pour objectif le 'nourrissage des coraux'. Il a été très décrié suite à la publication de Ronald L. Shimek dans laquelle des analyses complètes des différentes nourritures et produits de supplémentation ont été réalisées. Ces analyses donnaient pour le Combisan une teneur très très faible en éléments divers ... et une très haute teneur en eau.

 


Comment nourrir une anémone ?

Les anémones à clowns vivent principalement de leur symbiose avec les algues unicellulaires de leurs tissus qui leur fournissent des sucres issus de la photosynthèse. Mais ces zooxanthelles et les anémones ont également besoin de nitrogènes pour grandir et se reproduire. Les anémones sont équipées d’une bouche, d’une poche digestive et de tentacules armés de cnidocystes (petits harpons empoisonnés) pour capturer, tuer et digérer partiellement toutes sortes de proies. Ce sont des prédateurs opportunistes, se nourrissant de tout ce qui peut tomber ou se jeter dans leurs tentacules, en fuyant ou par inattention. En milieu naturel cela se traduit par : peu à la fois et pas souvent. Les autres animaux ont majoritairement une sorte de «conscience collective» du danger mortel qu’elles représentent et les poissons-clowns (voir Clowns et habitat) montent une garde souvent efficace, ce qui restreint l’approvisionnement. Elles sont également planctophages et certaines peuvent extraire de l’eau certaines substances azotées.

En aquarium, elles profitent en partie de la nourriture donnée aux autres habitants et amenée par le courant et/ou leurs poissons-clowns, ainsi que de leurs déchets organiques. Mais un apport ciblé est souvent bénéfique. Les nourritures les plus simples et les plus appropriées seront : moules et autres coquillages (coques, huîtres, etc.), des crevettes, des (petits) filets de poissons ou de calamars (le tout frais venant de chez votre poissonnier ou alors congelé, plus facile à stocker.)

Techniquement, il suffit d’ouvrir le coquillage et d’en extraire la chair, ou d’enlever la tête des crevettes (en gardant la carapace riche en chitine) ou de découper un bout de filet de poisson ou de calamar et de placer le morceau ainsi obtenu dans les tentacules de l’animal. Ce qui est préférable à directement dans la bouche car certains cnidocystes des tentacules servent à faciliter la digestion par l’anémone.

Il est fréquent que les poissons-clowns arrachent le morceau de nourriture que vous venez de donner, soit pour éloigner ce corps étranger de leur anémone, soit pour s’en nourrir eux-mêmes. Comme le morceau devra être plus grand que la bouche des poissons-clowns, ceux-ci n’arriveront au mieux qu’à en arracher un petit bout et l’anémone finira toujours par avoir la part la plus grosse. Veillez simplement à ce qu’ils ne le rejettent pas hors de l’anémone et en l’en privant définitivement. Par essais successifs, on déterminera laquelle de ces nourritures convient le mieux à l’espèce d’anémone que vous maintenez. Certaines espèces, H.magnifica par exemple, peuvent tout simplement refuser toute nourriture et il ne faut pas s’en inquiéter (à condition bien sur de lui fournir un environnement adéquat), cela veut dire qu’elles trouvent un apport naturel suffisant dans l’aquarium.

Une fois cette alimentation déterminée, il faudra chercher la fréquence des nourrissages, par exemple une fois par semaine ou tous les 15 jours. Une anémone qui mange à sa faim grandira, si la quantité est insuffisante elle rétrécira.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://www.recifs.org/modules.php?name=News&file=article&sid=83&mode=&order=0&thold=0
http://www.biodiversity.uno.edu/ebooks/ch34.html#nutrition

 


Commerce aquariophile

Combien de fois entendons-nous les critiques sur les commerçants aquariophiles ...

Combien de fois entendons-nous des remarques sur leurs tarifs ...

Loin de justifier certains abus isolés, il faut reconnaître que les prix des petits détaillants nous paraissent souvent toujours très élevés. Mais derrière cette analyse simple se cache en fait un tas de raisons complexes qu'il faut prendre en compte avant de venir hurler sa haine sur les forums publics.

Parmi les raisons qui peuvent majorer les prix du récifal, citons par exemple:

Les intermédiaires : on n'ignore plus maintenant quel est le poids des récoltants, transshippers, négociants, etc (voir le lien pour la filière aquariophile) dans le prix final de l'Acropora.spp. Le petit commerçant n'achète pas en gros, et ne bénéficie donc pas de réductions massives.

La perte et la casse : en effet, à la livraison de 10 Acropora.spp commandés et payés, combien vont être morts suite aux conditions de transport ? Et combien vont claquer avant d'être vendus ? Même si la casse se négocie dans certains cas, tout a un prix.

Maintenance: Il y a l'entretien et le prix des bacs. Nous négligeons souvent ce paramètre chez notre détaillant, alors que nous sommes horrifiés de voir combien nous coûte notre propre bac, du bac lui-même à son entretien.
Imaginez à combien reviennent les batteries du petit commerçant ! Comptons donc les climatiseurs, chauffages, ventilations, éclairages, eau, bacs, etc ... N'oublions pas l'agrément des locaux et les normes électriques coûteuses, ainsi que le personnel qualifié.

Le client : il veut le top ! Il en a marre d'acheter du marronnasse, alors il veut du full color. Alors le détaillant va faire ce qu'il peut pour trouver du toujours plus coloré, toujours plus rare, toujours plus cher. Certains coraux sont profonds (couleurs pastels) rares (on ne prendra plus de marron qu'il faudra bien vendre) fragiles, il faudra du temps, des risques et des efforts. Pour les poissons c'est pire: avec du cyanure 50 poissons pêchés ; avec une épuisette ou un filet de 1 à 10 maxi, donc plus cher ...

Frais divers : frais de transport, de douane, contrôles vétérinaires obligatoires, frais de livraison etc. tenant compte d'horaire de douanes ou autres intervenants souvent incompatibles avec celui des animaux ... ce qui oblige souvent à se coucher tard pour réceptionner, acclimater, organiser, etc ... ce qui va de paire avec les heures supplémentaires du personnel.

Le conseil : le temps passé à acquérir des connaissances, et à les faire partager avec le client. Combien de temps de discussion pour un achat minime ? Ce n'est pas à l'épicerie que je discute 2 heures avant d'acheter: le service, ça se paye ...

Le stock: comme pour tout commerçant, le stock est un problème classique, mobilisant le capital. On ajoutera une clientèle relativement éduquée (vu le prix que coûte le récifal), qui n'aura donc pas de problème pour accéder à l'information et constater que le matériel est moins cher ailleurs (concurrence de la vente en ligne et à distance, des jardineries, etc ... qui oblige à baisser ses marges).

L'arrivage: qui achèterait dans un magasin rempli de batteries vides ? Le commerçant est donc obligé d'avoir en permanence ses bacs achalandés, peut-être pas forcement avec les espèces que les clients attendent. Il faudra donc refaire un arrivage pour satisfaire le client, pendant que les animaux risquent de mourir dans des bacs d'exposition pas forcement idéaux pour la (sur)vie à long terme ...

Les clients: dans les petits commerces, les clients deviennent vite des intimes du commerçant. Comment alors ne pas faire crédit, ou accéder aux demandes de 'potes' (remplacement d'un poisson cassé, tests gratuit des paramètres de l'eau, ...). C'est en effet un problème incroyable, puisque le client qui vous doit de l'argent depuis longtemps d'une part vous ampute de cette somme, mais en plus évite de venir dans la boutique, et donc n'achète plus rien chez vous, et va chez le concurrent où il est plus à l'aise. Et comment réclamer les sommes dues ? Vous me direz: "C'est son problème, il n'a qu'à réclamer, être ferme, etc ...". D'accord, mais vous iriez chez un commerçant pas sympa, vous ? Et qui vous parle tout le temps d'argent ?

CA: au final, ne pas oublier qu'il s'agit d'un chiffre d'affaire, duquel il faut retirer le montant des achats, des charges, etc ... et sur lequel, après cela quand on arrive aux bénéfices, les impôts tombent ...


Photo, David Excoffier

 


Compatibilité

La mer n'est pas un monde calme et tranquille. Il y existe des prédateurs, et même des poissons apparemment calmes peuvent montrer des signes d'agressivité en étant confinés dans un bac récifal, si grand soit-il.

Ainsi, si dans l'océan les chirurgiens se déplacent en bancs, il est fortement déconseillé d'en mettre 2 de même type dans un même aquarium. En effet, l'espace est trop exigu pour que chacun reconnaisse le territoire de l'autre. On évitera donc de placer ensemble deux Z.flavescens par exemple, sous peine de bagarre parfois mortelle. D'une manière générale, on évitera de placer ensemble deux poissons ayant la même robe, afin qu'ils ne pensent pas être avec un autre individu leur faisant de la concurrence.

Ce phénomène est si étonnant que la plupart des poissons-anges naissent avec une robe différente de celle de leur parent, qui se modifiera pour s'harmoniser avec ceux-ci lors de son passage à l'age adulte, afin de ne pas se faire attaquer par les adultes.

On fera de même attention aux premiers jours de présence commune de 2 chirurgiens quels qu'ils soient, qui vont se regarder, s'impressionner, etc ... Ils occupent la même niche écologique (ou presque), ils vont donc être en concurrence.

Des précautions peuvent être prises lors de l'introduction, comme :
· Eteindre les lumières
· Fournir des cachettes
· Nourrir le bac avant, pour réduire l'agressivité des occupants

Il reste que le paramètre qui semble être le plus déterminant soit l'ordre d'introduction: le moins territorial d'abord.

Les coraux, du fait de leur mobilité très restreinte, ne présentent pas ce genre d'inconvénient. Ils ne se livrent pas moins à une guerre chimique en relarguant dans l'eau quantités de toxines. La gêne d'un corail sur un autre à distance a rarement été observée, mais cette lutte existe.

Par contre, par contact, le combat est impitoyable. Si certaines espèces peuvent se toucher sans problème, la majorité des coraux se brûlent au contact des autres. Reste à déterminer lequel gagnera, mais au prix du corail, c'est un exercice coûteux. Attention donc aux distances entre les coraux. (Voir aussi Brûlure par coraux )
On retiendra surtout que les madrépores combattent par contact alors que les alcyonaires combattent par empoissonnement sans contact.

Entre coraux et poissons, les incompatibilités existent également : ne pas mettre des poissons mangeurs de coraux est du bon sens ... :o) (Voir Centropyge en récifal)

 


Conductivité

Ceci représente la mesure de la conductivité de l'eau, donc sa charge en ions. Elle reflète donc par exemple la performance de l'osmoseur ou la salinité du bac.

La conductivité électrique de l'eau pure est relativement faible, mais celle de l'eau de mer est à mi-chemin entre celle de l'eau pure et du cuivre. A 20°C, la résistance de l'eau de mer salée à 35°/oo sur une distance de 1,3 km est équivalente à celle d'1 mm d'eau pure.

La conductivité dans les conditions habituelles d'un aquarium récifal est d'environ 54 mS et on peut utiliser sa mesure pour réguler la salinité dans les aquariums où n'existe pas de niveau constant, bien que cela ne soit pas le moyen le plus pratique ...

Cette mesure n'est pas essentielle pour le débutant.

 


Coraux ne s'ouvrent pas

Les coraux sont pourvus de polypes. Il peut arriver qu'un corail ne s'ouvre plus, ne déploie plus ses polypes. Ceci est un signe, qui peut être interprété comme un comportement normal, mais aussi comme une invitation à rechercher un problème.

Dans la série des comportements normaux, signalons la mue. Sarcophyton.spp et Sinularia.spp sont sans doute les champions de cette catégorie. Pendant la période de mue, vous n'observerez pas de polype sur ces animaux (Voir Mue de Sarcophyton.spp, Sinularia.spp ).

Un corail qui vient d'être acheté ouvrira rarement ses polypes tout de suite. Le temps d'acclimatation (Voir Acclimatation de poissons et invertébrés) peut varier d'une espèce à l'autre, et de ses besoins en éclairage/brassage. Un Sinularia.spp peut par exemple prendre 2 semaines avant de s'ouvrir.

Le brassage trop violent n'encourage pas au déploiement des polypes, qui peuvent même être arrachés chez les LPS (Euphyllia.spp en particulier).

On peut enfin constater que le corail peut être stressé par un autre animal, en particulier un poisson (Voir Centropyge en récifal) qui viendrait titiller le corail, voire se nourrir de ses polypes.


Photo, David Excoffier

 


Cuivre

Afin de traiter préventivement ou curativement les points blancs (Voir Points blancs (Cryptocariose) ou infection par Cryptocaryon irritans), les magasins aquariophiles traitent leurs batteries de poissons au sulfate de cuivre, arme la plus efficace contre cette maladie de peau.

Mais il faut savoir que le cuivre a des effets désastreux sur les invertébrés et coraux, certains poissons le supportant également mal. On prendra donc grand soin à ne pas ajouter l'eau de transport du poisson acheté, qui est très certainement cuivrée, à votre bac.
On peut repérer les bacs usuellement cuivrés depuis un certain temps par la teinte bleutée que prennent les joints de l'aquarium.

En cas de points blancs dans votre bac, il vous est interdit de le cuivrer, sous peine de disparition de tous vos coraux, et d'impossibilité d'en maintenir dans ce bac par la suite. L'idéal est de pêcher le poisson pour le traiter au cuivre dans un bac hôpital (Voir Bac hôpital), même si d'autres méthodes existes (UV, Néosal, densité, etc ... : voir Points blancs (Cryptocariose) ou infection par Cryptocaryon irritans).

 


Cyanure

Le cyanure est une technique de pêche qui concerne les poissons. Il les 'assomme', ce qui simplifie leur récupération. Cette pratqiue n'est pas sans dégats pour les animaux. Le poison agit plus ou moins à différents degrés et souvent a postériori.

Vous devez vous assurer que le poisson que vous souhaitez acheter mange depuis plusieurs jours en exigeant la date d'importation au vendeur. Un poisson cyanuré risque de mourir quelques jours après avoir recommencé à manger... S'il mange, réservez le poisson et attendez quelques jours avant de le récupérer pour l'introduire dans votre aquarium.

Il ne faut évidemment pas encourager ce type de pêche, préférer les poissons d'élevage ou de pêche traditionnel (filet) et faire pression sur vos revendeurs en exigeant la tracabilitée et en imposant une certaine rigueur dans vos acquisitions.

http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N3182.asp
http://www.ani-concept.com/Peche%20en%20mer.htm


Photo, Photoceans http://www.photoceans.com

 


Cycle de l'azote

Le cycle de l'azote est le cycle que vont suivre les déchets organiques de votre aquarium.

La nourriture que l'on ajoute au bac est absorbée par les poissons ou tombe sur le fond. Elle y rejoint les déchets (excréments) de poissons et autres animaux et végétaux, ou même ponctuellement les poissons morts. Ces déchets sont une pollution pour l'aquarium, sous forme d'ammonium / ammoniac, ceux-ci résultant en grande partie d'une transformation bactérienne qui dégrade les protéines pour en minéraliser l'azote qui se trouve peu sous forme NH4+/NH3 à l'origine.
Une population de bactéries (Nitrosomonas (ou Nitrosomas) et Nitrosococcus dans une moindre mesure) naturellement présente sur les substrats (mais aussi dans l'air, l'eau, PV, sables, etc ..., et qui ne tardera pas à coloniser votre bac) va dégrader cet ammonium toxique en un composé un peu moins toxique : les nitrites. Une autre population de bactéries (Nitrobacter et Nitrococcus dans une moindre mesure) va se charger de transformer les nitrites en nitrates, composés encore mieux tolérés par les habitants du bac, mais toujours toxiques à hautes doses.

Le cycle de l'azote en aquarium s'arrêtait là il y a encore quelques années, et la seule façon d'éviter un taux croissant de nitrates était les changements d'eau massifs et réguliers, qui exportaient une partie des nitrates, ou l'installation d'un dénitrateur (hétérotrophe ou autotrophe) (Voir Dénitrateur autotrophe sur soufre). Grâce aux techniques récentes de l'aquariophilie récifale (une dizaine d'années) comme le berlinois et le Jaubert (voir les liens ci-dessous), le bouclage du cycle est maintenant possible, ainsi que le contrôle d'autres cycles (carbone, phosphore, autres substances toxiques, etc ...).

Les nitrates ne sont plus le bout de la chaîne, ils vont être convertis au sein des pierres vivantes et du sable colonisés (par un certains nombre de bactéries différentes dont les Pseudomonas qui sont hétérotrophes et les fameuses Thiobacillus qui sont autotrophes, mais il y en a bien d'autres ...) en N2 (azote gazeux) et libérés sous forme de gaz, pour être évacués du bac.

NH3/NH4+ =>(Nitrosomonas)=> NO2- =>(Nitrobacter)=> NO3- =>(Pseudomonas, Thiobacillus)=> N2

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/CycleAzote/CycleAzote.html
http://www.prodibio.fr/france/epuration_bio.htm
Article d'Aqua Plaisir : "Vers la fusion des cycles de la matière".

 


Cycles lunaires

Les coraux peuvent se reproduire de manière sexuée. Pour cela, ils lâchent leurs gamètes dans l'eau. Pour maximiser les chances de rencontres et donc de fécondation, les coraux synchronisent leurs pontes en fonction de différents signaux environnementaux dont les cycles lunaires.

Ce phénomène peut être reproduit en aquarium grâce à une simulation des cycles lunaires (Voir UFO). Cependant, tenter une reproduction dans un bac est extrêmement déconseillé : en effet, la pollution engendrée a toutes les chances d'être fatale à l'ensemble de vos locataires.

 


DAS

Voir Dénitrateur autotrophe sur soufre.

 


DAS et calcium

Une autre utilisation 'détournée' du DAS (dont le but premier est d'éliminer les nitrates, rappelons-le) consiste à se servir de lui comme fournisseur de calcium. Puisqu'il acidifie l'eau de sortie (pH de 6 à 6,5), on ajoute derrière la colonne de soufre une colonne calcaire pour combattre ce pH bas. (Voir Dénitrateur autotrophe sur soufre). C'est une bonne idée pour neutraliser cette acidité, et cela provoque une dissolution du sable et donc apport de calcium utilisable par le bac.

Il reste que le DAS n'a pas été étudié à l'origine pour apporter Ca2+ et KH au bac et qu'en conséquence, si on n'a pas de problème de nitrates à régler mais seulement que l'on souhaite apporter du Ca2+ et du KH, mieux vaut utiliser un réacteur à calcaire ou calcium (Voir Réacteur à calcium et Réacteur à calcaire).

 


Date de péremption des tests

Si la date de péremption des tests est dépassée (tous les tests n'en ont d'ailleurs pas), cela signifie qu'au-delà de cette date, le fabriquant ne garantit plus la cohérence des résultats. En fonction de la méthode de conservation de ces tests, ils pourront durer plus ou moins longtemps. Dans le doute, il est néanmoins préférable d'en utiliser un autre, au moins pour vérifier cette validité. Cette remarque est également valable pour un résultat surprenant d'un test : deux mesures valent mieux qu'une, aussi il arrive que certains tests donnent des résultats absurdes alors qu'ils viennent d'être achetés !! Comme d'habitude (Voir Tests), la prudence avec ce moyen de contrôle est de rigueur ...

 


Décantation

La décantation est inséparable du paysage berlinois. D'une façon générale, une décantation doit permettre théoriquement aux sédiments et autres particules de se retrouver dans une partie facilement nettoyable pour leur élimination. Dans son appellation courante, on désigne par ce terme un 'bac annexe', en général sous le bac principal. On y raccorde la surverse, et il devient alors la 'cuve technique'.

Elle est le lieu idéal pour mettre tout l'attirail qui n'est pas forcement esthétique : l'écumeur y trouvera très bien sa place, ainsi que le charbon actif ou le chauffage.
Son plus faible volume que le bac (en général) lui confère aussi un avantage pour mettre le détecteur de l'osmolateur. Ainsi, une baisse de niveau sera plus rapidement détectée, et compensée.

Et surtout, on y piège les sédiments. A cet effet, il convient d'avoir un brassage adapté dans le bac principal afin de permettre que les sédiments ne s'y déposent pas, et que ceux-ci passent par la surverse. Dans la décantation, on trouvera classiquement un premier compartiment (dit 'de chute d'eau'), alimentant en surverse un deuxième compartiment idéalement assez long, menant à un troisième compartiment contenant la pompe de remontée.

La longueur du compartiment du milieu peut être calculée en fonction du débit d'eau dans la décantation, afin que les particules d'un certain poids (qui ne manqueront pas de décrire, portées par le courant, une parabole vers le bas grâce à l'attraction terrestre), se déposent sur le fond. On l'aura compris, plus ce compartiment sera long (à débit constant) ou bien plus le débit sera lent (à longueur constante), et plus on va décanter de particules. En l'occurence, le débit étant imposé par la pompe de remontée, on ne peut donc jouer que sur la longueur (Voir Sédiments).

Néanmoins, n'oubliez pas qu'ici comme ailleurs, la simplicité est souvent la meilleure recette ... :o)

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/BacIdeal/BacIdeal.html
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/decant.html
http://yannick.ghignon.free.fr/realisa.htm#annexe


Photo, Julien Théodule

 


Décoloration d'anémone

Comme nous l'avons expliqué dans Anémone en récifal, la maintenance de ces animaux peut se révéler assez délicate. Parmi tous les problèmes qui peuvent se présenter, la décoloration est un phénomène connu. Disons simplement que cela n'augure rien de bon, et que les causes peuvent être diverses, une fois qu'on a éliminé le manque d'iode, de nourriture et une densité trop basse.

 


Décor

Le décor est un point crucial de l'aquarium, puisque :
1) il doit être esthétique: c'est lui que vous aurez sous les yeux toute la journée, et il est donc facteur de votre WAF :o) (ou CAF en français : Coefficient d'Acceptation Féminine)
2) il doit permettre l'accrochage et le développement de boutures, coraux, etc ...
3) il doit assurer un espace de nage pour les poissons
4) il doit être aéré pour permettre un bon brassage interne, une bonne circulation d'eau
5) il doit être stable, pour ne pas s'écrouler et écraser d'animaux (coraux en particulier)
6) il doit être composé de PV en quantité suffisante pour assurer le cycle de l'azote entre autres

Il sera donc judicieux d'y aménager des plateaux, prenant fortement la lumière, à différentes hauteurs.

Il sera classiquement constitué exclusivement de pierres vivantes, tant pour leur aspect que pour la microfaune et les bactéries qu'elles apportent, bien que l'on puisse parfois s'autoriser à un certain pourcentage (faible) de pierres mortes (Voir aussi Pierres posées sur ou sous le sable).

Le décor pourra être installé sur pilotis afin de maximiser le brassage sous les pierres, et ainsi lutter plus efficacement contre les sédiments. Cela suppose que l'on n'utilise pas de lit de sable, or cette approche dite 'Bare Bottom' ne se justifie que dans les bacs de SPS colorés. On peut utiliser des morceaux de tuyaux de PVC pour poser les pierres, dans lesquels on aura pris soin de découper des 'portes', afin que les nombreux animaux type bernards l'ermite qui ne manqueront pas de chuter à l'intérieur n'en soient pas prisonniers.
(d'un autre coté, avec le rapport 'canonique' de 20kg pour 100 litres, si vous avez encore la place de mettre des bouts de PVC, ca va faire serré !).

Pour un décor à base de PVC, on peut trouver une explication dans "The Modern Coral Reef Aquarium" tome 1 par Svein A. Fossa & Alf J. Nilsen. Le tome 1 de l' "Aquarium Recifal" en parle également.

Le décor doit être fait de façon à éviter les zones mortes lors du brassage. En effet, ces zones favorisent le dépôt de sédiments, et ne correspondent pas au type 'récif' en terme de brassage, donc pas aux animaux hébergés non plus.

On fera enfin attention à laisser un espace minimum de 5 cm environ entre les vitres et les pierres, ceci afin de pouvoir aisément passer la main afin de nettoyer la vitre. On néglige ce détail au début, mais ...


Photo, Vincent Rollet


Photo, Philippe Royer

 


Déménager son bac

Il est évident que pour un aquarium récifal classique, le déménagement complet en pleine eau est impossible ! On ne peut en effet envisager de bouger un aquarium en fonctionnement pour des raisons de poids d'une part, pour des raisons de résistance des vitres d'autre part. Le plus important est de planifier ce déménagement le plus tôt possible et dans les moindres détails ... Il vous faudra penser aux récipients, aux chauffages, etc ... car vous aurez à démonter votre bac complètement !!

L'élément déterminant est le vivant : si vous ne vous sentez pas capable de démonter et remonter votre bac dans un temps raisonnable, l'hébergement chez un tiers ou un professionnel est probablement la solution la plus raisonnable. Vous aurez au cours de la préparation au déménagement à réfléchir au transport et stockage de chaque animal! Les éléments prépondérants pour les animaux sont l'eau (quoique beaucoup de coraux puissent s'en passer partiellement pendant plusieurs heures) et la température.

Vos animaux peuvent pour la plupart tenir plus d'une dizaine d'heures dans un emballage adapté. Si vous pensez que votre déménagement sera plus long, il vous faudra les stocker. Sans rentrer dans les détails, n'oubliez pas les éléments vitaux : température et brassage (l'éclairage n'est pas vital sur une durée moyenne) mais également la pollution que leur transport aura engendré !! Vous aurez donc à utiliser des installations adaptées à ces paramètres.

Attention, les pierres vivantes (et dans une mesure plus relative, le sable) doivent quasiment être traitées comme des animaux : si les organismes présents sur ces dernières meurent, c'est la montée de nitrites assurée conduisant à la mort de tous les animaux ! Vous devrez donc éviter de les laisser à l'air libre plus de quelques heures ...

Prévoyez également le transport de l'eau mais également de l'eau neuve car vous perdrez forcément de l'eau dans le déménagement !!

Il n'y a finalement pas de bonne ou de mauvaise méthode du moment que l'on garde bien en tête les éléments suivants :
- le déménagement doit être planifié le plus précisément possible
- les animaux doivent être votre souci permanent et moins longtemps ils resteront dans des sacs ou bacs de transit mieux cela vaudra
- transportez les pierres et le sable avec beaucoup de soin pour éviter qu'ils ne provoquent un pic de nitrites lors de la reconstitution
- maintenez vos animaux dans les conditions les plus 'normales' possibles : température, oxygène, etc ... pendant le déménagement, sachant qu'une baisse d'un paramètre (température pas exemple) n'est pas grave du moment qu'il est lent, ET qu'il est remonté lentement également.
Les astuces pour un bon déménagement sont nombreuses : utilisation de bacs 'Curver', gonflage de sacs à l'oxygène, etc ...

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Demenagement/Demenagement.html

 


Dénitrateur autotrophe sur soufre

Cette méthode consiste globalement (Voir le lien ci-dessous pour plus de précisions) à faire passer l'eau du bac dans une colonne de soufre (en billes de préférence pour éviter les risques de colmatage) avec un débit adapté. Les bactéries présentes (Thiobacillus denitrificans entre autres), capables de 'respiration nitrate', vont dénitrater l'eau, qui ressort d'une part à 0 mg/l en NO3-, et d'autre part avec un pH faible (acide).

Ceci peut ne pas être sans conséquence pour le bac. Il convient donc de neutraliser cette acidité, en la faisant passer dans du lait de chaux par exemple, afin d'éliminer le CO2 acidifiant. On peut aussi se servir de cet apparent désavantage pour produire du Ca2+ pour le bac, en faisant passer l'eau dans une colonne remplie de calcaire, afin d'utiliser l'acidité pour dissoudre du sable de corail, par exemple.

Cette technique ne doit être utilisée qu'après avoir bien étudié ses modalités de mise en oeuvre (voir lien ci-dessous), en particulier concernant le dimensionnement et le réglage de débit, spécialement dans la phase critique de démarrage du DAS qui relargue des nitrites dans le bac. Le réglage du débit pendant cette phase implique en effet une compréhension des mécanismes mis en jeu à l'intérieur du DAS afin d'éviter les dangers pour le bac (rejet acide, de nitrites ou plus rarement de sulfures possibles), ce qui est quand même plus contraignant qu'un écumeur plug and play par exemple.

Ajoutons que dans un bac récifal, un DAS est la solution de dernier recours pour lutter contre les nitrates, qui veut dire que :
1. on n'arrive pas à trouver la cause de ses nitrates (parmi lesquelles : mauvaise application de la méthode récifale choisie, eau de complément, nourriture, etc ... Voir Nitrates).
2. on n'arrive pas à les résorber.

On préférera donc débuter avec des méthodes classiques, le dénitrateur étant particulièrement bien adapté à l'aquariophilie FO. Les débats sur le DAS reposent sur le fait que l'utilisation d'un DAS en Berlinois ne devrait pas avoir de raison d'être, puisque normalement la méthode Berlinoise correctement appliquée permet d'obtenir 0 nitrate. Dans les faits, certains bacs Berlinois tendent à produire une accumulation de nitrates, et leurs propriétaires sont alors tentés de se servir d'un remède sans chercher la cause de leur problème.

Pour d'autres précisions sur le DAS, on pourra utilement voir DAS et calcium.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à http://mars.reefkeepers.net/Articles/Denitrateur/DAS.html

 


Densimètre à aiguille

Ces densimètres sont très imprécis pour diverses raisons (calibrage, matériaux, bulles sous l'aiguille, principe même, âge de l'appareil, etc ...).

Préférez les 'flotteurs' ou aréomètres, qui donneront une mesure beaucoup plus fiable, immédiate, pratique et de façon permanente si nécessaire, mais toujours à corriger en fonction de la température. Si vous ne trouvez pas un endroit tranquille (non agité) pour faire votre mesure, on pourra prélever de l'eau dans une bouteille, par exemple.

On peut aussi citer le réfractomètre ou la mesure de la conductivité.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://www.athiel.com/fran/technique/densimetre.htm

 


Densité

La densité est exprimée selon la formule :
densité = Masse 1 m3 d'eau de mer / Masse 1 m 3 d'eau distillée à 4°C (pas d'unité).

Elle est donc fonction de la température.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Salinite/Salinite.html
http://www.lebacaleon.com/Articles/salinite.htm
http://isitv.univ-tln.fr/~lecalve/oceano/fiches/fiche3C.htm
http://www.mnhn.fr/mnhn/lop/seconde/fiches/densite.html

 


Détendeur

Dans l'utilisation d'un réacteur à calcaire, on se sert d'une bouteille de CO2 sous pression pour acidifier l'eau et faire passer celle-ci à travers du sable calcaire afin de le dissoudre, et libérer ainsi du calcium assimilable par les coraux. Le CO2 devant arriver bulle à bulle dans le réacteur, il convient d'utiliser un détendeur pour faire passer la pression très élevée à l'intérieur de la bouteille (entre 50 et 70 bars) à une pression acceptable de l'ordre d'un bar pour permettre un débit de CO2 gérable dans le réacteur.
Voir Réacteur à calcaire.


Photo, Christian Seitz

 


Détritivores

Les détritivores sont tous les organismes qui vous aident à lutter contre les détritus. La plupart sont inobservables à l'oeil nu, mais bien présents dans le sable et les PV. Parmi les espèces que nous observons, on peut citer les crevettes, les bernards l'ermite, les vers, les ophiures, les crabes, les holothuries, gobies tamiseurs, etc ...

Ces animaux se nourrissent des déchets, et aident à leur dégradation. Ceci est important pour la maîtrise des sédiments, grand problème récifal s'il en est ...

Par tranche de 100 litres, on peut conseiller :
1 ophiure
5 à 10 bernards l'ermite
5 à 10 Astraea.spp / Trochus.spp

Les magasins proposent des lots de différents détritivores sous le nom de 'kit détritivore'.


Photo, Nicolas Will

 


Difficulté de maintenance de certains animaux

Si vous êtes débutant, vous serez tenté par les espèces suivantes, suivant leur disponibilité chez votre revendeur, leurs couleurs, leurs attraits, etc ...
Ne vous y trompez pas, ils mourront sûrement chez vous dans les 6 mois maxi.
Parmi les espèces difficiles, on peut citer :
· Acanthurus leucosternon
· Acanthurus achilles
· Acanthurus japonicus
· Lactoria cornuta (Poisson tête de vache )
· Naso literatus
· Pygoplites diacanthus
· Heliofungia.spp
· Siganus vulpinus (poisson lapin dit 'tête de renard')
· Synchiropus spp
· Salarias fasciatus
· Goniopora.spp
· Tous les coraux et autres gorgones non symbiotiques qu'il faut donc nourrir (Dendronephthya.spp, Tubastrea.spp par exemple).

L'idéal serait que les magasins arrêtent d'en importer. Néanmoins, à leur décharge, on peut dire qu'ils ne reçoivent pas toujours ce qu'ils ont commandé. L'artisan local ne connaît pas toujours parfaitement les noms des coraux qu'il emballe ...

Dans les espèces 'délicates mais envisageables', on trouve
· Paracanthurus hepatus
· Chelmon rostratus
· les anémones
· Anthia.spp (à nourrir plusieurs fois par jour)
· Chromis.spp sauvages
· ...


Photo, Herve Rousseau

 


Dimension d'un bac

Pour notre passion, ne vous y trompez pas : plus c'est grand, mieux c'est. En effet, plus il y a d'eau, plus la stabilité du milieu est grande. D'un autre coté, l'inertie est en proportion, et remonter le calcium d'un bac de 3000 litres demande un autre attirail que pour un bac de 300 litres (ou encore, les changement d'eau pour rattraper une erreur ...). Néanmoins, il y a toujours un moment où vous direz " Ah! Si j'avais pris plus grand ", et ce quelle que soit la taille de votre bac.

Les bacs récifaux font en moyenne entre 350 et 800 litres. Vous trouverez bien sûr des exceptions, du gigantisme au micro ou nano récif.

Les bacs qui conviennent à notre hobby sont généralement très profonds. Disons qu'en moyenne la profondeur est égale à la moitié de la longueur, ce qui compense un peu 'l'écrasement' de profondeur visuelle due à l'eau (ce qui est loin d'être le cas des bacs d'eau douce, par exemple ...). On a donc une raison esthétique, complètée par une meilleure aération, une répartition de la lumière plus adaptée ainsi qu'une augmentation de la place disponible pour les coraux.

Pour ces raisons, les cuves d'eau douce sont rarement adaptées au récifal, d'autant plus qu'elles n'ont pas de surverse (Voir aussi Percer sa cuve).

Selon la dimension de votre bac, vous pouvez avoir besoin de renforts.

On peut considérer que, si vous restez dans des dimensions raisonnables, vous n'avez pas à vous soucier d'éventuels problèmes de solidité du plancher soutenant votre bac. Vous pourrez néanmoins faire attention à ne pas prendre un support sur 4 pieds, mais répartissant sur toute la longueur le poids.

Il est également évident que le prix conditionne la taille, ou inversement :o(
Méfiez-vous tout de même: un grand bac demande certes un gros budget, mais le débutant pourrait vite ne plus savoir ou donner de la tête entre la maintenance des différents coraux, des poissons, du bac, des problèmes, des mesures ...
Restons raisonnable en toutes choses :o)

Concernant le support, il convient d'en déterminer la hauteur en fonction de divers paramètres:
· Hauteur des éléments à placer dessous (écumeur, réacteur à calcium, à calcaire, réserve d'eau douce ...)
· Facilité d'intervention dans le bac (une hauteur d'eau inférieure de 15 cm à votre aisselle vous évite de prendre un escabeau pour faire les vitres ...)
· Effet visuel (va-t-on regarder le bac debout ou d'un canapé ?)
· Effet éblouissant (va-t-on avoir les HQI dans la tronche ou pas ?)

Dimension minimale pour un bac marin:
plus la masse d'eau est importante, plus l'inertie sera grande, et la marge d'erreur grande si vous faites une bêtise.

Débuter avec un volume minimum de 250 litres est déjà difficile. Ces aquariums auront tôt ou tard besoin d'un 'coup de main de maître' afin de redresser une situation dérivante. Espérons qu'à ce moment là vous ne serez plus débutant, car sur un petit volume, on peut vite se tromper.
Une bonne moyenne (constatée) semble se situer entre 400 et 600 litres.
On pourra par contre argumenter que 250 litres est la limite basse du FO (nage des poissons, etc ...), mais pas du récifal, puisque les microrecif peuvent être envisagés à partir de 20 litres !!! Des précautions particulières (qui dépassent le cadre de cette FAQ) sont à observer dans ce cas, particulièrement en terme de choix d'habitants, d'ajout de solutions, (Voir Ajouts de composants à l'aquarium)

Et il ne s'agit pas de frimer en disant " J'ai maintenu un Z.flavescens dans 100 litres ... " : aucune gloire à tirer d'un exploit qui n'en est pas un, et qui dénature les conditions de vie de l'animal en l'oppressant.
Ceux qui vous tiendront ce discours sont des ânes ...

Mais pour en savoir +
http://www.francenanorecif.com/

 


DSB

Littéralement Deep Sand Bed = 'lit de sable épais '.

On parle familièrement d'un bac Ron en disant cela, bien que cette terminologie s'applique aussi littéralement au Jaubert, puisque pourvu d'une couche de sable épaisse, bien que le Jaubert prétende contrôler ce qui s'y passe, alors qu'un DSB est par définition 'spontané'.

Le terme 'bac Ron' vient de son défenseur le plus actif, Ron Shimek qui compose ses bacs à l'aide d'une couche de sable épaisse (6-8 cm), extrêmement fin (sugar, oolithique) et sans plénum. Sa microfaune extrêmement riche et sa surface spécifique augmentée (conséquence de sa granulométrie fine et de sa porosité) pour l'accueil des bactéries donne une méthode séduisante car proche de la nature, et on peut également signaler que la granulométrie choisie représente l'optimum entre biodiversité spécifique et richesse quantitative. C'est un gros avantage basé sur des publications scientifiques. Il subsiste néanmoins des problèmes quant à la complétude des cycles lorsque la bioturbation et la colonisation du sable ne sont pas optimum, et on ne s'affranchit pas d'un export du phosphore par l'intermédiaire d'algues supérieures par exemple (Voir Algues).

Ce type de bac subit un effet de mode, mais aucun recul n'est disponible et donc aucune garantie sur la pérennité de ce type de bac. Il est donc déconseillé aux débutants.

 


Durée d'éclairage

En moyenne, on trouve 1 heure tube bleu, 10 heures HQI, puis 1 heure tube bleu.

Pour une question de goût personnel, et aussi par rapport à la température de couleur des lampes utilisées (correction du spectre, voir Température de couleur des lampes), certains laissent les tubes bleus allumés en même temps que les HQI.

 


Durée de vie des sondes pH

Entre 1 an et 2 ans selon la qualité 'standard' ou 'labo'. Si elles ne sont employées que ponctuellement ou en réserve pour un futur remplacement, elles doivent être stockées dans une solution adaptée, selon leur fabrication : Les sondes au calomel et au sulfate mercureux se conservent dans du KCl, les électrodes de verres à l'argent dans de l'eau distillée, les électrodes à l'antimoine se conservent à sec.

 


Durée des ampoules HQI

1 an . Au bout de ce temps, le spectre lumineux dérive.
Il faut discerner durée de vie d'une lampe et durée d'efficacité utile de l'éclairage.
Une durée de vie de l'ordre d'un an est la moyenne, bien qu'encore cela dépende de certains facteurs : plus une lampe à une température de couleur élevée, moins sa durée de vie efficace est longue. Ainsi des lampes en 11000, 14000 et 20000K seront à changer plus fréquemment et si des perfectionnistes les changent tous les 6 mois, 8 mois semble être un maximum avant l'apparition d'algues parasites (Voir Algues). Alors que les 5200, 6500 et 10000K pourront 'mieux tenir le coup' sur une année, voire 14 mois pour les portefeuilles les plus sensibles. En aucun cas il ne faut que cela soit au détriment des animaux.

Quand on change les ampoules, il convient de remonter la source lumineuse, ou d'intercaler un 'filtre' comme une plaque de plexiglas, afin que les animaux (coraux en particulier) puissent s'habituer et s'adapter à cette intensité accrue (nouveau rayonnement) sans se brûler ni stresser. On redescendra ensuite progressivement (sur plusieurs jours voire plusieures semaines) la source lumineuse à sa position normale.
On peut de même ne pas effectuer le changement de toutes les lampes en même temps sur le même bac (si tant est que vous ayez plusieurs HQI sur le même bac ...).


Photo, Vincent Rollet

 


Dureté carbonatée

Voir KH.

 


Dureté totale

Voir Alcalinité.

 


Eau de chaux

L'eau de chaux permet de faire des ajouts manuels ou automatisés de calcium à nos bacs. On la prépare grâce à de l'hydroxyde de calcium ajouté à de l'eau osmosée.

Après agitation, on obtient alors un mélange laiteux qu'il convient de laisser reposer quelques heures. Au bout de ce temps, on peut distinguer 2 zones dans la bouteille : une zone claire et transparente, au-dessus : c'est 'l'eau de chaux', que vous allez pouvoir ajouter à votre bac, et une zone toujours laiteuse et opaque, en bas : c'est le 'lait de chaux', qu'on ne doit pas ajouter sans précautions au bac, sauf quelques cas bien précis (piqûre d'aiptasia, etc ...).

Une fois l'eau de chaux recueillie, il est important de l'ajouter au goutte à goutte dans le bac (Voir Ajouts de composants à l'aquarium) et dans un endroit bien brassé.

D'autre part, sachez qu'un litre d'eau ne peut dissoudre plus 1,5 g d'hydroxyde. On pourra donc rajouter de l'eau neuve au lait de chaux résiduel en utilisation manuelle ou mettre une quantité beaucoup plus grande dans un réacteur à calcium afin d'augmenter son autonomie dans le temps.

 


Eau de conduite

Si vous n'utilisez pas d'eau de mer naturelle, ou simplement pour compenser l'évaporation, vous aurez besoin d'une eau pure, donc sans nitrate, sans chlore, sans sels minéraux, métaux (fer, cuivre, ...), pesticides, etc ... Bref.

L'osmoseur est l'outil indispensable pour cette tâche. En sortie d'un osmoseur fonctionnant de facon optimale, vous obtiendrez une eau prête à l'emploi récifal, quelle que soit votre eau de conduite.

Pour connaître l'aptitude de votre eau de conduite à pouvoir être utilisée directement, vous pouvez tester les différents paramètres, mais certains (brome, plomb ou que sais-je !) restent difficiles à détecter pour nous autres, particuliers. Sur simple demande téléphonique, votre distributeur d'eau (Lyonnaise des Eaux par exemple) vous adressera un relevé avec toutes les caractéristiques de votre eau de conduite. Vous pourrez alors juger de la conduite à tenir.

Sachez néanmoins qu'à de rares exceptions prêt (si vous habitez en montagne près d'une source non calcaire, par exemple), vous ne pourrez faire l'économie d'un osmoseur.

Si vous tentez l'aventure sans, laissez reposer l'eau une journée à l'air libre avec un bulleur, pour évacuer le chlore. Assurez-vous de plus que l'eau ne change pas d'un jour à l'autre (ajout de chlore, nitrates, pesticides en zones agricoles, pluies acides ...).

 


Eau de mer artificielle

La majorité des bacs récifaux des particuliers sont aujourd'hui remplis grâce à de l'eau osmosée ajoutée de sels de synthèse (Voir Sel). Ces sels sont aujourd'hui relativement fiables et correctement dosés. On pourra alors à loisir choisir la teneur en différents éléments selon ce que l'on veut apporter à son bac.
A titre d'exemple, on prendra un sel type 'Instant Océan ®' , moins riche, pour un bac en démarrage, pour ensuite lui préférer le 'Reef Cristal ®' , plus riche en calcium en particulier, pour un bac en fonctionnement avec des coraux durs.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à http://mars.reefkeepers.net/Articles/EauDeMer.html

 


Eau de mer naturelle

Si les sels synthétiques permettant de recréer l'eau de mer sont tout à fait efficaces de nos jours, vous pouvez néanmoins remplir votre aquarium ou faire vos changements d'eau avec de l'eau de mer naturelle, surtout si vous êtes en bordure de mer. Vous ferez néanmoins attention à la pollution près des ports, etc ...

En fait il est souvent peu pratique et épuisant de se fournir soi-même en eau de mer. De plus, la pire eau à prélever est celle qui arrive sur la plage.

Une autre solution peut être d'acheter votre eau de mer naturelle à un commerçant, qui l'importe pour vous.
Ceci est possible, mais testez bien ce que vous achetez et à chaque fois (KH, pH, nitrates en particulier). Les impératifs commerciaux peuvent facilement mener à quelques dérives des commerçants dont nous serions les gogos.

L'eau de mer naturelle de votre commerçant se révèle alors chère et peu pratique à transporter de toutes façons, mais riche en éléments traces et en plancton.

Il sera difficile de faire des changements d'eau massifs.
Maintenant pour les très grosses installations et à condition d'avoir suffisamment de place pour la stocker, il est possible de se faire livrer de l'eau de mer par camion citerne !

Rappelons également qu'on ne peut normalement pas prélever d'eau de mer sans autorisation (Voir lien pour les textes de loi).

Pour plus de détails, on pourra se reporter à
http://mars.reefkeepers.net/Articles/EauDeMer.html
et concernant le prélèvement :
http://attac.org/fra/list/doc/foreleau/loi392.htm
http://www.waternunc.com/fr/loifr01.htm

 


Eau de pluie

Les remarques sur l'utilisation de l'eau de pluie recoupent le paragraphe Eau de conduite (merci de vous y référer), sans toutefois pouvoir utiliser d'osmoseur qui requiert une eau sous pression.

Se pose en plus le problème de la récolte, ainsi que celui de la conservation et de sa stabilité dans le temps.

Nous déconseillons son utilisation, avec néanmoins un bémol pour ceux qui la récoltent loin des zones urbaines.

On prendra garde néanmoins à la considération suivante, que nous citons pour la compréhension globale : dans le milieu naturel, il arrive que l'azote se transforme sans intervention de la vie. C'est par exemple le cas lors d'un orage, où l'oxygène et l'azote de l'air se combinent sous la puissance électrique de l'éclair pour former des oxydes d'azote NOx . Comme ces molécules présentent de grandes affinités avec l'eau, elles se dissolvent dans les gouttes de pluie. Voilà pourquoi la pluie d'orage est riche en nitrates, et pourquoi il arrive parfois qu'un aquarium voit sa teneur en nitrite grimper sous les coups de tonnerre (Ceci est à relier avec la variation du redox observée les jours d'orages : voir Potentiel d'oxydoréduction). S'il reste quelques aquariophiles qui utilisent de l'eau de pluie, qu'ils n'oublient pas ce détail.

 


Eclairage

L'éclairage est un paramètre critique pour l'aquarium récifal, comprenant beaucoup d'espèces dépendantes de la lumière. Dans le cas du Jaubert, il est même indispensable au fonctionnement même de la méthode, afin de faire proliférer les micro-algues sur le sable (Voir Jaubert et Algues).

L'imitation d'un morceau de récif est aussi compliquée que l'imitation de la source lumineuse qui l'éclaire.

Les différents types de lampes utilisées en aquariophilie récifale sont :
1. Les tubes fluos (tubes tri-phosphores, les tubes haut rendement , tubes T5, ...)
2. Les HQI
3. Les tubes bleus
4. Les HQL
5. Les lampes à incandescence (refuges, etc ... )
6. Les fluos compacts (Power Compacts, etc ...)

Les fluos, très en vogue il y a 10 ans, sont aujourd'hui bien pauvres pour l'éclairage des bacs récifaux. Si l'on se réfère aux demandes des animaux en comptant 1 W/m², il faudrait entièrement couvrir la surface du bac de fluos pour maintenir des SPS. Cette méthode d'éclairage a donc été progressivement remplacée par les HQL, puis les HQI. Le rapport de prix a également joué en ce sens, puisque lorsqu'on doit changer tous ces tubes fluos, la facture est beaucoup plus élevé que pour les ampoules HQI.
Toutefois les fabricants de tubes ne s'avouent pas vaincus et l'on a vu apparaître les tubes Power Compact vers la fin des années 90. Ces tubes sont très performants et ont, semble-t-il, toutes les qualités nécessaires pour remplacer les HQI. En France, le prix en est malheureusement dissuasif parce que plus onéreux que des HQI, ce qui limite le nombre de ses utilisateurs et implique donc le manque de retour d'expérience pour pouvoir donner un avis clair et précis.
Depuis la fin des annees 90, certains aquariophiles ont commencé à remplacer leurs HQI par des tubes T5 Quintron d'un diamètre de 16 mm et ayant une puissance accrue par rapport aux tubes traditionnels. Leurs prix de départ est bas et il faudra attendre la fin 2001 pour commencer à trouver ces tubes et leurs ballasts électroniques sur le marché français. Là encore il faut espérer que les marges bénéficiaires des différents intermédiaires ne limiteront pas leur distribution dans le monde aquariophile.

Les HQI sont donc toujours les vedettes de l'éclairage du bac récifal. Elles permettent des croissances de coraux tout à fait comparables aux croissances du récif. Consommatrices de puissance (et donc d'argent) mais à production lumineuse donnée pas plus consommatrice que les fluos, on peut choisir les températures de couleurs adaptées grâce à un choix d'ampoule entre 5000 et 20 000 K, ainsi qu'une puissance variant de 70W à plus de 2000 W.

Les tubes bleus viennent en complément des HQI, afin de relever le spectre légèrement déficient dans cette couleur, pour les Daylight en particulier. Ils servent aussi à simuler l'aube et le crépuscule, en s'allumant 1 heure avant et en s'éteignant une heure après les HQI, afin de réveiller tout le monde 'en douceur' et à endormir tout le monde tranquillement.

Les lampes à incandescence ne conviennent pas à l'éclairage du bac récifal. Elles peuvent parfois se rencontrer pour éclairer un refuge, en concurrence avec les fluos.

On se reportera également à Durée d'éclairage, Durée des ampoules HQI, HQI, combien ? et T5.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Lux.html


Photo, Nicolas Will

 


Eclairage en phase de démarrage

Après avoir mis en place vos pierres vivantes nouvellement achetées (Voir Installation du bac), deux théories s'affrontent: doit-on éclairer plein pot, ou doit-on laisser les pierres dans le noir ?

En éclairant plein pot, vous allez favoriser le développement des algues, qui, puisque les supports sont 'vierges', n'ont pas de concurrent et peuvent à leur gré utiliser tout le substrat. De plus, les taux de nutriments sont en général très élevés lors de cette phase de démarrage. On va donc assister à une explosion d'algues.
Néanmoins, on ne fait qu'accélérer un problème qui de toutes façons se produira. En revanche, on favorise aussi le développement de toute la flore amenée avec les pierres vivantes, corallines, peut-être des bouts de coraux mous et durs, etc ... De plus, on met en place un cycle jour/nuit qui est favorable à la microfaune contenue dans les pierres vivantes.

A l'inverse, en restant dans le noir, vous laissez passer le pic de nitrites, et ne favorisez pas l'explosion d'algues. Ca n'est sans doute que reculer pour mieux sauter, et vous augmentez sûrement le taux de mortalité des organismes qui ont besoin de lumière pour se développer, déjà freinés par la forte pollution.

A vous de faire votre choix, ou de tenter d'éclairer modérément, afin de tenter de profiter des avantages des 2 méthodes, sans leurs inconvénients et pas l'inverse !

 


Ecume

Qu'est-ce que l'écume ? Cette désignation regroupe pour les récifalistes la matière extraite par l'écumeur, mélange d'eau de mer, mousse et de diverses molécules et déchets concentrés.

L'écume est classiquement produite par l'écumeur, mais peut aussi apparaître le long des vitres hors de l'eau si une pompe produit de la mousse par ses turbulences, le long d'un support (la vitre en l'occurence).

La propriété malodorante de l'écume étant avérée mais difficilement quantifiable, les récifalistes désignent différents types d'écumes par leur couleur, ou par leur densité optique. On constate ainsi que son écume a une teinte de 'thé clair' à 'vase noire'.

On peut aussi observer le volume d'écume produit par jour. Selon votre écumeur, son réglage, l'eau de votre bac et sa charge en nutriments, vous allez retirer X cm cubes d'écume par jour.

Néanmoins, comparer 2 écumes est impossible (que ce soit en quantité ou en qualité), puisque d'une part l'analyse chimique du contenu est inaccessible aux particuliers, et d'autre part un litre d'écume the clair contient sûrement moins de matières écumables qu'1/2 litre de vase noire, mais en quelle proportion ? ...

C'est pour cela qu'il vaut mieux un écumeur 'Plug and Play' qui a fait ses preuves, afin de le laisser faire. Quand il y a à retirer, il retire, sinon, il régule ... Un bon écumeur est surtout indispensable pour les débutants, plutôt que des bricolages, puisqu'on ne sait pas exactement clairement ce qu'on va et veut obtenir ...

Ainsi, tout est bon du moment que vous retirez quelque chose d'une part, que vos habitants vont bien d'autre part, et qu'enfin votre taux de NO3- soit proche de 0, ainsi que vos phosphates, etc ...

Quelques remarques diverses :
La comparaison de 2 bacs en fonction de leur écumage est pure folie et perte de temps, on l'aura compris ; personne n'a le même bac, la même charge organique dissoute, les mêmes décompositions aux mêmes moments, les mêmes populations, etc...

La quantité d'écume extraite peut varier ou changer d'un jour à l'autre, d'une semaine à l'autre, en fonction de paramètres connus mais également d'autres qui nous échappent complètement. Toutes comparaisons d'écumes ou d'écumeurs est donc ridicule. Seul l'expérience et le partage d'informations vous permettront de savoir si cet écumeur est adapté à votre configuration ou pas. Ici plus qu'ailleurs, se reposer sur le savoir collectif est essentiel.

Au démarrage de votre bac, la charge organique sera forte ; vous allez avoir besoin d'un écumeur adapté a votre litrage d'une part, et robuste d'autre part. Puis au bout d'un an ou 2, on constatera une baisse de l'écume, traduisant la tendance du bac à devenir de plus en plus oligotrophe. On pourra ainsi se passer de plus en plus de l'écumeur, qui retire également le plancton.

Il est normal de ne plus observer d'extraction d'écume pendant une heure ou 2 après avoir mis les mains dans le bac: la graisse naturelle recouvrant la peau a un effet hypotonique neutralisant temporairement la capacité de l'écumeur à créer la mousse correctement (Les graisses modifient la tension superficielle et l'écumage fonctionne à base de tensio-actifs ... comme la lessive !).

Mettre 2 écumeurs dans le même bac est une question qui ne devrait pas se poser. Néanmoins certains pourraient avoir envie ou besoin de tenter l'expérience. Bien que les réponses soit peu claires, on peut dire que vous n'améliorerez pas votre écumage par 2. En effet, par des phénomènes d'interactions qui dépassent le cadre de cet ouvrage, il semblerait qu'un écumeur (même s'il s'agit des 2 mêmes écumeurs !) prenne le pas sur l'autre.
Certains soutiennent la théorie que l'écumeur se sert de matières dites 'facilement écumables' pour construire des structures plus complexes afin d'extraire avec leur aide des matières 'difficilement écumables'. Puisque ca n'est qu'un des deux écumeurs qui va disposer de cette 'matière première' facilement écumable, le deuxième ne sert pratiquement à rien.

D'autres soutiennent que si l'on doit mettre deux écumeurs (situation qui, rappelons-le, ne devrait pas se produire, puisque notre écumeur est correctement dimensionné pour notre bac), il faut mettre 2 écumeurs de principes différents (contre-courant, venturi, injection, etc ...: voir la base ARAcume sur ce même site) afin de viser des matières écumables (peut-être) distinctes.

On l'aura compris encore une fois, comparer l'efficacité d'écumeur ou la qualité d'écume extraite est un combat chimérique.


Photo, Vincent Roller

 


Ecumeur

L'écumeur est un 'récipient' où se mêle eau et bulles d'air. Le résultat est l'extraction de mousse contenant des déchets polluants l'aquarium. Il retire les déchets du bac avant qu'ils ne se décomposent, et donc ne se transforment en nitrates principalement, et autres composés indésirables. Il aide ainsi les PV en les soulageant d'une partie des nitrates à retraiter.

Divers paramètres régissent le bon fonctionnement d'un écumeur (taille et hauteur du cylindre, injection de l'eau, taille des bulles, temps de contact, système de production des bulles d'air, sens du courant, pression, sortie, etc ...), le principe étant néanmoins de garder le plus longtemps possible les bulles au contact de l'eau. Les bulles sont naturellement emportées vers le haut du cylindre. Elles s'accumulent dans sa partie supérieure, et débordent dans une coupelle, après avoir grimpées le long d'une paroi, ce qui restreint l'extraction d'eau de mer et ne garde que la mousse.

Pour imager la chose, on peut se représente un petit morceau de feuille d'arbre dans ce mélange. Sous l'action de l'eau et des bulles, la feuille va avoir tendance à monter, puis à flotter sur les bulles qui se trouvent amassées en haut de la colonne. Si les bulles arrivent au raz du haut de la colonne, alors les plus hautes vont déborder de la colonne. Et la feuille, qui s'y trouve, va déborder aussi. Il suffit de récupérer ce débordement pour récupérer les déchets.

En fait, évidement, c'est un peu plus compliqué : l'écumeur se sert des propriétés de certaines molécules à avoir une partie hydrophile et l'autre hydrophobe, afin de les piéger avec les bulles d'air, et de les extraire. Mais le principe est là.

Le choix d'un mauvais écumeur est souvent source d'échec du bac récifal berlinois. Prenez donc un écumeur correctement dimensionné pour votre bac.

Selon les constructeurs, sachez qu'il faut souvent multiplier par 4 le volume de son bac pour trouver un écumeur dont les spécifications du constructeur correspondent (Si le bac fait 200 litres, prendre un écumeur prévu par le constructeur pour 800 litres :o( ). Ceci se nuance par l'ancienneté de cette règle (1996) qui est aujourd'hui moins d'actualité.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://www.athiel.com/fran/technique/skimreg.htm

 


Electricité et aquarium

On comprendra aisément que l'aquarium, milieu liquide et salé, dans lequel trempe tout un tas d'équipements électriques (pompes, chauffage, etc ...) est un mélange qui peut s'avérer mortel pour l'utilisateur susceptible de s'électrocuter.
C'est pourquoi on se reportera aux articles cités afin de comprendre comment se protéger au maximum.
Citons parmi les mesures de précautions :
· le débranchement des appareils électriques immergés dès qu'on met les mains dans l'eau,
· relier son aquarium à la terre (à l'aide d'un rayon de vélo en titane par exemple) dès que l'on met les mains dans l'eau,
· la pose d'un disjoncteur différentiel de 30 mA (ou inférieur) spécifique pour la pièce (ou l'aquarium)
· l'inspection régulière des pompes et fils électriques qui doivent être en bon état ( non dénudés ni attaqués par la corrosion, etc ... )
· des chaussures à semelles épaisses,
· etc ...

De même, si vous constatez une fuite d'eau, ou un accident (cassage de cuve), etc ... votre premier réflexe doit être la coupure du courant.

Bref toutes les précautions usuelles lorsqu'on manipule du courant électrique à proximité d'eau, ce qui n'est jamais ni trivial, ni sans risque.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à
http://www.athiel.com/fran/technique/ground.htm


Photo, Vincent Rollet

 


Elevage de mysis, d'artémia

Pour nourrir vos poissons avec de la nourriture fraîche, ou pour alimenter une ponte de vos poissons clown par exemple, vous pourrez être amener à faire un élevage de nauplies d'artémia, ou encore une culture de phytoplancton pour enrichir les rotifères et faire grossir les nauplies d'Artémias (ou bryopsis pour les larves d'autre chose que P. kauderni).

Pour ceux d'entre vous qui seraient tentés par l'élevage d'artémia, voici quelques conseils pour faire éclore les oeufs d'artémia que vous pouvez vous procurer chez votre commerçant :

· Verser quelques grammes (entre 3 et 20) de sel de cuisine pour 1 litre d'eau douce (ou prendre de l'eau de l'aquarium).
· chauffer idéalement entre 25° C et 28°C.
· Brasser avec pompe à air et diffuseur.
L'éclosion peut être parfois capricieuse (date de péremption des oeufs, origine, habilité du préparateur) mais se produit en une trentaine d'heure (de 24°C à 28°C ).

Une autre méthode mise au point dans les années 80 par l'université de Gand permet d'augmenter le nombre d'éclosion tout en évitant les coquilles vides (mais l'éclosoir permet normalement le tri):
· Dans 100 cc d'eau du robinet on introduit 4 g maxi d'oeufs et on aère durant 1 heure.
· Ensuite on ajoute 100 cc d'eau de Javel diluée et on aère durant 25 minutes (ou moins suivant la concentration de l'eau de Javel).
· L'eau de Javel dissous la carapace chitineuse des oeufs.
· Ensuite on rince abondamment les oeufs décortiqués (devenus oranges) dans un fin tamis à artémias sous le robinet jusqu'à disparition de toute odeur de chlore.
A partir de là, on reprend la méthode usuelle: les oeufs ne sont plus protégés par une fine membrane et avec 30 g de sel par litre et une forte aération les nauplies éclosent en moins de 15 heures

Signalons en passant qu'on peut également mettre les oeufs d'artémias dans de l'eau salée sur le rebord d'une fenêtre, sans rien faire. C'est moins impressionnant, mais quelle facilité !

 


Elevage de poisson

Elever des poissons issus de la ponte dans le bac n'est pas une activité de débutant.

De plus, ca dépend du poisson: voir au cas par cas. On sera amené à faire en parallèle de l'élevage de nourriture pour ces bébés poissons, ce qui devient vite une entreprise ardue.


Photo, David Excoffier

 


Entente entre les poissons

Voir Compatibilité.

 


Epaisseur de sable

L'épaisseur de la couche de sable dans votre bac est souvent fonction de la méthode que vous avez choisie. Inversement, selon votre méthode, la hauteur de la couche de sable varie.
Pour un bac berlinois, on peut envisager l'absence de sable (on parle alors de 'bare bottom') dans le cas d'un aquarium recréant un platier ou une crête récifale. L'extraction (siphonnage par exemple) des sédiments en est grandement facilitée.

La méthode berlinoise permet une couche de sable de 0 à 5 cm (en moyenne et en pratique, mais infiniment grande en théorie), afin de donner un habitat à la micro faune, de piéger les sédiments, d'avoir l'effet esthétique du sable, tout en permettant son aération et la circulation de l'eau dans celui-ci comme un paramètre non critique.

Dans un bac Jaubert, la couche de sable passe à 8-10 cm. Vous devez installer dessous un plénum, espace vide de 2 cm.

Un bac Ron a entre 10 et 15 cm, mais c'est la granulométrie qui le caractérise.

Dans un refuge, le but est d'héberger le maximum d'organismes, en quantité et en diversité. On préférera une épaisseur de 4 à 10 cm, avec des granulométries diverses mélangées, afin que chaque animal puisse choisir son habitat, sa profondeur, etc ...

Ensuite, vous pouvez aussi tenter des méthodes mixtes (Ron avec écumeur, jauberlinois: Jaubert avec écumeur ... ) qui imposeront leur épaisseur de sable par elles-mêmes, mais nous déconseillons ces compromis aux débutants.

Si vous reproduisez un environnement de haute énergie, il n'y a pas de sable ou une couche symbolique à vocation esthétique, soit quelques cm au plus. Cela signifie en outre que la méthode berlinoise s'impose. Si vous reproduisez un environnement de basse énergie, un lit de sable à un vraie légitimité pour le recyclage de la matière. Comptez 8 à 10 cm pour un Jaubert et 10 à 15 cm pour un DSB au sable plus fin, en combinaison ou non avec une approche berlinoise.

Sachez que même s'il peut être intéressant de rajouter du sable (dans un Jaubert au bout de quelques années, par exemple, pour compenser la dissolution), chaque ajout important déstabilise le bac (mise en place de population bactérienne). Il convient donc de procéder avec discernement à l'apport massif de sable.

 


Euroreef

Ces écumeurs sont souvent l'objet de questions sur Aqu@mer. On se réfèrera à la base aracume afin de comprendre les différents enjeux des réglages et conseils.
(ND Philippe Royer : aracume est en pose pour le moment mais devrait bien réussir à réapparaître d'ici peu.)

 


Fabrication de bac ou cuve

Vu les prix des cuves proposées par les détaillants, on est parfois tenté de se dire que, comme on est bricoleur, on va très bien pouvoir s'en sortir tout seul. On oublie alors que, au-delà du verre, on paye aussi un service et un savoir-faire à son commerçant ...

Des conseils vous seront donnés en suivant les liens ci-dessous.
Signalons néanmoins que :
· L'aquarium doit être posé sur une planche, et/ou sur une plaque de polystyrène, afin d'éviter le problème du 'grain de sable' (un grain de sable au centre de la vitre du dessous sur un support dur va briser celle-ci lors du remplissage), et également afin de permettre une certaine souplesse au cas ou le support viendrait à fléchir légèrement.
· Le collage des vitres doit se faire autour de chacune des arêtes de la vitre du dessous sur le coté de la vitre de coté. Ceci car la colle travaille beaucoup mieux en traction qu'en cisaillement.
· Les parties à encoller doivent être propres, sèches et dégraissées
· On pourra effacer les traces de colles à l'aide d'acétone ou d'alcool à bruler.
· On fera un essai de remplissage avant avec de l'eau du robinet, afin de colmater d'éventuelles fuites à l'aide de silicone.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://yannick.ghignon.free.fr/realisa.htm


Photo, Vincent Rollet

 


Facture EDF

Au-delà du prix de l'aquarium et de ses habitants, de la maintenance et de l'entretien, une charge financière non négligeable reste la consommation électrique de votre bac.

Sachez l'évaluer afin d'adapter votre contrat EDF pour qu'il soit le plus avantageux possible ...

1- Evaluation :
On peut rapidement faire le tour des consommations des équipements du bac :
Exemple pour un bac de 800 litres :

Chauffage : 300 W (pas en continu)
Pompe d'écumeur : Eheim 1060 : 50 W
Pompe de remontée : Eheim 1060 : 50 W
Pompe de brassage : maxi jet 1000 : 15 W (une dizaine dans le bac) = 150 W
éclairage :2 HQI 400W, et 2 fluos bleus 70W.

Eventuellement : Groupe de froid (pas en continu non plus).
(On passe sous silence les pompes d'osmolation, de brassage réacteur à calcaire ou calcium, etc ...)

On voit tout de suite qu'on approche facilement les 1000 W ... 10 à 12 heures par jours pour l'éclairage, en non-stop pour le reste. Toutefois l'hiver l'aquarium ne vous coûte pratiquement rien puisque toute l'énergie consommée par les appareils se retrouve en chaleur dissipée qui chauffe votre maison et allège d'autant votre facture de chauffage.

Disons qu'une bonne estimation est de compter 1,5 à 2 Watts par litre.

2- Choix du contrat

3 types d'abonnement EDF sont disponibles pour les particuliers :
· Le contrat classique EDF : vous payez votre kilowattheure au même prix, quelle que soit l'heure du jour, de la nuit, du jour de l'année, etc ...
· Le contrat Bleu (Jour/Nuit). Vous payez un prix pour le kiloWattHeure la journée, et un prix moins élevé la nuit. ( Vous avez donc tout intérêt à lancer vos machines à laver, ballons d'eau chaude, ... de nuit.)
· Le contrat bleu option tempo, pour laquelle le principe jour/nuit est toujours valable (vous payez le kilowattheure moins cher la nuit) mais aussi en fonction de certains jours. En effet, EDF affecte une couleur aux jours de l'année, bleue, blanche ou rouge. Pour donner un exemple, il y a très peu de jours rouges (22 par an), mais ces jours, vous payez votre kilowattheure 10 fois plus cher qu'un jour bleu.

Pour tous les détails, visitez le site tempo: http://www.tempo.tm.fr

 


Fiabilité des tests

L'important, c'est l'évolution de la valeur, et pas la valeur en elle-même, qui peut être fausse au vu de la précision de nos tests ... voir Tests.

 


Film gras en surface

Il peut apparaître un film gras à la surface de votre bac. Ceci est un problème pour plusieurs raisons. D'abord, c'est très inesthétique. Ensuite, cela contrarie la pénétration de la lumière. Enfin, la surface est le lieu privilégié des échanges gazeux, qui seront freinés par ce film.

Ce problème en fait se rencontre plutôt dans les bacs mal brassés en surface ou s'ils sont dépourvus de surverse (cas plus fréquent pour les Jaubert). L'absence d'écumeur rend l'oxygénation de l'eau encore plus aléatoire, en présence de ce film.

Une surverse, qui permet l'écoulement de l'eau de surface, entraîne ce film et élimine naturellement cet inconvénient.

Si l'ajout d'un bac annexe s'avère problématique, certains distributeurs commercialisent des filtres mécaniques que l'on peut équiper de leurs pompes pulsées, avec une prise d'eau de surface et par le fond. Ceci ne permet pas tous les avantages de la décantation, mais peut être un bon palliatif.

La présence d'un film gras en surface est révélatrice d'un défaut de brassage, car comme nous l'avons signalé, la surface doit être agitée dans sa totalité de vaguelettes, afin d'assurer une bonne oxygénation. Il suffit pour assurer cela (et par la même occasion casser le film gras) d'orienter une pompe vers la surface.
Ceci est d'ailleurs particulièrement pratique dans les bacs Jaubert, puisque les pompes ne doivent pas être orientées vers le sable, pour cause de passage passif de l'eau.

 


Filtre sous sable

C'est un résidu de l'aquariophilie Fish Only (Voir FO): en récifal, ce type de filtration n'est plus du tout utilisé. Le filtre sous sable a été utilisé en eau douce pour faire passer l'eau DE FORCE au travers du sable. Ceci n'est plus du tout d'actualité, mais on se sert volontiers des grilles permettant de faire un filtre sous sable pour faire un plénum (voir Jaubert).

 


Fixation de boutures

Pour assurer le maintien des boutures de coraux, nous allons distinguer les coraux durs des coraux mous. Le but est le maintien en place de la bouture le temps de sa reprise et rattachement à son support, ce qui ne devrait pas prendre plus de 1 à 2 semaines sur un corail en forme.

Coraux durs : la rigidité des boutures de la majorité des coraux durs( type Acropora.spp, Seriatopora.spp, Montipora.spp ...) permet d'utiliser de la pâte époxy. Vous en trouverez chez votre détaillant aquariophile, mais aussi chez les magasins de bricolage. Prenez garde dans ce cas à ce que peut rejeter cette pâte (ions métalliques, etc ...). Prenez également en compte le temps de polymérisation en milieu humide, afin de ne pas attendre 2 jours pour que ca tienne.

Vous pouvez également coincer cette bouture au creux des roches, entre 2 pierres, etc ... en espérant que personne ne viendra la déranger pendant 2 semaines. Ceci est fort improbable, puisque vos détritivores parcourent inlassablement tout le décor en quête de nourriture. Vous constaterez de plus qu'un corail sectionné émet des substances (mucus), ce qui ne manquera pas d'attirer les bernards l'ermite et crabes au nez très fins.

La colle cyanoacrylate (SuperGlue par exemple) est aussi très efficace pour coller des morceaux de coraux durs (dont on aura pris soin de sécher avec un Sopalin le bout à coller) sur de petites pierres.

Le plus sage reste la pâte époxy vendue par le spécialiste aquariophile (Holdfast par exemple).

Coraux mous : pour les coraux mous, tout l'enjeu est de faire tenir la bouture qui se déforme, peut se déchirer, et est particulièrement gluante.

Diverses techniques peuvent être employées, comme transpercer le pied à l'aide d'un cure-dent et le fixer, utiliser du fil de pêche, un collier d'électricien ou du téflon pour fixer la bouture à un caillou, l'abriter dans une coupelle avec du gravier au fond, un élastique pas trop serré au risque de couper l'animal en deux.

Utiliser de toute façon des matériaux neutres vis à vis de votre aquarium (pas de fil de fer ou de cuivre qui pourraient être dommageable pour votre aquarium, etc ...)


Photo, Nicolas Will

 


FO

FO signifie Fish Only. Ce type de bac ne contient traditionnellement que des poissons (d'où son nom). Nous sommes aujourd'hui, et depuis 10 ans, capable de maintenir des bacs à 0 nitrate avec des méthodes plus 'naturelles' basées sur la proximité des réactions, ce qui permet l'essor des bacs récifaux, avec moins de poissons, mais peuplés de coraux qu'il était encore il y a 30 ans impensable d'avoir un jour dans son salon.

Le FO peut se permettre des taux moyens de nitrate largement supérieurs à ceux des récifaux, ce qui est mieux supporté par les poissons que par les coraux. Le taux de nitrates n'étant pas le seul élément toxiques pour les coraux ...
L'équipement technique diffère évidement de celui du récifal (Voir Bio balle, Bio balle - nouille - céramique - filtre sous sable) et reste aujourd'hui encore, cantonné aux poissons pour les habitants et aux lourds changements d'eau pour l'hébergeant. Le DAS (Voir Dénitrateur autotrophe sur soufre) est parfaitement adapté à ce type de bac, puisque conçu pour lui ...

 


GH

Indice de dureté totale , il n'est pas utilisé en aquariophilie marine , mais en aquariophilie d'eau douce, si ce n'est par exemple pour vérifier le bon fonctionnement de l'osmoseur).

La mesure de la dureté totale fournit néanmoins la concentration en magnésium, puisque pour schématiser : GH = ( Mg ) + ( Ca ) donc ( Mg ) = GH - ( Ca ), à quelques approximations près mais sa mesure est fastidieuse car il est très élevé en eau de mer.

Voir KH pour un aperçu des autres unités.

 


Glucose

Le glucose est un sucre (de formule C6H12O6) qui peut servir dans l'aquarium récifal afin de nourrir les populations de bactéries réductrices de nitrates. On peut ainsi procéder avec parcimonie à l'ajout de glucose a son bac, en petite quantité (1 pointe de couteau pour 100 litres par jour) en augmentant progressivement la dose pour arriver au résultat voulu.

Le but recherché est le nourrissage (et donc la multiplication et prolifération) des populations bactériennes sans apport d'azote (pas de N dans la formule, donc pas d'ajout de nitrates à redouter).

On peut ainsi, par exemple, favoriser le développement des bactéries réductrices de nitrates, en injectant du glucose dans le plénum d'un Jaubert, afin qu'il bénéficie en particulier aux bactéries anaérobies des couches inférieures du sable.

Un ajout trop élevé va provoquer un sur-développement des colonies bactériennes. Le premier signe alarmant est un léger trouble de l'eau, due à la présence de ces bactéries.
Le processus peut se poursuivre en augmentant encore les populations bactériennes, qui vont consommer tout l'oxygène dissout, provoquant d'abord un effondrement du redox, suivie d'une asphyxie des animaux du bac, que les bactéries vont se mettre a consommer ! Gare donc à la surdose.

C'est une méthode que nous déconseillons aux débutants, qui ne savent pas exactement ce qu'ils font. Si votre charge organique est trop faible, nourrissez plus ou écumez moins, ou les deux : le risque est beaucoup moins grand.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/combatNO3.html


Photo, Julien Théodule

 


Goutte à goutte

Un goutte à goutte permet d'ajouter une solution à votre bac en toute sécurité (eau de chaux, chlorue de calcium, 'calcium et strontium a gogo', par exemple). On peut également le trouver en sortie de réacteur à calcaire, en sortie de réacteur à calcium ou encore en sortie de dénitrateur autotrophe sur soufre. On peut enfin s'en servir pour acclimater un poisson avec l'eau de notre bac (Voir Acclimatation de poissons et invertébrés et Ajouts de composants à l'aquarium).

Le goutte à goutte peut alors avoir des vitesses variées, de 1 goutte toutes les 5 secondes à plusieurs gouttes par seconde, ce qui donne à l'arrivée une mesure en litre par heure dans une fourchette de 0 à 10 litre/heure.

Il est préférable de faire tomber le goutte à goutte dans un endroit brassé du bac, par exemple devant un rejet de pompe.

Même si la meilleure façon de faire un goutte à goutte reste la pompe péristaltique ou encore la perfusion, elle est extrêmement coûteuse, ceci étant dû à des critères de fiabilité qui dépassent largement nos exigences aquariophiles.

Nos systèmes sont en général basés sur une pompe de faible débit (250 litres/heures par exemple) qui conduit l'eau à un récipient, lequel est sous pression et ressort vers le bac. On ferme à l'aide d'un robinet type tuyau à air ou Gardena le tuyau allant de la pompe au récipient, afin de pouvoir régler le débit. C'est ce même débit qui ressortira vers le bac. On place dans le récipient la solution devant être ajoutée au goutte à goutte.
On pourra soulager la pompe en incorporant un T avant le robinet, avec un retour d'eau vers le bac.

On peut également accrocher une bouteille en suspension au-dessus de l'aquarium, avec le bouchon percé d'un tuyau à air, relié à un robinet type Gardena. Le réglage du robinet en 'goutte à goutte' permet de déverser à la vitesse voulue le produit dans le bac.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Doseur.html

 


Granulométrie du sable en fonction de la méthode

Ces chiffres sont donnés à titre indicatif. Des variations ou adaptations sont évidement possibles, et l'auteur de rappeler que chaque bac est une histoire autonome, avec sa propre configuration.

- Berlinois : 3-5 mm mieux pour siphonner les sédiments. Couche de 0.5 à 2 cm par exemple, mais il n'y a pas de recette générique concernant le sable. C'est à voir en fonction de l'environnement a reconstituer.
- Jaubert : 2-5 mm couche 10 cm.
- Ron (DSB sans plénum) : plusieurs granulométries, du sable oolithique à celui d'une granilométrie de 1mm. Couche de 10 à 15 cm.

 


Groupe de froid

Voir aussi Chaleur d'été.

Un groupe de froid a pour objectif de refroidir le bac si la température extérieure additionnée à l'éclairage et à la chaleur dissippée par les éléments immergés (pompes, etc, ...) risque d'amener le bac à dépasser la température critique pour les animaux hébergés, que nous situeront par expérience à 30°.

2 types de principe :
· soit faire tremper dans l'eau du bac un serpentin où circule de l'eau fraîche rafraîchie en permanence par son passage dans le groupe de froid (qui joue un peu le rôle d'un frigidaire)
· soit faire passer dans le groupe de froid de l'eau de l'aquarium, qui sera rafraîchie à l'intérieur puis rejetée dans le bac.

A titre indicatif, grâce à cet engin, on peut constater que :
· Les moins bons font -5 °C pour un bac de 300L
· En moyenne, on constatera -5°C pour 500L
· Les meilleurs appareils (et donc les plus coûteux ...) font -5°C pour 3000L

Les prix moyens des groupes de froid sont de 700 à 900 euros (on peut bien sur trouver beaucoup plus cher ...).
On peut également envisager un bricolage basé sur un refroidisseur de bière (250 euros d'occasion).

A l'inconvénient du prix, on n'oubliera pas de rajouter la consommation électrique, l'encombrement et l'esthétique de l'engin, et le bruit qu'il produit (environ 60 dB en moyenne).

Néanmoins, si vous calculez combien risque de vous coûter la perte de votre bac, l'investissement peut en valoir la chandelle ...

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Froid.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/GroupeFroid.html


Photo, Sébastien Lecomte

 


Guppy et black molly

Les black molly sont habituellement des poissons d'eau douce d'Amérique centrale à l'origine et maintenant presque en majorités d'élevage asiatique (Singapour, Sri Lanka, Maldives, Indonésie, etc ...) donc originaire d'une eau dure, avec hauts pH et KH, mais il faut savoir que leur origine est l'eau saumâtre. On peut donc, grâce à une adaptation soignée (Voir Goutte à goutte et Acclimatation de poissons et invertébrés) les acclimater pour le bac marin. Les guppys ont cette même particularité, quoiqu'un peu moins prononcée.

On pourra donc avoir ces hôtes inhabituels dans nos bacs ou même nos refuges, qui, si d'un coté peuvent se nourrir modestement dans la microfaune, vont de l'autre alimenter le bac en nourriture, ces poissons étant champions de la reproduction sexuée.

 


Hauteur de HQI

La hauteur à laquelle placer un HQI peut se discuter par rapport au fond du bac (surface du sable) ou par rapport à la surface de l'eau. En fait, tout dépend de votre projecteur : plus il sera grand angle et plus il pourra être placé proche de la surface de l'eau. Nos hauteurs d'eau étant relativement constantes (entre 50 et 70 cm), nous nous baserons sur la distance par rapport à la surface de l'eau.
Rappelons l'énormité de la rumeur déclarant qu'il faut que l'HQI soit à 90 cm du fond du bac. Un 400 W sur un bac de 70 cm de haut se trouverait à 20 cm de la surface, ce qui a pour effet d'avoir de grandes chances de brûler les coraux situées dessous.
(Voir Durée des ampoules HQI).

Nous recommandons de placer le HQI à une distance comprise entre 15 (avec un grand angle) et 40 cm de l'eau. Ceci permet de travailler dans le bac sans être trop gêné, d'éviter les éclaboussures trop importantes sur le verre de l'HQI.

Il faut aussi penser que l'éclairage doit atteindre le maximum de zone de l'aquarium. On devra donc également prendre en compte la disposition des pierres. Notons en passant que plus l'HQI est haut, moins THEORIQUEMENT vous constaterez de développement d'algues sur vos vitres , l'angle d'incidence y étant moins fort (l'idéal étant des vitres inclinées, complètement parallèles aux rayons lumineux). Cette considération est néanmoins plus anecdotique que pratique.

Rappelons ici que idéalement 75% de la surface du sable d'un bac Jaubert doit être éclairé.

 


Hippocampe

L'hippocampe est un animal étrange. Il est à ce titre attrayant et attractif. Sachez néanmoins les contraintes qu'impose son hébergement.

L'hippocampe est un animal lent. Le principal problème que l'on va rencontrer est donc son alimentation, car il n'est pas rare que l'hippocampe passe 10 à 15 secondes à regarder sa nourriture avant de se décider à l'ingurgiter. Comparé à la ruée titanesque et aux vagues (si si ...) produites par les autres habitants du bac lors de la distribution de nourriture, on comprend tout de suite que ces animaux ne sont pas compatibles entre eux : L'hippocampe a toutes les chances de mourir de faim puisque les autres ne lui laisseront rien.

Il convient donc de le mettre dans un bac à part.

L'hippocampe ne se nourrit que de mysis. Quelques tentatives de nourrissage à l'artémia ont néanmoins pu être menées avec succès ...

L'hippocampe passe son temps la queue accrochée au décor, il faudra donc ne pas laisser le sol nu, mais y installer des pierres, des algues supérieures afin de lui procurer un terrain de jeu.

Le mettre dans le refuge n'est pas forcement une bonne solution, car comme tout prédateur, il appauvrira le refuge.

Sachez que l'hippocampe est un animal qui vit en couple.

Son compagnon de jeu idéal est le mandarin, qui est un tout petit peu plus rapide que l'hippocampe mais très en dessous des vitesses des autres poissons du bac, ce qui lui pose à lui aussi des problèmes d'alimentation.
Rappelons enfin que l'hippocampe ne doit pas être associé avec des anémones et des cérianthes.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/ElevageHippocampes/ElevageHippocampes.html


Photo, Julien Théodule

 


Holothurie

Il s'agit d'un animal particulier, sorte d'éboueur du fond de mer (Voir Détritivores). Elle a l'apparence d'un concombre, de couleur en général marron grise pour les cas qui intéressent nos aquariums. Cet animal ne sort généralement que la nuit, en rampant dans le bac. Il passe son temps à gober des grains de sable et les détritus qui y sont accrochés, afin de les débarrasser de la matière organique présente à leur surface pour s'en nourrir. Il rejette le grain à l'autre bout de son corps. Les sucs acides présents dans son organisme permettent également une dissolution du grain de sable, et donc comme dans un Réacteur à calcaire, relargage de calcium.

Tout ceci serait idyllique si, lors de sa mort, l'holothurie ne dégageait un ensemble de composés extrêmement toxiques pour le bac, pouvant entraîner la ruine de celui-ci. Le cas le plus courant est l'aspiration de la bête par une pompe de brassage. Veuillez donc à mettre des crépines à vos pompes, comme dans le cas des anémones (voir Anémone en récifal).

 


HQI, combien ?

Combien de HQI dois-je disposer sur mon bac ? De quelle puissance ?

Sachez d'une part que plus le nombre de HQI sera important, mieux le bac sera éclairé pour une même puissance, bien sûr. En effet, un HQI central (même avec un déflecteur grand angle) laissera toujours des zones d'ombres sous les pierres à cause de l'angle. On peut être tenté de se dire qu'il n'y a qu'un seul soleil, mais c'est sans compter la distance qui nous éloigne de lui, qui fait que les rayons lumineux arrivent avec un angle d'incidence de quasiment 90°, partout.

Les facteurs à prendre en compte sont donc le réflecteur, la profondeur du bac, les habitants, etc ...

Sachez d'autre part que tout dépend de la population hébergée. Les coraux durs SPS photosynthétiques n'ont pas les même besoins lumineux que les poissons.
Une bonne fourchette peut se situer entre 200 à 600 W/m², on tendra vers la limite haute pour un bac récifal avec des SPS.
Voir Eclairage et Hauteur de HQI.

 


Humidité

Sachez que votre aquarium évapore en moyenne environ 1% de son volume net d'eau par jour. Ceci est normal, et il n'est pas question de le réduire. L'évaporation montre en effet que le bac est à la bonne température, que le brassage de surface est adapté, et que la dispersion calorique est correcte. Elle permet en outre l'ajout de Ca2+ via le réacteur à calcium en complétant le volume d'eau évaporée par de l'eau de chaux.

Prévoyez donc une réserve d'eau douce de taille adaptée à une absence de quelques jours, par exemple (Voir Absence prolongée, vacances).
Un bac récifal ne doit pas être couvert. On pourra éventuellement le fermer (en l'encastrant dans un meuble par exemple), mais en ventilant correctement l'espace au-dessus du bac. Néanmoins l'humidité risque de détériorer le meuble (Voir Rouille des supports), de faire pourrir le bois, et ce n'est pas idéal pour l'aération du bac.

Il conviendra donc de ventiler correctement la pièce qui accueillera l'aquarium, afin d'éviter moisissures, etc ...

Sachez également que l'humidité peut se condenser sur les 'points froids' d'une pièce (angle des plafonds, etc ...), qui, résultant d'un mauvais brassage de l'air, sont à une température inférieure à la pièce. L'air chargé d'humidité va alors s'y déposer sous forme de fines gouttelettes (genre vitre de cuisine froide et embuée quand vous faites bouillir de l'eau à l'intérieur ...)

Une pièce normalement ventilée et aérée correctement ne pose toutefois pas de problème pour des volumes courants de bacs récifaux. Attention tout de même si vous avez des toiles de maîtres !

 


Hydroxyde de calcium

L'hydroxyde de Calcium Ca(OH)2 (ou encore 'chaux éteinte') est une poudre blanche fine, disponible chez votre commerçant, mais aussi en pharmacie, éventuellement sur commande.

Chez votre détaillant aquariophile, vous pourrez vous procurer des produits estampillés par de grandes marques, à des prix estampillés de la même manière :o( L'intérêt de ces substances peut être :
- Un produit réputé 'plus pur','spécialement étudié pour nos bacs': ceci est très discutable, voir mensonger.
- Un conditionnement par sachet de 50g sous vide : ceci est intéressant pour ne pas humidifier toute une boite (meilleure conservation), et pour doser ce que l'on met.
- Une meilleure dissolution.

Les prix que vous trouvez chez votre pharmacien sont plus abordables (un peu moins de 20 euros le kilo) ...

L'hydroxyde de calcium s'ajoute à de l'eau osmosée pour donner de l'eau de chaux, solution saturée en Ca2+ (et en hydroxydes) à un pH de 12.45.
A partir de cette poudre, on peut fabriquer de l'eau de chaux, afin de faire des ajouts manuels de calcium au bac.

On se sert également de cette substance pour remplir le réacteur à calcium. On ajoute l'hydroxyde à l'eau dans le réacteur, afin que le mélange (eau de chaux saturée) soit disponible pour compléter l'évaporation du bac. Le réacteur est ensuite autonome pendant quelques jours à deux semaines, selon la précipitation du Ca2+ dans le réacteur (CO2 apporté avec l'eau osmosée), l'évaporation et la taille du bac, la taille du réacteur, mais aussi les besoins de l'aquarium.

L'hydroxyde de calcium craint l'humidité, c'est pourquoi il faudra le conserver dans son emballage d'origine (normalement hermétique), dans un endroit sec et frais.
Il est plus intéressant de l'acheter en petit conditionnement, afin que la boîte que l'on utilise (soumise à l'humidité ambiante dès son ouverture) soit utilisée le plus rapidement possible.

Une fois en solution (on verse la poudre dans l'eau), le mélange craint le CO2. En effet, le CO2 va se combiner avec le Ca2+ en solution pour former du CaCo3, composé inutilisable pour nos bacs. Il convient donc, une fois le mélange fait, de bien refermer la boite de poudre, mais aussi le récipient de la solution préparée (bouteille, visio-réacteur, etc ...).

On notera que certains se protégent des particules qui se mettent en suspension dans l'air par un masque de peintre (1 Euro les deux) pour éviter d'en respirer.

 


Indésirables

Parmi tous les hôtes indésirables de l'aquarium amenés par les pierres vivantes, on peut distinguer :
· planaires.
· crabes corallivores.
· vers polychètes (vers de feu par exemple).
· crevettes mantes (à ne pas confondre avec les crevettes pistolet, parfois associées aux gobies tamiseurs de sable ...).
· certains escargots.
· Aiptasia
· Valonia.
· certaines ophiures.
· ...

Ces hôtes sont indésirables pour leur aptitude à se nourrir des habitants que nous hébergeons, à leur masquer la lumière, etc ...

Mais certains de ces hôtes peuvent par contre être très bénéfiques dans un refuge, par exemple.

Le cas des crabes est toujours discutable: certains sont corallivores, il convient de les éconduire dès que possible. Mais nombre d'Acropora.spp transportent avec eux leurs crabes dit 'commensaux'. Ils vivent en symbiose avec le corail, le débarrassent de déchets, etc ...
D'autres crabes solitaires sont alguivores, et donc très bénéfiques au sein même de l'aquarium. Citons en exemple le Mithraculus.spp (Mitrax), mangeur de Valonia.

Ils sont tous, de toutes façons, d'excellents détritivores, et ont donc leur place dans le refuge de l'aquarium.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://www.lebacaleon.com/Articles/crabes.htm


Photo, Nicolas Will

 


Installation du bac

L'ordre de mise en route du bac récifal est le suivant :

D'abord, recevoir ou construire le bac. Il n'est pas inutile à ce stade de faire un test d'étanchéité: ce remplissage normal du bac à l'eau du robinet vous prendra peu de temps, et vous permettra de vous assurer d'absence de fuite, de la bonne circulation des fluides dans les tuyaux, et un petit lavage n'est jamais superflu (résidus divers vont alors se mettre à flotter, comme vous pourrez le constater).

Tout va bien ? Vous vidangez tout.
Le cas de la méthode Jaubert est discuté un peu plus bas: il faut en effet installer maintenant le plénum, le sable et la moustiquaire, avant le remplissage.

Vous pouvez alors commencer le remplissage à l'eau osmosée. Suivant le débit de votre osmoseur (à partir de 90 litres/jour jusqu'aux modèles industriels) et le volume de votre bac, le temps de remplissage pourra prendre d'une demi-journée à quelques jours.
Vous pouvez dès à présent mettre en route le chauffage, afin d'atteindre (par exemple) 25 °. Cette température sera importante lors du salage.

Tout est rempli et tourne toujours bien ? Voici venue l'heure du brassage. Fixez vos pompes comme vous l'entendez (il n'y a pas encore de décor ...) mais agitez correctement la surface, pour une bonne oxygénation (Voir Brassage). Laisser tourner une journée.

Il est maintenant temps de saler. Plonger un densimètre flottant (Voir Densimètre à aiguille) dans le bac doucement, et ne soyez pas étonné qu'il coule à pic vers le fond (attention au choc, d'ailleurs).

Certains utiliseront pour cette tâche un réfractomètre. Disons que le but est de mesurer la densité du bac pendant le salage.

Laissez-le traîner là. Versez le sel sur la surface du bac, pas trop rapidement, afin d'assurer sa parfaite dissolution et son brassage sans précipitation. Observez la remontée du densimètre et ajoutez du sel jusqu'à obtenir la densité voulue. Sachez que la mesure de la densité s'obtient à une certaine température (les appareils du commerce sont habituellement étalonnés à 25°) et qu'il faudra donc effectuer une correction si vous n'êtes pas à cette température.

Laissez le bac tourner ainsi une journée, afin d'assurer un bon brassage, une bonne oxygénation et une bonne dissolution du sel.

Le bac est maintenant prêt. Sachez qu'il est normal que votre écumeur, à ce stade, ne sorte rien : il n'y a aucune pollution organique dans le bac. Savourez avec joie ce moment unique dans la vie de votre aquarium ... :o))

Si vous utilisez la méthode Jaubert, il faut mettre le plénum et la moustiquaire en place avant l'eau osmosée (après les tests de fuite à l'eau du robinet) car en général ils flottent et la mise en place du sable est alors acrobatique et en plus mieux vaut ajouter le sable avant l'eau sinon cela fait un belle soupe qui demande pas mal de temps pour décanter.

Vient le moment de l'introduction des pierres vivantes. Selon votre méthode, vous aurez plus ou moins de pierres à introduire (idéalement 20 kg/100 l en Berlinois et moins en Jaubert). Pour comprendre les enjeux de l'éclairage à ce stade, voir Eclairage en phase de démarrage.

Une autre approche de la méthode Jaubert pourra recommander de n'effectuer la mise en place de PV qu'après le cyclage en azote du bac avec le sable pour conserver le maximum de vie sur les PV, mais la théorie ne rejoint pas forcement la pratique.

On n'oubliera pas que "tout corps plongé dans un liquide déplace un volume d'eau bla bla bla", et que donc, le volume des pierres vivantes peut faire déborder l'eau du bac si vous l'avez trop rempli ... attention donc.

Il est d'ailleurs intéressant à ce stade de mesurer le volume d'eau sorti par l'introduction des pierres afin d'avoir une estimation relativement précise du volume net du bac (Voir Volume brut, net).

Selon leur préparation et leur état (Voir Pierres vivantes), une forte pollution et une grande sédimentation peuvent apparaître.

En Jaubert, posez les pierres sur le sable (Voir Pierres posées sur ou sous le sable) et construisez votre décor. La pollution inévitable engendrée par les organismes morts sur les pierres va amorcer les différents cycles et la mise en place des couches bactériennes au travers du sable n'en sera que facilitée.

Dans un bac berlinois, la quantité classiquement beaucoup plus importante de pierres augmente la quantité sous jacente de pollution et de sédiments. Nous recommandons de poser sans agencement particulier les pierres dans le bac et de laisser reposer le tout pendant une semaine, période pendant laquelle vous retirerez les sédiments qui ne manqueront pas de se déposer au fond ... Il ne serait pas étonnant de retirer 1 litre de sédiments par tranche de 100 kg de PV par semaine pendant 3 semaines.

La première semaine passée, vous pouvez construire votre décor, en ressortant et examinant les pierres une à une par exemple. On en profitera pour retirer les indésirables et s'en débarrasser ou les mettre dans le refuge (crabes, crevettes mante, etc ...

Pendant la constitution du décor, on fera autant que possible attention à la polarité des pierres. En effet, les pierres vivantes, dans la nature, ont été exposées au soleil sur une face. Il est intéressant de mettre cette face vers le haut, pour aider les organismes présents à la surface à se re-développer, et à favoriser (par exemple) les éponges de la face 'sombre' ...

Le décor étant monté, ne touchez plus à rien pendant 3 mois, approximativement. En fait (Voir Cycle de l'azote), il est recommandé de tester son eau afin de constater le pic de nitrites déclenché par la pollution des organismes en décomposition sur les pierres vivantes, entre immédiatement et jusqu'à 3 semaines après, remplacé ensuite par un pic de nitrates, preuve de la bonne mise en place de la population bactérienne, qui pourra durer jusqu'à 3 ou 4 mois après la mise en eau des pierres vivantes. C'est la décroissance de ce pic de nitrates qui donnera le premier signal du peuplement.

Dans le bac berlinois, l'introduction de sable peut avoir lieu à ce moment. Il ne faut pas négliger que cet apport massif d'une surface colonisable par les bactéries va déstabiliser votre bac ... Mais le mettre plus tôt vous empêche de retirer le maximum de sédiments ...

Lorsque votre bac est mature (voir Maturation d'un bac), vous pouvez commencer à introduire des animaux: d'abord des détritivores (Voir Détritivores) puis un poisson, en test. Puis un corail mou. Enfin un dur.

Il faut savoir qu'il vaut mieux mettre toutes vos pierres vivantes en même temps. En effet, l'ajout d'un deuxième lot va relancer un pic de nitrites /nitrates, risquant de tuer les organismes du bac en train de se développer. Autant faire tout en une fois, car cela relance en fait la phase de démarrage. Il faudra à chaque introduction d'une quantité significative de pierres vivantes reconsidérer éventuellement le cycle de 3 mois (ceci dépend tout de même de leur préparation, de leur qualité, de leur transport , etc ... Voir Pierres vivantes).

 


Intoxication du bac

Soyez conscient que si le brassage en surface et le contact extrême de l'eau et de l'air au sein de l'écumeur est suffisant pour oxygéner l'eau, il est également extrêmement efficace pour dissoudre dans l'eau toute substance volatile présente dans la pièce.
C'est pourquoi nous déconseillons de fumer dans la pièce de l'aquarium, d'utiliser des solvants, des peintures, des désodorisants, diffuseurs en tous genres, insecticide et anti-moustiques ... qui pourraient avoir un effet désastreux sur le bac.

 


Jaubert

Parmi les méthodes qui ont fait leurs preuves, elle est parmi les plus 'élégantes' au coté du DSB (Voir DSB) en terme de biotope naturel et de micro-population. En effet, elle utilise des procédés plus naturels et demande moins de matériel que le berlinois.
Parmi les critères canoniques de la méthode, on trouve :
· un rapport PV sur volume plus faible que pour le berlinois.
· un éclairage adapté qui doit illuminer 75% de la surface du sable.
· une couche de sable épaisse et un plénum.

Le principe de la méthode (on se reportera aux liens pour plus de détails) est de permettre l'installation de populations de bactéries dans la couche (épaisse de 8 à 12 cm) de sable. Dans cette couche va se mettre en place un gradient d'oxygène. L'eau va y circuler librement par diffusion, sans y être forcée. Les bactéries vont consommer l'oxygène au fur et à mesure de la progression de l'eau dans la couche. On va donc avoir des populations de bactéries aérobies près de la surface, et anaérobies au fur et à mesure de l'enfoncement dans le sol.
Cette répartition permet la mise en place de bactéries nitrifiantes et dénitrifiantes, et la proximité de ces zones assure un travail efficace. C'est de cette façon que l'on obtient des taux de 0 mg/l de nitrate dans les bacs Jaubert. Par des processus complexes qui sont encore aujourd'hui mal connus, le retraitement de toxines responsables d'une éventuelle coloration jaunâtre de l'eau semble être effectué, et on constatera dans certains bacs un apparent traitement des sédiments qui ne trouve pas d'explication claire.

L'intérêt du plénum (Voir Plénum) est l'unification du gradient d'oxygène, afin de ne pas obtenir de zones totalement anaérobies susceptibles de produire des composés toxiques.
L'intérêt de l'éclairage d'une large surface de sable est le développement de micro algues à la surface (Voir Jaubert et éclairage et Algues), pour alimenter les bactéries par l'intermédiaire de micro-organismes.
Le brassage ne doit pas être dirigé vers le sol pour ne pas perturber le gradient d'oxygène.

On constatera d'autre part une certaine tendance du bac à assurer son taux de calcium et KH. En effet, l'eau qui diffuse dans la couche de sable va s'acidifier au cours de sa descente, en donc dissoudre le sable de corail, libérant ainsi du calcium et les constituants du KH dans le bac Il faut noter cependant que si vous êtes chargé en coraux durs, le bac ne pourra pas seul maintenir un taux suffisant de Ca2+ et KH, vous ne serez donc pas exempt d'ajouter du calcium et KH à votre bac sous forme d'eau de chaux ou autre.

Si cette méthode paraît par bien des aspects séduisante, elle est néanmoins déconseillée aux débutants. En effet, si sa mise en oeuvre est aisée, la compréhension de son fonctionnement demande des connaissances particulières, ou un 'coup de main de maître' pour redresser une situation 'glissante' ... Ce d'autant plus que les processus en jeu ne sont pas encore parfaitement compris.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://www.recif-france.com/Articles/Langouet/MethodeJaubert.htm
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Jaubert/JaubertLinthout.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Jaubert/JaubertLehoux.html
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/jaubert.html

 


Jaubert dans la décantation

Dans les bacs berlinois, vous pouvez faire un compartiment refuge dans votre décantation. Dans ce compartiment, vous pourrez mettre les indésirables que vous pêchez dans votre bac, et un mince filet d'eau le traversera. C'est un endroit idéal pour mettre en place un micro-Jaubert si vous le souhaitez. Vous aurez ainsi les avantages d'un Jaubert (dénitratation du mince filet d'eau qui le traverse), hébergement des habitants (indésirables du bac principal), espace sans prédation pour permettre à de nombreux micro-organismes de se reproduire, etc ...

Bien sûr, rien ne vous oblige à y placer les indésirables, et ce compartiment 'Jaubert' de votre bac peut être fort intéressant quel que soit son emplacement.

Attention néanmoins, il faudra éclairer (on préfère en général ne pas éclairer la décantation pour éviter le développement d'algues, de corallines, etc ... dans la décantation, dans l'écumeur, etc ...).

 


Jaubert dopé au soufre

Dans la continuité du Dénitrateur autotrophe sur soufre, l'idée est venue de se servir des bactéries colonisant les billes de soufre (Thiobacillus denitrificans) afin d'assurer une respiration nitrate pour dénitrater l'eau. Ainsi, on étale au-dessus du plénum une couche (une seule épaisseur) de billes de soufre. On recouvre ensuite avec le sable comme dans un Jaubert classique.

On obtient ainsi un effet dénitratant renforcé, et on peut se passer d'éclairer 75% de la surface du sable, limite intrinsèque du procédé 'Jaubert'.

On comprendra évidement qu'il faut prévoir cela dès la conception du bac. Impossible d'ajouter le soufre à un bac déjà en place. De plus, il faut doser le soufre avec subtilité, car on ne peut ni en ajouter, ni en enlever une fois le bac démarré.

Cette méthode n'est pas conseillée aux débutants.

 


Jaubert et brevet

La méthode Jaubert doit son nom au professeur Jaubert qui a expérimenté son invention pendant 10 ans avant de déposer un brevet.

Sachez que vous êtes libre d'utiliser cette méthode en tant que particulier. Seuls les professionnels qui la vendraient, ou qui s'en serviraient dans un bac d'exposition sont contraints de payer des royalties.

Tant que votre usage reste privé, pas de soucis.

Pour tout renseignement complémentaire au sujet de cette méthode, vous pouvez consulter le brevet national enregistré sous le numéro 88 01553.

 


Jaubert et éclairage

Le but de l'éclairage en Jaubert est, outre le nécessaire apport lumineux pour les coraux, l'éclairage du sable. Cet éclairage a pour but la prolifération des micro-algues afin de nourrir les micro-organismes qui vont ainsi initier un cycle. Ils vont se nourrir de ces algues, et leurs déjections vont alimenter les bactéries des couches inférieures du sable. Les bactéries, pour travailler, ont en effet besoin de carburant et de comburant. C'est là la principale raison de l'éclairage d'au moins 75% de la surface du sable.

 


KH

Le KH ou 'Karbonat Härte' est en principe la dureté carbonatée. Il mesure la présence de 2 éléments: Carbonates et Bicarbonates.

KH (en meq/l) = ( HCO3- ) + ( CO3-- )
Pour info : 1 dKH = 1.78 °f et 1 meq/l = 5 °f = 2.8 dKH

En réalité un abus de langage très courant fait qu'il est assimilé à l'alcalinité totale (Voir Alcalinité) car les tests dit de KH mesurent en réalité l'alcalinité totale qui inclut en particulier les borates B(OH)4- et les hydroxydes OH-.

L'inconvénient de cet abus de langage et des tests de KH est qu'ils mesurent les borates qui peuvent donner l'impression que les coraux disposent d'assez de carbonate/bicarbonate pour la croissance de leur squelette alors que les borates s'ils ont été ajoutés en excès ne participent pas à cette croissance et peuvent donner une valeur de KH correcte.

Intuitivement, il est une mesure du tampon carbonaté, qui va être dégradé avant que votre pH ne commence à être soumis à de fortes et rapides variations. Il 'stabilise' le pH, en quelque sorte.

Avec un KH haut, l'ajout (raisonnable, entendons-nous bien) d'un acide ou d'une base ne va pas trop affecter le pH.

Si carbonates et bicarbonates participent à la stabilisation du pH de nos bacs, ce n'est pas la seule raison qui doit nous pousser à maintenir un KH entre 7 et 10. La construction du squelette des coraux nécessite du calcium, bien sûr, mais également du carbone. Sans rentrer dans les détails des processus de la calcification (dans lesquels interviennent les zooxanthelles), les composants qui interviennent dans la formation du CaCO3, sont: le calcium, le CO2, le carbonate CO32- et le bicarbonate HCO3-. La croissance, tant attendue, des coraux 'durs' dans nos bacs doit donc logiquement conduire à une diminution des carbonates et donc du KH (tout comme l'acidification du milieu).

Les personnes constatant un pH qui fait du yo-yo doivent remonter leur KH.
Comme pour le calcium il existe plusieurs possibilités pour maintenir le KH dans la fourchette attendue:
· Les solutions de carbonates et bicarbonates, utilisées seules ou en association avec des solutions de chlorure de calcium, comme c'est le cas dans les méthodes bi-composants (du commerce ou en suivant la recette 'Calcium et strontium à gogo' (Voir Ajouts de composants à l'aquarium).
· Le réacteur à calcium (s'il est correctement utilisé) et surtout le réacteur à calcaire.

Le KH de l'eau de mer naturelle est à peu près de 7 à 7.5.
Les valeurs qu'on trouve habituellement dans nos bacs tournent entre 5 et 9, voir parfois plus pour ceux en particulier qui utilisent un réacteur à calcaire, sachant qu'on recommande une valeur située entre 7 et 10.

De plus, selon le test que vous utilisez, une variation de 2 unités peut être constatée. Encore une fois, comme pour les autres tests, c'est dans la variation et non dans la valeur brute que réside l'indication primordiale.

Quelques éclaircissements informels sur les unités :

TAC = Titre Alcalimétrique Complet (TAC), (s'exprime généralement en meq/l), c'est à dire la somme carbonate + bicarbonate + borate + hydroxyde , donc est équivalent à l'alcalinité.
et donc DANS LES FAITS équivalent à la dureté carbonatée ... (qui ne devrait prendre en compte que carbonate et bicarbonate), à cause de l'abus de langage.

GH (s'exprime en général en degré )= TH = dureté totale= somme du calcium et du magnésium, à ceci près que le GH est en degré allemand et le TH en degré français.

Voir GH et Alcalinité.

 


Kit détritivore

voir Détritivores


Photo, David Excoffier

 


Local pour installer l'aquarium

Nous allons nous concentrer ici sur les désagréments de l'aquarium, pariant sur le fait que si vous lisez ceci, c'est qu'il n'est pas nécessaire de vous convaincre de l'agrément et des avantages de cette passion.

Concernant la pièce qui va recevoir votre aquarium, différents points sont à prendre en considération:
· L'humidité dégagée par l'aquarium : voir humidité.
· L'éclairage de la pièce: dans la chambre à coucher, cela interdit d'éteindre les lampes avant l'heure prévue, dans le salon, on peut avoir les HQI en pleine figure.
· Eau sur le sol: si le salon est en parquet, sachez que vous ne serez de toutes façons et quel que soit votre niveau de maniaquerie, jamais à l'abri de projections d'eau, d'éclaboussures, de gouttes, bref. Mieux vaut un sol carrelé. De la même façon sur la moquette, l'eau salée laisse des auréoles du plus beau cru.
· Le bruit de l'aquarium n'est pas négligeable. Les pompes, l'écumeur, le bourdonnement des HQI, la surverse, avec parfois un effet de résonance dans le meuble en dessous sont de nature à énerver quand on regarde la télévision, et à empêcher de dormir si c'est dans la chambre à coucher.
· Ajoutons à ces notes ternes les éventuelles odeurs 'de marée' dues au bac, ou à l'écumeur qu'il est temps de vider.
· Penser également à ne pas être éloigné d'un point d'eau d'une part, et d'une évacuation d'eau d'autre part (changement d'eau, rinçage, etc ...).
· Il faut savoir enfin que si un aquarium est un magnifique ornement, il n'est pas toujours présentable, et doit être entretenu : vitres pas forcement toujours faites, etc ... ce n'est pas un tableau, c'est un écosystème vivant, avec tout ce que ce mot implique de déchets ... :o)
· La résistance du plancher n'est normalement pas à prendre en compte pour un volume raisonnable. Ces inquiétudes sont abordées dans l'item Poids d'un bac.
· Pensez à la chaleur d'été qui devra être combattue (attention, un groupe de froid est bruyant), mais également à l'ensoleillement. Il est déconseillé que le soleil arrive à taper sur les vitres (développement d'algues, échauffement, etc ...).
· Attention enfin à la tranquillité des habitants de votre bac: pas de machine à laver le linge à coté, pas d'atelier avec coup de marteau bruyant, etc ...

On l'aura compris, une pièce dédiée est préférable, avec un évier de préférence, et correctement ventilée, pour le confort de l'aquariophile. En revanche, un bac dans un salon a lui aussi des avantages parmi lesquels la capacité d'attraction et intéresser les gens (sorte d' 'éducation écologique') (Voir Rôle de l'aquariophile et préservation des récifs).

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/cave.html

 


LPS

Abréviation de 'Large-Polyped Scleractinian'. On désigne par cette abréviation les coraux durs à larges polypes parmi lesquels on trouve les Euphillia.spp, Caulastrea.spp, Trachyphillia.spp, Fungia.spp et autres.


Photo, Nicolas Will

 


Lugol

Ce produit intervient dans le maintien du taux d'iode dans l'aquarium récifal. Le Lugol est une solution iodo-iodurée. Il existe plusieurs concentrations dont les plus courantes sont le Lugol dit 'fort' et le Lugol dit 'faible'. Le premier s'obtient en dissolvant 5 g d'iode (I2) dans 10 g d'iodure de potassium (KI) le tout dans 100 g d'eau distillée. Le deuxième s'obtient en dissolvant 1 g d'iode dans 2 g d'iodure de potassium le tout dans 100 g d'eau distillée. On peut aussi se le procurer en pharmacie.

Attention, ce produit se dégrade à la lumière, d'où l'intérêt de l'injecter le soir, et de conserver le produit dans un flacon opaque, et à l'abri de la lumière.

L'ajout d'iode est controversé ces derniers temps, bien que nécessaire au bac, et consommé par celui-ci. Sachez que l'iode ajoutée au bac sous forme d'iodures est dégradée en moins d'une semaine sous la forme iodate, indétectable avec nos tests.

Le produit 'Lugol' est en particulier sujet à controverse car son utilisation (en cas d'apports conséquents) provoque une accumulation de iodates dans l'eau, composé un peu plus toxique que l'iodure.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Lugol.html

 


Mandarin

Les Mandarins sont très attractifs car de couleurs chatoyantes, de formes étranges et de comportements pour le moins étonnants par rapport à l'idée générale qu'on se fait d'un poisson. Sachez néanmoins que ce sont des animaux de luxe dont l'alimentation est quasiment exclusivement constituée de proies vivantes de la microfaune issue des pierres vivantes. En ce sens, le mandarin est déjà un hôte à proscrire du bac récifal, puisqu'il consomme la micro-faune tant prisée ... (il est évident qu'il n'est pas le seul, mais les autres finissent facilement par trouver une nourriture de substitution).
De plus, surtout s'ils sont originaires des Philippines, il n'y a guère de chance de les maintenir à moins d'une très importante faune établie et donc sur un bac sans prédation autre que les mandarins. On parle d'une base de l'ordre d'une centaine de Kg de PV si on voulait avoir une chance de réussite au long terme. On peut aussi considérer qu'un aquarium riche en algues et/ou en phanérogames présente de bons atouts pour aider à la maintenance de l'animal.

Les cas plus ou moins isolés de mandarins qui ont accepté une nourriture de substitution et où les bacs ne répondent pas aux spécifications ci-dessus sont des exceptions.

L'article cité en lien fait état d'un taux de survie d'environ 9/40 soit 22% à moyen terme. Que cette étude soit légèrement biaisée ou pas montre néanmoins que c'est un poisson difficile à maintenir dans nos bacs, surtout à cause de la difficulté à lui faire admettre une autre nourriture que la microfaune. Tout se joue dans l'acclimatation ... (Voir Acclimatation de poissons et invertébrés).

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://ozreef.org/reference/mandarin_survey.html


Photo, Julien Théodule

 


Mangeur d'algues

Les poussées d'algues supérieures mais surtout inférieures dans nos bacs récifaux sont, surtout en phase de démarrage, un problème courant. Afin de les éradiquer, nous recommandons d'abord les méthodes naturelles, comme jouer sur le brassage, l'éclairage, les nutriments, les herbivores, etc ...

Gardons en effet à l'esprit que ces algues ne poussent que parce qu'elles trouvent des nutriments pour se développer (nitrates, phosphates), un éclairage adapté, etc ... Jouer sur ces paramètres va influencer leur développement (Voir Algues).
Parmi les prédateurs, on trouve bien sûr tous les herbivores (chirurgiens, salarias, ...) ainsi que bernards l'ermite, escargots, limaces (Donabella.spp) et oursins.


Photo, David Excoffier

 


Matériel

On peut lister le matériel indispensable, puis les composants dont vous aurez besoin selon votre charge en coraux dur, vos besoins, ou votre méthode.

Un osmoseur.
Un thermomètre.
Un densimètre ou réfractomètre (Voir Densimètre à aiguille).
Des tests (nitrates, calcium, KH, ...).
Des pompes, pour le brassage du bac telles que les Maxi-Jet. Voir Brassage.
Une pompe de remontée (pour la décantation).
Un osmolateur.
Une réserve d'eau douce (Voir Pourquoi compléter avec de l'eau douce un bac marin ?).
Une décantation.
Un écumeur.
Un chauffage
Une épuisette
Un groupe de froid.
Un tube UV.
Un réacteur à calcium.
Un réacteur à calcaire.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Criticite.html

 


Maturation d'un bac

Une fois son bac mis en route (Voir Installation du bac), à quel signal peut-on se fier pour savoir quand commencer son peuplement ?

Un premier point doit concerner le cycle de l'azote. Il faut constater que le pic de nitrites est évidement terminé, et éventuellement le pic de nitrates, quoi qu'on puisse considérer qu'une mesure de 10 ou même 20 mg/l de NO3- n'est pas un obstacle pour commencer le peuplement.

Un autre indicateur est la pousse de corallines. Si leur développement est significatif (sur les vitres, sur les pierres, etc ...) alors le peuplement peut être commencé.

Enfin, d'un point de vue beaucoup plus subjectif, dès que les indicateurs précédents sont atteints et que le bac fait preuve d'une certaine stabilité (sédimentation, quantité d'écume, etc ...).

On conseillera globalement d'attendre 3 mois après le démarrage du bac pour l'introduction des premiers pensionnaires. De plus, un bac en démarrage est comme un orage: l'équilibre se déplace dans tous les sens, et ça part de tous les cotés ... On se retiendra alors de tirer des conclusions, en particulier au niveau des taux de calcium (pas d'ajout de composants durant cette phase), ainsi que des observations générales du genre 'quantité d'écume extraite', 'poussée d'algues', etc ... Tout ceci est normal, et va se stabiliser. Inutile d'essayer d'agir sur des paramètres qui fluctuent en quête de stabilité.

 


Mesures et Valeurs

Nous nous proposons ici de donner les mesures et valeurs classiques que l'on doit constater dans un bac récifal en fonctionnement.

Sur chaque valeur, on pourra pinailler, et opposer des arguments plus ou moins recevables dépendant de contextes divers. Fort bien. Ces valeurs ne sont données qu'à titre indicatif, et destinées à aider un débutant à sentir un glissement ou un problème.
On rappellera que la mesure en elle-même est finalement assez peu importante vue l'imprécision de nos tests, et plus que la valeur, c'est l'évolution de cette valeur qu'il faut suivre.

Bac :
Température : 25 -28°C
Densité : 1024-1026
NH3/NH4+ : < 0.01 mg/L
NO2 : < 0.01 mg/L
NO3 : < 10 mg/L
O2 : au delà de 5 mg/L
pH : entre 7,9 et 8,5 (idéalement 8 et 8,2 ) (matin/soir), ou 8,2 - 8,3 sur 24 heures
PO4 : < 0.05 mg/L
Calcium : > 420 mg/L
Magnesium : 1350 mg/L
KH : 8 à 12 °all
I2 : 0,06 mg/L

Réacteur à calcaire :
PH à l'intérieur du RAC : 6,5 ( calcite ) à 6,8 (aragonite)
Ca en sortie : > 600 mg/L
KH en sortie : > 35 °all

Réacteur à calcium :
Ca en sortie : > 800 mg/L
KH en sortie : 0 en théorie ! (pas de carbonates ou de bicarbonates ! Le KH se constitue dans l'aquarium au contact du CO2 dissout) mais comme le KH mesure aussi les OH- qui sont forts en sortie de réacteur ...

 


Méthodes récifales

La principale méthode récifale employée de part le monde aujourd'hui est la méthode berlinoise, basée sur écumeur, pierres vivantes, éclairage et brassage (Voir Berlinois), bien qu'elle se décline sous des formes très variées.
L'intérêt des lits de sable épais (DSB) donne des méthodes alternatives, comme :
· La méthode Jaubert, basée sur une épaisse couche de sable sur une couche d'eau confinée, éclairage et PV.
· Le bac DSB, basé sur une couche de sable épaisse et de faible granulométrie mais variée, éclairage et PV.

D'autres méthodes seront à votre disposition (ainsi que des combinés de plusieurs) quand vous aurez maîtrisé ces méthodes de bases ... (Ron, jauberlinois, ...)

Signalons enfin les méthodes qui ont précédé l'avènement du récifal: méthode Adey, filtre sur algues, etc ...

On rappellera le fait qu'une méthode doit avant tout satisfaire l'environnement particulier que l'on souhaite reproduire ...

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/TechMaintenance/TechMaintenance.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Jaubert/JaubertBerlinois.html

 


Mettre 2 pompes en série, en parallèle ?

Loin de vouloir donner des notions de mécanique des fluides, nous rappellerons ici juste quelques points.

Si vous mettez deux pompes en parallèle, vous allez doubler théoriquement le débit, en gardant la même hauteur de refoulement.
Cela signifie que vous allez pouvoir remonter 2 fois plus d'eau à la même hauteur.

Si vous mettez deux pompes en série, l'une prenant la sortie de l'autre, vous allez augmenter la hauteur d'eau refoulée. Vous allez donc remonter l'eau deux fois plus haut, mais sans changer le débit. Ceci peut être très utile lors par exemple de l'installation d'un bac dans le salon avec sa décantation dans la cave.

L'influence des coudes : sachez que chaque fois que vous placez un coude, vous affaiblissez le débit.

 


Microfaune benthique

Par microfaune benthique, nous regroupons tous les animaux présents dans le bac qui sont apportés par les pierres vivantes ou le sable vivant, et qui participent à la diversité de la faune de votre bac. Vous êtes susceptible de croiser tous ces organismes sur le sable, parfois à la loupe, contre les vitres, éventuellement de préférence la nuit ...

Copépodes
Amphipodes
Vers polychètes
Vers de feu
Asterina
...

Tous ces animaux sont très importants pour l'équilibre de votre bac, puisqu'ils sont généralement de bons détritivores, et qu'ils participent à ce titre au retraitement des déchets, ainsi qu'en remuant et aérant le sable.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Peuplement1.html


Photo, Nicolas Will

 


Mise en route

Voir Maturation d'un bac.

 


Mousse bleu dans les Eheim 1060

La mousse bleue qui se trouve en entrée de la pompe Eheim 1060, reine de nos bacs, juste sous le cache, est à ôter. En effet, que vous vous en serviez comme pompe de remontée de la décantation ou comme pompe d'admission d'eau vers l'écumeur, sa faculté à retenir les débris et à permettre leur décomposition va à l'encontre du principe de l'écumage (Voir Ecumeur).

 


Mue de crevette

Il n'est pas rare d'avoir l'illusion de trouver dans son bac une crevette morte. Pas de panique, même si elle est en tout point identique à votre crevette préférée, il s'agit dans la plupart des cas d'une mue (ou encore 'exuvie'). Lysmata amboinensis par exemple mue environ une fois par mois, après avoir fait un lâché d'oeufs.
Les paramètres de l'eau influencent la périodicité de la mue, ainsi que le stress de la crevette et sa forme physique.

D'autre part, un taux d'iode proche de celui de l'eau de mer naturelle est important pour la mue des crevettes, l'inverse n'étant pas forcement significatif (pas d'inquiétude exagérée de son taux d'iode si les crevettes ne muent pas). A noter que l'iode nécessaire peut être contenue dans la nourriture.

Disons simplement que plus une crevette mue, plus elle est en bonne santé et contente de son environnement. Cette mue peut intervenir tous les 15 jours.


Photo, David Excoffier

 


Mue de Sarcophyton.spp, Sinularia.spp

Ces coraux muent périodiquement (parfois tous les 2 jours, couramment tous les 10-15 jours). Ils ont besoin de se débarrasser de la couche superficielle de leur épiderme, évacuant par la même un trop plein de carbone, et d'éventuels organismes indésirables. Pendant cette période (quelques heures à quelques jours), on notera l'absence de polypes. On peut alors 'aider' le corail à faire 'peau neuve', en dirigeant un courant d'eau vers lui (attention, pas une pompe en pleine tronche !) ou éventuellement en le frottant légèrement. Le mieux est sans doute de ne rien faire.

 


Nettoyer

Le nettoyage est malheureusement l'activité qui va vous occuper le plus de temps concernant votre bac.

· ses vitres : les vitres propres sont indispensables pour pouvoir voir le bac, et en jouir pleinement. Leur nettoyage sera donc fréquent, puisque l'éclairage va favoriser le développement d'algues sur la surface de celle-ci. Il est possible et courant que vous deviez faire vos vitres tous les 2 jours afin de conserver une vision de l'intérieur du bac. Les outils à votre disposition sont l'aimant de chaque coté de la vitre, mais qui n'enlève pas plusieurs jours d'algues incrustées (et si un grain de sable se glisse entre les deux, aie !), la lame de rasoir, qui peut rayer la vitre, et (ce que nous recommandons) la carte de crédit (ou n'importe quelle carte du même type). Son plastique rigide est tout à fait approprié pour gratter (éventuellement fort mais sans rayer) l'ensemble de vos vitres (On enlèvera la puce, évidement, pour ne pas introduire de métal dans le bac).

· nettoyer son bac : il faudra vider et nettoyer la coupelle de l'écumeur tous les 2 jours environ, selon votre extraction d'écume (l'âge de votre bac, le type d'écumeur, votre charge organique, ...) il faudra aussi périodiquement clocher les sédiments.

· son matériel : périodiquement, il faudra laver tout le matériel du bac, afin de le décrasser, enlever les pellicules de sels, de calcaire, d'algues, de sédiments. Pour cela, un seau d'eau ajouté d'un ou 2 verres d'acide chlorhydrique où tremperont les éléments sera un très bon décapant. Après une dizaine de minutes d'immersion, les pompes seront grattées et retrouveront un 'coup de neuf' indéniable ...

· Il faudra également prendre soin de laver ou décrasser les tuyaux de remontée de la décantation, et de connexions des réacteurs, etc ...

· Pour ceux qui utilisent un filtre mécanique (ce que nous déconseillons), il faudra remplacer le plus souvent possible la masse de filtration, perlon ou mousse bleue par exemple

· Pensez aussi à laver le verre du HQI, qui s'obscurcit à force de projection de sel.

 


NH3 / NH4+

Voir ammoniac

 


Nitrates

Les nitrates sont le résultat de la transformation des nitrites par deux populations de bactéries : NitroBacter en priorité, mais aussi Nitrococcus (Voir Cycle de l'azote).

Les valeurs visées en récifal sont comprises entre 0 et 5 mg/l, bien que l'on constate que certains bacs berlinois tournent avec satisfaction avec des taux de 20 mg/l et plus.

Pour faire baisser les nitrates, différentes causes de ce taux anormalement élevé amènent différentes possibilités. Il convient donc de correctement analyser son problème afin d'apporter la réponse adaptée.
Citons parmi les causes possibles :
· l'écumeur mal dimensionné, (non adapté au volume du bac), mais le surécumage peut aussi faire augmenter le taux de nitrates, en appauvrissant le milieu en carbone organique, nécessaire aux bactéries dénitrifiantes.
· les PV en sous nombre, (mauvaise application d'une des méthodes récifales).
· la sédimentation stagnante, (pourriture au sein du sable).
· le manque de carbone organique, (manque de comburant pour les bactéries).
· l'osmoseur, peut être vieux ou détérioré, et ne plus éliminer suffisamment de nitrates en sortie.
· la nourriture, surtout congelée, est très riche en nitrates et phosphates. Il convient de la rincer.
· La surpopulation.
· Le surnourrissage par excès d'apport de N, le sous-nourrissage par insuffisance d'apport de C.
· Le manque de détritivores.
· Les mousses/perlon encrassés.
· Le DAS, pour tenter de les résorber, sans résoudre leur cause. Méthode de dernier recours, et parfois ponctuelle ...

Détail: sachez que lorsqu'un test mesure les Nitrates-N (Nitrates Azote, mesurées entre autres par Aquarium Systems), les valeurs données par le test correspondent à la masse de l'élément azote (N) contenu dans les ions nitrates (NO3-). Il faut donc pour obtenir la masse des nitrates (ce qui nous intéresse finalement), multiplier le résultat du test par 4.43 (rapport des masses molaires = (14 + 3 x 16) / 14)

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/combatNO3.html

 


Nitrites

Les nitrites sont le résultat de la transformation de l'ammonium par une population de bactéries : Nitrosomomas et Nitrosococcus. Les nitrites sont toxiques pour nos animaux à partir de 0.5 mg/l, même si certaines affirmations ont montré récemment que cette limite pouvait être augmentée. Ce n'est néanmoins pas une fin en soi, et nous visons (et obtenons facilement, sauf accident ponctuel) une mesure de 0 mg/l de nitrites dans nos bacs.
Voir cycle de l'azote.


Photo, Nicolas Will

 


NO2-

Voir nitrites.

 


NO3 et nourriture

Les nourritures congelées sont empaquetées avec un bloc d'eau. Lors de la décongélation, cette eau doit être jetée (pas dans le bac :o) ) car elle est fortement chargée en nitrates et phosphates. La nourriture l'est aussi, c'est pourquoi il est de bon ton de la rincer à l'eau claire avant de la donner à vos poissons.

Concernant les quantités, sachez que si vous sur-nourrissez, vous apportez de la matière organique excédentaire à votre bac, ce qui n'est pas désirable (non consommée, accumulation dans les sédiments, apport d'azote (N) démesuré), facteur d'accumulation de nitrates (NO3-) dans votre bac.

A l'inverse, si vous sous-nourrissez, vous maltraitez vos poissons, qui de toutes façons continueront à produire NH3/NH4+ (mais avec leurs propres réserves, avant de mourir de faim), et vous provoquez également une carence en carbone (C) dans votre bac. Vous privez ainsi du carbone dont elles ont besoin les bactéries dénitrifiantes, et provoquez de ce fait une accumulation de nitrates dans votre bac.

Comme d'habitude, un juste équilibre doit être trouvé ...

 


NO3-

Voir nitrates.

 


Nouilles céramiques

C'est un résidu de l'aquariophilie FO, voire de l'aquariophilie d'eau douce : en récifal, on n'utilise plus tout ce genre de matériel. Les nouilles servent de support aux bactéries qui convertissent ammoniac => nitrites=> nitrates. Elles sont donc en concurrence d'une part avec le principe de l'écumeur, d'autre part avec le principe de proximité qui complète les cycles localement.

 


O2

Voir oxygène.

 


Oolithique

Voir sable.

 


Ophiure

L'ophiure se rapproche par son aspect d'une étoile de mer. Elle fait partie des détritivores de votre bac.

Sachez que l'espèce la plus fréquemment rencontrée dans nos bacs est grise marron, mais que d'autres couleurs plus 'chatoyantes' existent. On fera dans ce cas bien attention à ce que l'ophiure ne soit pas coralivore
(Dans le doute, la règle "Pattes lisses : ok , Pattes pas lisses: pas ok" peut s'appliquer grossièrement).

Une patte coupée (lors d'un combat avec un crabe, par exemple) repousse.


Photo, Nicolas Will

 


Osmolateur

L'osmolateur est le dispositif qui vous permet de compléter automatiquement l'eau qui s'évapore de votre aquarium (normalement environ 1% du bac par jour).

Le dispositif est basé sur un capteur qui détecte une baisse de niveau de l'eau. Il déclenche alors une pompe dans la réserve d'eau osmosée (Voir Osmoseur, et Pourquoi compléter avec de l'eau douce un bac marin ?) afin de compléter le niveau d'eau automatiquement.

Vous trouverez des systèmes d'osmolation de marque pour environ 130 à 200 euros, mais vous pouvez également le fabriquer pour beaucoup moins cher, à l'aide d'une pompe de lave-glace de voiture. Cette méthode est couramment appelée sur Aqu@mer 'méthode grenobloise' pour d'obscures raisons ... :o)

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Osmolateur/osmolateur.html
http://www.lebacaleon.com/SPIP/article.php3?id_article=14
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Osmolateur/OsmolateurGratuit.html
http://www.biblioreef.net/?rechercher=osmolateur

 


Osmoseur

L'osmoseur est un appareil qui épure votre eau de conduite afin de vous fournir de l'eau osmosée (eau que vous pouvez acheter chez votre détaillant, soit dit en passant, à un coût prohibitif et à la force de vos bras...)
Soyons donc sérieux et investissez dans cet appareil composé de 2 ou 3 cylindres, qui vous apporte une eau en grande partie déchargée de minéraux, chlore, nitrates en général, etc ...

L'eau de votre aquarium doit être fabriquée à partir d'eau osmosée, et vos ajouts d'eau pour compenser l'évaporation également. Rares sont ceux (qui habitent généralement en montagne) qui ont une eau de conduite pure et utilisable directement pour l'aquarium.

Les trois cartouches sont composées respectivement de charbon (afin d'éliminer le chlore), de filtres à sédiments qui retiennent la boue et autres 'grosses' particules, et d'une membrane pour utiliser le principe de l'osmose inverse. Grâce à la pression de l'eau de conduite, une membrane très fine va 'filtrer' l'eau, sans empêcher le passage naturel vers la sortie. Un osmoseur fournit donc (en moyenne et selon son age) 4 fois moins d'eau utilisable que d'eau de rejet.

Les cartouches doivent être changées périodiquement, selon les recommandations fournies par le fabriquant.
Vous pouvez vous-même décider de leur changement en testant le KH de l'eau fournie par l'osmoseur, qui doit être à 0. Plus largement, le GH doit également être à 0. De même, les nitrates doivent idéalement être non mesurables. Un autre contrôle peut s'effectuer en mesurant sa conductivité : l'eau osmosée doit avoir une conductivité comprise entre 0 et 30 µS.

Certains mettent en marchent leur osmoseur 10 minutes sans recueillir l'eau, afin de 'purger' l'osmoseur. Nous n'avons aucune information sur l'efficacité ou l'intérêt de ce mode opératoire.

Certains utilisent une électrovanne pour déclencher leur osmoseur, et donc avoir une réserve d'eau toujours prête. On peut dans ce cas utiliser une électrovanne de machine à laver (Ref. chez Conrad: 0630 071-18 5,09 Euros l'unité). Il suffit de fabriquer un petit boîtier pour isoler le circuit électrique de l'eau car il fonctionne en 220V.


Photo, Julien Théodule

 


Oursin

Les oursins sont des animaux très attractifs. Soyez néanmoins prudent: choisissez de préférence un oursin diadème. Il semble en effet qu'il soit le seul à respecter l'agencement des coraux, et se faufile entre ceux-ci sans les bouger. Ceci reste parfois de la théorie ...

L'oursin se nourrit de coralline. Il passe son temps sur les pierres vivantes et croque les algues calcaires. Elles sont normalement tellement nombreuses qu'on ne s'en soucie guère, et il aide ainsi à la libération du terrain pour la repousse d'algues, en libérant de nouveaux sites.

Attention à ne pas le sortir de l'eau entre le marchand et votre bac.

L'oursin est également très intéressant dans le cas de ponte (de Pterapogon kauderni par exemple): les petits vont pouvoir se réfugier entre ses épines pour éviter la prédation des autres poissons du bac.


Photo, David Excoffier

 


Oxyde d'aluminium

Les billes d'oxyde d'aluminium sont utilisées dans la lutte anti-phosphates. On les place dans une chaussette (sac laissant filtrer l'eau ) qu'on va placer dans la décantation, à la manière du charbon actif.

Evidemment, comme dans le cas des résines anti-nitrates, (et du DAS dans une certaine mesure), c'est en amont qu'il faut lutter contre les phosphates, en évitant leur arrivée dans le bac et leur accumulation. Cette solution est le dernier rempart contre une lutte déjà perdue.

 


Oxydoréduction

Voir Redoxmètre.

 


Oxygène

Un bon brassage de surface est suffisant pour amener le taux d'oxygène dissout à saturation (dont la valeur peut varier selon la température). Le bulleur est un résidu de l'aquariophilie ancienne (Voir Utilisation d'un aérateur). L'écumeur, la descente d'eau par surverse, etc... aident également à garder cette valeur.

 


Palétuviers

Le palétuvier est un arbre qui pousse les pieds dans l'eau saumâtre, et plus particulièrement dans les mangroves. Cela en fait un excellent candidat pour être un hôte original dans un refuge ou dans le bac dans le cadre d'un aquarium écotypique de la mangrove. Attention toutefois à l'éclairage (hauteur de l'HQI peu compatible avec la hauteur de l'arbre au-dessus du bac).

Vu sa croissance relativement lente, n'espérez pas exporter nitrates ou phosphates de manière significative par ce moyen.


Photo, Nicolas Will

 


Panne EDF

L'absence de courant électrique est critique pour l'aquarium récifal, en particulier à cause de l'absence de brassage qui étouffe les coraux, puisque ces animaux, rappelons-le, sont originaires du récif, et donc habitués à être très brassés et oxygénés.

L'absence d'électricité est létale au bout de 5 à 8 heures pour les coraux. Les poissons souffriront plus tard du manque d'oxygénation de l'eau, puis de la pollution (absence d'écumeur), de lumière, etc ...

Au regard de l'investissement financier, humain et temporel de votre passion, autant éviter la perte de tout le bac par des systèmes simples. Dans cet article, l'auteur nous propose d'alimenter plusieurs pompes et éclairage grâce à une batterie qui se met en marche en cas de coupure de courant.

 


Passe cloison

Voir percer sa cuve.

 


Passer de l'eau douce à l'eau de mer

Votre cuve d'eau douce n'est certainement pas adaptée au récifal (pas de surverse, largueur, éclairage etc ...).

Vous pouvez toujours faire des aménagements afin de créer une surverse par un siphon auto-amorçant ou en perçant votre cuve (Voir Percer sa cuve).

Evidement, rien de ce qu'il y a dans le bac ne peut resservir, à part le thermomètre et le chauffage (ni l'eau, ni le sable, ni les poissons, ni les plantes, ...)

Attention également aux bacs ayant subi des traitements au cuivre.

 


Passer du berlinois au Jaubert, ou l'inverse

Passer d'une méthode à l'autre n'est pas une opération anodine. Elle est même déconseillée, car elle revient souvent à arrêter le bac pour le redémarrer ensuite. Analysez bien vos raisons pour un tel chamboulement. En effet, pour passer du berlinois au Jaubert, il vous faut insérer le plénum, puis le recouvrir de 10 cm de sable. Autant dire qu'il faut retirer la totalité des pierres vivantes et du sable pour effectuer l'opération (donc également les coraux, etc ...) ...

Inversement, passer du Jaubert au berlinois implique de retirer au moins 8 cm de sable puis d'enlever les grilles du plénum. Le décor ne résistera pas à ce traitement de force ... On place ensuite un écumeur. Le berlinois se portera d'autant mieux qu'il existe une décantation, ce qui n'est pas forcement le cas pour un Jaubert.

Autant dans ce cas se tourner vers une méthode hybride. Si ce qui vous pousse à changer est l'insatisfaction du traitement de l'eau de la méthode choisie, tentez plutôt des configurations intermédiaires: jauberlinois (pose temporaire d'un écumeur sur un bac Jaubert) ou berliron (mise en place d'une couche de sable épaisse type 'Ron' dans votre berlinois).

On rappellera le fait qu'une méthode doit avant tout satisfaire l'environnement particulier que l'on souhaite reproduire ...

 


Passer du FO au récifal

Les bacs FO sont souvent sujets à de fortes charges en nitrates. On ne gardera donc pas le sable d'un FO pour un récifal, puisque les NO3- s'y concentrent. De même, un bac FO peut être (ou avoir été) cuivré. Ceci est exclu en récifal, et il conviendra de prendre les dispositions nécessaires.

Le système de filtration devra évidement être adapté, puisque le jeu n'est plus ici de convertir rapidement et efficacement les déchets en nitrates, mais bien de compléter le cycle de l'azote jusqu'à la disparition des nitrates.

Les coraux ont de plus des besoins lumineux de loin supérieurs à ceux des poissons: l'éclairage devra donc être retravaillé.
Le brassage (toujours pour les coraux) doit être beaucoup plus soutenu que pour un FO .
Les pierres vivantes, partie loin d'être négligeable du budget d'un berlinois, sont absentes d'un FO, si ce n'est en tant que décor. Il faudra donc budgéter leur achat.

Afin de parfaire cette liste, reportez-vous à la méthode récifale que vous avez choisie, afin de constater les différences pour les réduire.

On constatera que, de toutes façons, le prix de la cuve n'est pas le poste budgétaire le plus important en récifal. On aura donc souvent intérêt à recommencer le tout à zéro avec une cuve neuve !

 


PENAC

Le PENAC donne souvent lieu à des joutes verbales au sein des forums, d'eau douce comme d'eau de mer.

Certains affirment, en eau douce, qu'il peut jouer un rôle dans la cristalinité de l'eau, et dans la réduction des nitrates. D'autres expliquent qu'il ne s'agit que de poudre de perlimpinpin.

Sur ce site vous trouverez les défenseurs les plus acharnés du PENAC :
http://optimal.nexenservices.com/w-agora/w-agora.php?bn=optimal_bionrj
Alimenté exclusivement par les utilisateurs et le distributeur de ces produits, il est difficile de parler d'objectivité et mépris garanti si vous émettez un avis contraire ! Il est de bon ton d'éviter le sujet sur les forums sans encourir le risque de polémiques sans fins et stériles.


Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://optimal.nexenservices.com/jpc/articles/penac_01.htm

 


Percer sa cuve

Il n'y a pas de problème particulier pour percer sa cuve d'un trou circulaire. On conseillera tout de même à une personne qui n'a jamais pratiqué l'opération de se faire conseiller par un 'expérimenté', voire de se faire assister. Cette opération n'est pas difficile en soi, mais toujours risqué. Il faut également se munir de bons outils.

On utilisera ensuite un passe-cloison pour étanchéifier le passage, et un tuyau en PVC muni d'un coude viendra prendre l'eau en surface.

Le perçage s'effectue avec une scie cloche, ou à défaut une cloche montée sur une perceuse (La cloche sera évidement prévue pour perçage de verre ...). Après avoir choisi le diamètre correspondant à votre passe cloison, percer la cuve pendant qu'un de vos collègues passera son temps à faire couler de l'eau sur l'endroit du perçage, afin de refroidir le verre pour qu'il ne change pas d'état, ainsi que la scie cloche.

Il faut aller extrêmement doucement surtout si les outils sont inadaptés...
Quelques éclats (minimes) sont normaux au moment où vous allez passer au travers de la vitre avec la scie cloche. Des lambeaux de quelques millimètres de verre vont se détacher, et sont difficilement évitables. Pas de panique, ces imperfections seront rattrapées par le joint (large) du passe cloison.
Pour limiter ces imperfections, il est souvent préconisé de retourner la vitre à mi-perçage pour percer depuis l'autre coté et rejoindre ainsi le début du trou.

Il est plus facile de percer sa vitre alors qu'elle n'est pas encore collée (de même, si elle venait à casser, on n'aurait pas à refaire le bac).
Si votre aquarium n'est pas encore collé (Voir Passer de l'eau douce à l'eau de mer), ou bien 'transportable', en demandant gentiment à un miroitier ou un verrier, il pourra le faire facilement, rapidement et pour pas trop cher (10 euros par exemple). En général, ça vaut le coup ...

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/PercerVerre/PercerVerre.html


Photo, Nicolas Will

 


Perlon

Le perlon peut servir temporairement dans nos bacs afin de piéger les sédiments en suspension par exemple. Il doit être rincé ou remplacé tous les 2 jours maximums : la filtration mécanique aide l'écumeur à traiter les matières solubles et tensioactives, en contournant l'effet perturbateur des particules en suspension. De plus un filtre mécanique nettoyé régulièrement élimine la pollution, comme un écumeur. En revanche, un filtre mécanique non entretenu se transforme en filtre biologique aérobie qui consomme de l'oxygène en produisant des nutriments.
On notera qu'on peut parfaitement s'en passer, avec une bonne gestion des sédiments à l'aide de la décantation.

 


pH

Le pH (ou potentiel hydrogène) est une mesure de la concentration de protons : concentration (H+) = 10-pH.

On peut le tester grâce à des bandelettes de couleur (très imprécis), des tests à goutte (couleur) ou un pH-mètre.
Il est usuellement situé dans une fourchette de 7,6 à 8,6, les valeurs caractéristiques de nos bacs étant pour certains de 8 le matin et 8.2 le soir, et pour d'autres plus généralement une différence de 4 dixièmes i.e. 8 - 8.4 par exemple ou 7.9, 8.3, etc ...

Notons que 7,8-8,4 c'est-à-dire 6 dixièmes, ne devrait pas être considéré comme une amplitude quotidienne anormale.

Une légère différence avec ces paramètres ne doit pas vous inquiéter outre mesure, pas en tous cas sans prendre en compte d'autres facteurs et mesures (KH, peuplement, présence de réacteurs, ...)

La différence de pH entre le jour et la nuit est due à la photosynthèse. Les algues produisent en continue du CO2 (acide). Néanmoins, le jour, la photosynthèse consomme plus de CO2 que la respiration n'en produit. Inversement, la nuit, le CO2 acidifie le milieu, ce qui baisse le pH.

Pour influencer le pH, on peut recourir à différents moyens, tout en gardant à l'esprit que tous les paramètres sont plus ou moins liés, et que vous risquez de déséquilibrer un autre paramètre pour gagner le 0,1 unité dont finalement, on se moque :
· Si votre pH est trop bas: la présence d'un réacteur à calcaire peut vous entraîner à la baisse s'il n'est pas correctement réglé, ainsi que la présence d'un DAS. Sans cela, l'ajout d'un réacteur à calcium pourra artificiellement booster votre pH. Une sédimentation excessive peut aussi conduire à beaucoup de matières en décomposition, ce qui acidifie l'eau. Il faut alors clocher les sédiments. On peut aussi recourir à un écumage plus performant. La filtration biologique produit des acides organiques qui altèrent le KH et font baisser le pH.
· Si votre pH est trop haut: Ce problème est moins fréquent que celui ci-dessus. On peut néanmoins évidement conseiller de couper votre réacteur à calcium. On pourra également injecter du CO2. L'utilisation inadéquate d'eau de chaux peut causer une chute catastrophique du KH et une explosion du pH dans la journée. Il en va de même de la calcification biogène, entraînée par la consommation des bicarbonates comme source de CO2 par les algues.
· Si votre pH varie beaucoup, rapidement, vous avez un problème de KH, voire de borates.

Dans tous les cas, le KH est à contrôler et à ramener dans une plage correcte.

 


pH d'un réacteur à calcaire

Selon le matériau que vous avez décidé de dissoudre dans votre réacteur à calcaire, le pH interne à maintenir dans le RAC est différent.
Si votre choix s'est porté sur l'aragonite (en général, du sable de corail), un pH de 6,6-6,8 est suffisant pour une bonne dissolution.
Si par contre vous avez choisi du granulat à dureté TUNZE ou toute autre calcite (99% de carbonate de calcium CaCO3 ), le pH du RAC doit atteindre 6,4 pour une bonne dissolution.
Sachez que le Ca2+ relargué dans le bac n'est pas proportionnel à l'acidité interne du réacteur.

Voir Sable pour le RAC, Réacteur à calcaire.

 


pH-mètre

Un pH-mètre est un appareil servant à mesurer le pH. Il se compose d'un bloc affichant la mesure, en général au centième près, relié à une sonde, qu'on plonge dans le liquide à analyser. Certaines sondes sont prévues pour être immergées en permanence, d'autres pas. Sachez dans ce cas que la sonde doit être immergée au repos dans une solution neutre, qui n'est en aucun cas de l'eau osmosée (trop grands changements rapides de pH à cause de son KH nul). Il s'agit souvent d'une solution de chlorure de potassium KCl.
La sonde est à étalonner périodiquement (tous les mois) et a en général une durée de vie d'un ou 2 ans.

Une mesure du pH de son bac n'est pas indispensable, mais est un indicateur important de l'évolution d'un aquarium au quotidien. L'utilisation du pH-mètre prend tout son sens dans le contrôle du réacteur à calcaire. Bien qu'il ne soit pas totalement indispensable, il offre un confort important pour l'injection de CO2.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/TestPH/EtalonnerPH.html

 


Phosphates

Les phosphates sont le combat du récifaliste moderne. En effet, le cycle du phosphore n'est pas bouclé naturellement dans l'aquarium récifal, ce qui implique son accumulation dans le bac si on ne fait rien. On doit chercher à l'exporter aussi naturellement que possible, car son accumulation est préjudiciable au bac en terme de poussée d'algues, et de toxicité pour les coraux, puisqu'il inhiberait la calcification selon l'hypothèse de certains scientifiques.

L'export le plus courant se fait via l'écumeur, qui piège un certain pourcentage des phosphates dans la coupelle.

On les exporte aussi en siphonnant les sédiments du bac.

Un autre type d'export est la taille (élagage) des caulerpes et autres algues, qui l'intègrent dans leurs tissus. En coupant et jetant régulièrement ces algues, on évacue des phosphates, nitrates, etc ... Il faut néanmoins un élagage important et régulier pour que l'incidence soit notable.

On peut aussi filtrer l'eau grâce à des billes d'oxyde d'aluminium, ou résines anti-phosphates. On conseillera alors d'effectuer dans la semaine précédente un filtrage sur charbon actif, afin de 'ramasser' le maximum de particules qui viendraient se placer sur la résine anti-phosphate et empêcher ainsi l'adsorption et le bon export de celui-ci.

Même si la prévention consiste à bien entretenir son aquarium après l'avoir bien équipé en terme de systèmes 'naturels', on peut placer ce sachet en prévention, comme le charbon actif, mais aussi en cas de crise, si un test a démontré la présence excessive de ce constituant.
A propos des tests, sachez que ce sont ceux qui sont parmi les plus imprécis (on pourra également citer l'iode), délicats et peu fiables parmi ceux que nous utilisons. Les remarques habituelles sur les tests sont d'autant plus valables ici.

On peut aussi tester son sable (et surtout le charbon actif) avant son ajout pour détecter la présence de phosphate (Voir Sable et phosphates).

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/TesterPO4.html

 


Photo

Tout ce monde, toutes ces espèces qui évoluent, qui vivent et changent au sein de votre aquarium méritent évidement un souvenir. De même , pour faire profiter de votre passion aux gens qui ne peuvent venir chez vous, ou pour exposer votre bac sur internet, ou encore immortaliser un phénomène rare ou un habitant non identifié, la photo, et en particulier numérique, est particulièrement adaptée.

 


Pierres mortes

Au vu du prix des pierres vivantes et de la quantité imposée par la méthode berlinoise (Voir Berlinois) de 10 à 20 kg/100 litres, certains pourront considérer qu'il leur suffira de prendre une partie de pierres vivantes et de les associer à des pierres mortes afin qu'elles soient colonisées et deviennent à leur tour vivantes.

Nous déconseillons cette solution.
Même s'il est vrai qu'au bout d'un certain temps, ces pierres seront colonisées, le démarrage du bac en sera affecté de manière temporelle. Vous pourrez ensuite constater un déficit dans le recyclage des nitrates selon la nature de votre support: la porosité des PV permet des traitements 'de proximité' indispensables dans l'aquarium récifal moderne, par exemple si vous vous êtes servi de parpaing qui n'ont pas les structures poreuses importantes pour les bactéries dénitrifiantes (Voir Pierres vivantes).
Enfin, sachez que les concepteurs de la méthode ne touchent pas de royalties sur la vente des pierres vivantes, et ont donc des raisons d'avoir fixé les 'canons de la méthode berlinoise' de cette façon.

Si néanmoins vous souhaitiez tenter l'aventure, sachez que vous ne devez pas introduire de pierres relarguant des substances nocives pour l'aquarium, en particulier toute présence d'éléments métalliques est à proscrire.
Vous pouvez vous servir de parpaing, dont l'aspect visuel est très discutable, pour surélever votre décor par exemple.
La meulière, typique du bassin parisien, est une pierre poreuse qui peut éventuellement vous aider à compléter votre stock. Elle est également facilement fractionnable à la masse, ce qui permet d'obtenir des morceaux de la taille voulue.

Signalons également qu'en Floride, le prélèvement de pierres vivantes étant interdit, les fournisseurs immergent des pierres mortes en pleine mer (de la dolomite), attendent leur ensemencement afin de les reprendre pour les vendre sur le continent Nord américain.

 


Pierres posées sur ou sous le sable

Pour les bacs berlinois, les pierres vivantes constituant le décor doivent de préférence être posées sur la vitre du fond de l'aquarium. Le sable sera ajouté ensuite. Les pierres sont donc sous le sable, ceci pour des raisons de stabilité d'une part, (mouvement, poissons creuseurs de galeries, etc ...) et pour éviter la formation de zones mortes sous les pierres, où on pourrait assister au développement de zones anaérobies dégageant du sulfure d'hydrogène, en théorie.

Dans le cas des bacs Jaubert, on posera les pierres sur le sable, celui-ci étant une zone dont il faut préserver l'intégrité. On ne va de toutes façons pas poser les pierres sur la vitre du fond, à cause du plénum, et pas sur le plénum, car cela risque de créer un passage d'eau privilégié entre 'l'eau libre' et le plénum. Le problème 'sulfure d'hydrogène' ne se produit pas grâce au plénum qui harmonise le gradient d'oxygène (Voir Jaubert).

 


Pierres Vivantes

Les pierres vivantes sont des amas rocheux résultant de l'agglomération naturelle de squelettes de coraux morts. Cette spécificité leur confère souvent (il existe de 'mauvaises' pierres vivantes !) une structure calcaire particulièrement poreuse, idéale pour accueillir les bactéries dénitrifiantes.

Les pierres vivantes sont extraites du milieu naturel (le récif) et transportent donc avec elles une multitude de bactéries, d'organismes et micro-organismes indispensables au bac. Elles amènent également de nombreuses algues, morceaux de coraux etc ...

Leur prix semble souvent incroyable pour des 'cailloux', mais se justifie d'une part par le coût prohibitif du transport (la pierre au départ de son lieu d'origine est d'un prix assez modique) et d'autre part par les arguments ci dessus. Leur principal but, outre l'esthétisme du bac, est d'apporter la microfaune très prisée pour le bac, et d'être le siège des réactions de dénitrification. En effet, les structures poreuses des pierres massives (beaucoup moins significatives dans les pierres plates) sont idéales pour permettre la notion de proximité. En particulier concernant le cycle de l'azote, les bactéries dénitrifiantes qui d'une part ont la proximité de leur alliées les bactéries nitrifiantes, et d'autre part ont au sein des roches des gradients d'oxygène permettant de travailler correctement (quasi-anaérobie).

Selon la provenance, le prix pourra aller de 9 euros le kilo à plus de 20 euros pour des pierres de Bali chargées de coralline etc ... (Les pierres hébergeant des coraux seront bien sûr beaucoup plus chères eu égard à l'animal).
Sachez que même si la pierre vous paraît grise et nue, elle 'refleurira' une fois dans votre bac.

Vous aurez parfois le choix d'acheter les pierres à leur arrivage chez votre commerçant, ou quelques temps plus tard.
· L'arrivage vous garantit le maximum de micro-organismes, mais vous obligera à faire décanter vos pierres et à les laver de tous les organismes qui ont péri et pourri durant le transport. Attention à l'introduction de pierres vivantes dans un bac déjà en fonctionnement !!! Cette manipulation n'est vraiment pas recommandée, puisqu'elle induit souvent une montée d'ammoniaque et une chute significative du potentiel rédox, indicateur d'équilibre.
· Les pierres déjà dans les bacs du commerçant sont généralement propres, mais le pic d'ammoniaque et de nitrites qu'elles ont pu subir dans ce bac a pu tuer beaucoup d'organismes: vous ne serez jamais sûr de la façon dont le commerçant a préparé ces pierres.

Le transport s'effectue idéalement dans les chiffons humides, dans des boites de polystyrène. Est-il besoin de dire que plus il est court, moins les organismes hébergés souffriront ?

Lors de l'introduction dans votre bac (Voir Installation du bac), vous pouvez encore une fois les laver, ou les laisser décanter. On pourra par exemple en faire un tas, au centre d'une cuve fortement brassée. Sachez, lors de la construction de votre décor, que les pierres ont une polarité: dans leur milieu naturel, elles ont eu une face exposée au soleil, où ont pu proliférer corallines, algues supérieures, etc ... et une autre à l'ombre, où ont pu se développer éponges, etc ... Il convient de respecter cette polarité en plaçant vos pierres vivantes, afin d'encourager la reprise de ces organismes.

Les provenances classiques des pierres vivantes sont Indonésie, mais aussi Mer Rouge et Caraïbes. Les pierres de l'Ile Maurice ne sont plus autorisées à l'exportation, pas plus que celles de Floride qui sont remplacées par des pierres mortes réensemencées, mais de toutes façons introuvables ici, puisque réservées au continent Nord Américain (ceci prouve néanmoins que cette méthode existe et marche ...). D'ailleurs, des pierres calcaires 'mortes' disposées dans un aquarium récifal sain deviennent 'vivantes' au cours des mois.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/PierresVivantes.html


Photo, Julien Théodule

 


Planaires

Les planaires sont de petits organismes grands d'un millimètre carré, et (pour les plus courants: Convolutriloba retrogemma) de couleur rouille. Ils sont considérés comme indésirables pour le bac récifal, en raison de leur inutilité, de leur faculté à se multiplier très rapidement et à recouvrir tous les supports (généralement éclairés), ce qui inclut les coraux. Ceux-ci seront donc mis en grande difficulté par la faute de ces petits organismes, et il sera très difficile de s'en débarrasser.

 


Plancton

On va distinguer 2 types de planctons : le phytoplancton (végétal), et le zooplancton (animal).

De même, on peut découper encore ce plancton entre le benthique, qui galope. (et donc qui ne va pas en pleine eau, sauf accident) et le pélagique, qui nage. Sauf qu'il n'y en a pas ou presque.

Sachez qu'il est relativement inutile d'en apporter, surtout dans un bac qui démarre, puisque le plancton benthique est naturellement contenu dans le bac. Le plancton naturel est pélagique. Ce n'est pas pour ça qu'il faut en introduire, mais on ne fait souvent que reconstituer un plancton pseudo-pélagique. Il suffit de gratter les vitres ou de remuer le sable pour que cette nourriture soit disponible pour les coraux. Disons que l'utilité d'en ajouter à l'aquarium récifal n'a pas été clairement prouvée... A l'exception majeure et essentielle des invertébrés sessiles azooxanthellés (Voir Coraux).


Photo, Nicolas Will

 


Plénum

Le plénum est un espace d'eau confiné sous une couche de sable. Voir Jaubert.
L'intérêt du plénum est (à priori et entre autres) d'uniformiser le gradient d'oxygène sous la couche de sable, afin d'éviter que certaines zones ne soient réellement totalement dépourvues d'oxygène, et qu'on assiste alors à des respirations ou fermentations non désirées.

Un plénum de Jaubert fait idéalement 2 cm de haut, sur toute la surface du bac. On peut le construire en disposant au fond de son bac une simple voire une double épaisseur de filtres sous sable 'Hagen' (sans l'exhausteur) et en recouvrant d'une moustiquaire pour éviter que trop de sable ne passe au travers puis ensuite de sable.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://www.recif-france.com/Articles/Langouet/MethodeJaubert.htm
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/jaubert.html

 


PO43-

Voir phosphates.

 


Poids d'un bac

Le poids d'un aquarium est toujours impressionnant. On a coutume de dire que le bac pèse 2 fois la masse de son volume brut d'eau seule.

Pour en avoir une approximation plus fine, il faut calculer le volume net de votre bac (Voir Volume brut, net). Considérons que vous pouvez compter un peu plus d'un kilo par litre, l'eau étant salée.

Ajouter ensuite le poids du verre (une soixantaine de kilo pour un bac de 400l, par exemple).

Ajouter le poids du sable..
Ajouter le poids des PV (de 10 à 20 kg/100 litres).

Il convient d'enlever quelques kilos d'eau dont la place est prise par le sable, les pierres.
Rajouter la décantation et son volume, la réserve d'eau osmosée. On néglige le poids des différents appareils (écumeur, réacteur, ...).

Si vous avez des raisons de craindre pour la solidité de votre plancher, vous trouverez tous les détails dans le lien ci dessous, mais sachez qu'en général, il n'y a pas lieu d'avoir peur que son bac traverse le plancher.

 


Points blancs (Cryptocariose) ou infection par Cryptocaryon irritans

La maladie des points blancs est sans doute la plus courante affection de peau constatée dans notre hobby. Elle se manifeste par l'apparition des 'fameux' points blancs à la surface de la peau et sur les nageoires du poisson. Ils peuvent disparaîtrent tout seul, mais peuvent aussi proliférer sur le poisson jusqu'à se développer sur ses ouies. Le poisson est alors irrité, et va battre des ouies plus rapidement à cause de cette gêne, comme il se frottera aux roches afin de calmer ces démangeaisons externes. Par cette accélération de sa respiration, le poisson va s'hyper oxygéner, et mourir. Le parasite peut aussi infecter d'autres poissons.

Ce parasite est naturellement présent à la surface de la peau de tous les poissons. Un stress de l'animal va déclencher la sensibilité à ce parasite, qui va pouvoir se développer. Il passe par différentes phases pendant un cycle durant d'une semaine à 10 jours. D'abord sur l'animal, le parasite va former une coquille (le 'point blanc' visible) pendant 4-6 jours. Il va ensuite se décrocher et tomber dans le bac, pour ensuite au bout d'1-2 jours, repartir en phase liquide, et flotter dans le bac à la recherche d'un nouvel hôte. Une fois trouvé, il se fixe à lui et attend de trouver un terrain favorable (poisson malade, stressé, faible, etc ...).

La parade radicale contre cette maladie est le traitement à base de cuivre, utilisé parfois dans les batteries de votre revendeur et dans les bacs FO. Malheureusement, cuivre et coraux sont incompatibles. En cas de points blancs dans votre bac, il vous est interdit de le cuivrer, sous peine de disparition de tous vos coraux. L'idéal est de pêcher le poisson pour le traiter au cuivre dans un bac hôpital.

D'autres méthodes sont à votre disposition, moins efficaces néanmoins.

· Une baisse rapide de la densité de 3-4 millièmes peut être efficace. D'une part, on peut espérer un (léger) choc osmotique atteignant le parasite, (bien que cette théorie soit controversée), mais on va surtout favoriser le rétablissement du poisson qui va dépenser moins d'énergie afin de préserver son équilibre osmotique interne (Voir Acclimatation de poissons et invertébrés). La remontée de la densité devra s'effectuer en douceur, à la différence de la baisse qui doit être brutale.

· Si la pêche du poisson est possible, on peut aussi tenter un bain d'eau douce (pas osmosée: trop de différence de pH), où là c'est effectivement le choc osmotique qui est visé. Renseignez-vous tout de même en ce qui concerne le poisson.

· L'utilisation de l'UV peut être recommandée dans le combat contre ce parasite. Le principe est d'attraper le parasite pendant sa phase liquide, quand il flotte dans le bac à la recherche d'un hôte. Si à ce moment là il passe dans l'UV, il sera détruit. Cette méthode semble idéale, mais dans la pratique, il faut de la chance (ou bien adapter son dimensionnement) pour attraper tous les parasites en phase liquide vu le faible débit d'un UV. On ralentit néanmoins la prolifération de la maladie. L'efficacité est donc controversée.

· L'idéal étant sans doute le filtre à diatomées: les diatomées sont des algues microscopiques qui construisent un squelette. Les orifices du squelette sont plus petits que les micro-organismes pathogènes responsables des points blancs. Donc une filtration sur poudre de diatomées avec un filtre spécifique élimine mécaniquement les pathogènes.

· L'ajout d'antibiotique au bac est toujours à déconseiller. Néanmoins, si vous n'avez plus le choix, sachez que le Néosal est un produit qui préserve les coraux tout en combattant le parasite des points blancs. Attention cependant à la posologie, certains ayant rapportés des morts de poissons dans le bac: renseignez-vous avant d'agir. D'autres antibiotiques marchent très bien sans trop d'effets indésirables, mais nous nous éloignons des méthodes naturelles :o)

· Rappelons que l'ajout de Vitamine C à la nourriture est un traitement préventif (et parfois curatif) qui peut aider le poisson à lutter contre les points blancs (Voir Ajouts de composants à l'aquarium).

· Certains tests faits avec de l'ail ou essence d'ail ('garlic' en Anglais) sont parfois signalés comme couronnés de réussite. C'est une méthode très à la mode aux USA actuellement. Renseignez-vous quant à la posologie (http://www.reefs.org/library/article/h_cortes-jorge.html).

Certains poissons sont de vrais 'nids' à points blancs. En effet, on ne sera pas étonné de voir un Paracanthurus hepatus développer ce parasite lors de son introduction dans un bac, de même que l'Acanthurus leucosternon, ce qui lui est souvent fatal.

En conclusion, nous insisterons sur le fait que généralement cette infection est provoquée par un stress, les poissons étant souvent naturellement 'porteurs sains' de cette maladie et un des meilleurs moyens d'éviter ce problème commence par le choix de poissons en bonne santé à l'achat. Le meilleur traitement est encore d'avoir un bac dont la qualité d'eau est excellente, des co-locataires compatibles avec le nouveau poisson, afin qu'ils n'augmentent pas encore son stress. De plus, un décor fournissant suffisamment d'espaces et de refuges pour le nouvel arrivant sera apprécié. Si de bonnes conditions sont réunies, les points blancs disparaîtront d'eux-même naturellement en quelques jours sans aucun traitement médicamenteux. La solution passive est souvent la meilleure en acceptant le risque que le poisson puisse mourir, d'où l'importance du choix d'un poisson déjà en bonne santé dans le bac des revendeurs, mais on recommandera plutôt d'attendre et de laisser faire. Pour plusieurs raisons : re-capturer un poisson nouvellement introduit et en état de stress profond ne peut qu'aggraver son état et encore faudra-t'il pouvoir le repêcher sans détruire le décor et stresser tous les autres poissons ce qui risque de les sensibiliser eux aussi à cette infection. Un traitement en bac d'ensemble est toujours hasardeux. Nous sommes en général relativement ignorants des posologies exactes et de leurs modes d'emploi. Enfin, tout ce qui peut contribuer à ce que le poisson soit 'à l'aise' dans l'aquarium contribue à sa longévité et à sa bonne santé. La reconstitution d'un milieu et d'un environnement adaptés doit être une priorité : ainsi les poissons qui vivent naturellement en bancs ou en couples doivent être maintenus de cette manière. Un labre nettoyeur ou des crevettes recréent un environnement habituel et donc déstressant car les animaux retrouvent un comportement se rapprochant plus de celui de leur milieu naturel.

On pourra lire utilement :
http://reefs.org/phpBB2/viewtopic.php?t=16465
http://www.geocities.com/horge1218/garlic.html


Photo, David Excoffier

 


Poisson papillon

Les poissons papillons sont déconseillés en récifal, de la même façon que les poissons anges. Voir centropyge en récifal.

A la différence des Centropyges qui tapent parfois sans manger les polypes, les poissons papillons mangent les polypes et tuent le corail ... Ils sont à proscrire en récifal à l'exception des Forcipiger.spp et Chelmon rostratus. Les autres s'attaquent quasiment tous à tous les types de coraux ...


Photo, David Excoffier

 


Potentiel d'oxydoréduction

Voir Redoxmètre.

 


Pourquoi compléter avec de l'eau douce un bac marin ?

La réserve d'eau osmosée sert à compléter l'évaporation car ce qui s'évapore n'est constitué que d'eau douce: les minéraux restent dans le bac. Rajouter de l'eau salée va augmenter la salinité.

En conséquence, si vous ne complétez pas l'évaporation (panne de l'osmolateur, etc ...) la densité de l'eau restante va augmenter.

Signalons en passant que vous évaporerez normalement plus d'eau en hiver qu'en été, contrairement à l'idée reçue. En effet, le taux d'évaporation dépend (entre autres) du degré d'humidité de l'air (et donc de sa capacité à se charger en vapeur d'eau). L'air est plus sec l'hiver, et est encore asséché à cause des chauffages de maison. L'été en revanche, toutes fenêtres ouvertes, vous augmentez le taux d'humidité autour du bac ...

 


PS900

Le PS900 est un écumeur fréquemment vendu car il est d'un prix raisonnable pour des volumes que l'on trouve fréquemment chez les récifalistes.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/PS900.html

 


PVC

Dès qu'il s'agit de faire un montage, un bricolage, de rajouter un bout de tuyau, se pose inévitablement la question du matériau: quel matériau vais-je pouvoir utiliser pour qu'il ne dénature pas dans l'eau d'une part, qu'il soit facilement 'travaillable' d'autre part, et qu'enfin il ne relargue pas de substances indésirables dans le bac ?

Parmi ces matériaux, le PVC est sûrement l'un des meilleurs candidats.
Il existe trois appellations de PVC :
· PVC évacuation.
· PVC alimentaire.
· PVC pression.
Sachant que ces appellations ne sont pas mutuellement exclusives, et que donc par exemple, un même bout de PVC peut à la fois être pression et alimentaire, ce qui est souvent le cas. Il semble néanmoins qu'on puisse trouver du PVC pression non alimentaire ...

Le PVC évacuation est le moins cher. Il est utilisé classiquement pour l'évacuation des eaux usées. On n'a donc pas de garantie sur d'une part, la pression qu'il peut supporter, et d'autre part sur d'éventuels relargages.

Le PVC pression est conçu pour résister à la pression d'eau de ville (1.6 à 5 bars suivant la qualité). On le trouve donc en entrée des robinets d'eau, en concurrence avec les tuyaux de cuivre par exemple.

Le PVC alimentaire est dit 'surchloré'. Il est garanti sans relargage. On peut distinguer sur ce PVC un sigle représentant deux petits couverts. Il est fréquent que le PVC en entrée des robinets d'eau potable soit pression et alimentaire.

Sachez que ces appellations sont sujettes à une norme française que vous pouvez vous procurer pour plus de détails.

Nombre d'aquariophiles vous diront utiliser du PVC évacuation sans jamais avoir constaté de problème ... vue la différence de prix, l'hésitation est en général de courte durée: prenez du PVC évacuation si la pression n'entre pas en jeu dans votre bricolage.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://www.biblioreef.net/index.php?reef=25&iso=1754

 


Quarantaine

L'acclimatation d'un nouvel arrivant peut se faire pendant 1 heure, puis mettre l'animal dans le bac (Voir Acclimatation de poissons et invertébrés) mais on peut également mettre le poisson en quarantaine pendant 1 mois par exemple, dans un bac hôpital, afin de s'assurer qu'il va bien d'une part, qu'il est exempt de maladie d'autre part (Voir points blancs (Cryptocariose) ou infection par Cryptocaryon irritans) afin de ne pas contaminer les autres et pouvoir le traiter le cas échéant sans avoir à traiter le gros bac, et sans avoir à le repêcher.

Il existe également des poissons difficiles à acclimater à des nourritures particulières, qu'il sera donc aisé de surveiller de cette façon.

Indépendamment des difficultés pratiques, la quarantaine devrait être une obligation.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Quarantaine.html

 


RAC

Voir réacteur à calcaire.

 


Réacteur à calcaire

Le réacteur à calcaire, ou 'RAC', est un cylindre où du granulat baigne dans de l'eau du bac dont on a abaissé le pH grâce à l'injection de CO2, afin de dissoudre ce substrat et dispenser dans le bac du calcium et des bicarbonates (entre autres) exploitables par les coraux (Voir pH d'un réacteur à calcaire).

Le passage de l'eau du bac dans le réacteur se fait au goutte à goutte, conditionné par le volume du réacteur, son design, le débit de gaz, les performances souhaitées, etc ... Le débit dépend cependant du volume du bac et de la quantité de coraux durs de celui-ci. Le contrôle de l'acidité du réacteur se fait idéalement par un pH-mètre relié à une électrovanne pour injecter du CO2 si le pH remonte.

Le rejet dans le bac se fait au goutte à goutte, à cause d'une part du débit d'entrée, et d'autre part à cause de l'acidité potentielle relarguée dans le bac (On pourra d'ailleurs mettre une colonne calcaire derrière le réacteur, afin de dégazer l'eau d'une part, et de produire encore plus de calcium d'autre part).

Ce système permet d'ajouter du calcium ainsi que du strontium (Voir Strontium en récifal) si on dissout du sable de corail, ainsi que les autres éléments contenus dans le sable (attention donc aux phosphates !) et de booster le KH de votre bac.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/ReglageReacteur.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/TurboCalc.html
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/reacteurcalcaire.html
http://yannick.ghignon.free.fr/reaccalc.htm

 


Réacteur à calcium

Le réacteur à calcium permet de garder une solution d'eau de chaux (mélange saturé d'eau osmosée et d'hydroxyde de calcium) à l'abri de l'air (et surtout du CO2 qui ferait précipiter le Ca2+ !) et donc toujours prête pour l'injection. Si on peut l'injecter en permanence au goutte à goutte, on pourra également utiliser la méthode qui consiste à coupler le réacteur à calcium à l'osmolateur. Ainsi, dès qu'une baisse de niveau est constatée, la complémentation se fera grâce à cette solution eau de chaux saturée en calcium, ce qui permet (évidemment) d'apporter du calcium au bac.

On gardera néanmoins à l'esprit que le calcium est consommé régulièrement et l'eau de chaux modifie fortement la concentration de CO2 libre, donc le pH. La méthode optimale consiste à l'injecter au moyen d'une pompe péristaltique, au moment où le pH est structurellement le plus bas, ce qui, en pratique, n'est pas forcement simple à réaliser ...

Cependant, il demande plus d'entretien que le réacteur à calcaire, puisqu'il faut recharger environ chaque semaine le réacteur en hydroxyde de calcium. Néanmoins, il booste le pH du bac vers le haut, et dans le cas d'une utilisation correcte, augmente le KH ...

Il porte familièrement les noms de visio, visio réacteur (quand il est construit sur le modèle décrit sur le site de Mars) , RAH (Réacteur A Hydroxyde), RACalcium, etc ...

Concernant la 'discipline' (nombreux pièges et réglages) imposée par ce réacteur, on se reportera aux liens.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/VisioReacteurSB.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/ReglageVisio.html
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/reacteurca.html
http://yannick.ghignon.free.fr/Reaccalci.htm

 


Réacteur à calcium, à calcaire : à quoi ça sert ?

Le but avoué est d'apporter du calcium et des bicarbonates au bac, éléments consommés par les coraux. Le principe est que la solution présente dans le réacteur est saturée en Ca2+, et qu'on l'injecte de façon automatisée à l'aquarium.

On les appelle 'réacteurs' car siège d'une réaction, chimique en l'occurrence.
L'ajout d'un ou de ces réacteurs se justifie en fonction de votre population de coraux durs.
On appelle un réacteur à :
· calcium car on y met de l'hydroxyde de calcium.
· calcaire car on y met du calcaire (sous forme de sable de corail, de marbre, de granulats spécifiques ...).
Voir Réacteur à calcaire et Réacteur à calcium pour plus de détails.

On voit donc que les 2 réacteurs (à calcium et à calcaire) sont basés sur des principes différents, mais sont en fait assez complémentaires.

 


Redoxmètre

On mesure grâce à un redoxmètre le potentiel d'oxydation du bac. REDOX est le nom français pour REDuction-OXydation, mais dans la littérature anglo-saxonne, on trouvera le terme de ORP pour Oxydo Réduction Potentiel. C'est la capacité du bac à pouvoir oxyder un corps, donc à absorber une pollution (proportion des ions réducteurs/ions oxydants, capables de perdre ou de gagner des électrons).

Sa valeur est caractéristique du pouvoir oxydant (ou réducteur) de l'eau du bac. Celle-ci est dépendante de nombreux autres paramètres aussi divers que la biomasse (photosynthétique et non photosynthétique), l'écumage, le brassage, l'éclairage, etc ...
D'une manière générale, les organismes photosynthétiques (algues), ainsi qu'un fort couple brassage/écumage, ont tendance à favoriser un potentiel Redox élevé.

Une chute du redox montre que le pouvoir oxydant du bac diminue, et que donc si un problème survient, il ne pourra pas l'absorber ... On peut donc l'interpréter comme une sorte de mesure de la zone tampon d'oxydation du bac. Ceci permet de prévenir un problème au début de son apparition, une baisse du redox étant toujours la cause d'un problème et non l'effet ...

Mais d'autres facteurs (orages (Voir Eau de pluie), etc ...) font varier ce paramètre sans pour autant entraîner de conséquences pour le bac: l'interprétation en est donc délicate. Comme pour les tests, l'important est la variation et non pas la mesure.

Il est tout simplement impossible de donner LA valeur correcte pour le potentiel Redox dans un bac récifal, bien que dans un bac en bonne santé les lectures sont souvent comprises entre 200 et 400 mV.

Signalons que les utilisateurs constateront que:
· La chute du potentiel redox est rapide à la moindre introduction d'un anti-oxydant, même en quantité minime (par exemple changement d'eau avec sel Reef Crystal).
· La remontée est toujours très lente, sur plusieurs jours (si évidement on n'utilise pas de produit chimique, ce que nous recommandons ...)
· Lorsqu'une amélioration se produit dans le bac, elle est quasiment toujours associée à une augmentation du rédox, même très légère (on notera toutefois le cas particulier de l'enlèvement d'un filtre semi-humide pour passer au Berlinois, accompagné d'une chute du redox, mais cela n'empêche pas la situation de s'améliorer).
· Inversement, à chaque baisse du redox non provoquée par un ajout quelconque, on constate un 'moins' dans le bac.
· L'ozonisation peut l'augmenter à 450 mV et plus. Et il décroît, bien sûr, quand il y a une déficience en oxygène.
· On peut lire un redox extrêmement bas (de l'ordre de 50 mV ) dans un dénitrateur en fonctionnement, et très bas dans le produit de l'écumage.
· L'éclairage aide également dans le même sens (photosynthèse).
· Une chute du potentiel Redox peut être due à une hyperprolifération bactérienne, une diminution du couple brassage/écumage, une décomposition organique accidentelle (animal mort), etc ...
· Le faire remonter artificiellement est possible (KMnO4, ozone, etc ...) mais ne sert pas à grand chose. Il vaut mieux agir sur les causes du mal. Surpopulation, surnourrissage, couple écumage/brassage insuffisant, etc ...
· La vitamine C est un puissant anti-oxydant donc il ne faut pas s'étonner de la baisse du pouvoir oxydant de l'eau qui suit l'ajout d'acide ascorbique dans l'eau.

La chute du potentiel Redox est en fait un paramètre ou plutôt un 'symptôme' qui peut nous aider à nous aquariophiles à détecter une anomalie dans nos bacs.

Le problème reste l'interprétation de l'origine de ces variations ...

Un redoxmètre peut trouver son utilisation dans le pilotage d'un générateur d'ozone.

Cette notion n'est pas essentielle pour le débutant.

 


Refuge

Le refuge est un bac à part, connecté au bac principal. Le refuge a pour but de préserver la microfaune (ou une autre espèce qu'on veut protéger) de la prédation, afin qu'elle puisse proliférer et alimenter le bac principal en continu. Le refuge sert donc à repeupler constamment le bac principal en microfaune (Voir Microfaune benthique) qui est consommée par les poissons. On peut voir, par cet aspect, le refuge comme un garde manger, même en ce qui concerne les algues supérieures à l'abri de la prédation.
Il augmente également la stabilité du bac par la majoration de la masse d'eau.

Le refuge sera alimenté par une pompe permettant un débit faible (1 fois le volume du refuge par heure). De plus, on ne trouvera pas de pompe dans le refuge lui-même, car elle pourrait broyer la microfaune présente dans le refuge, et donc nuire à son développement.
C'est également pour cette raison qu'idéalement, le refuge sera placé plus haut que le bac principal: on l'alimente donc par une pompe puisant l'eau du bac, et le retour se fait par surverse vers le bac principal. Ainsi, la microfaune ne passe par aucune pompe pour aller du refuge vers le bac principal.

Le sable dans le refuge sera constitué de granulométries diverses, afin que chaque espèce puisse y trouver son style d'habitat (tout dépend bien sûr de ce qu'on veut y héberger).

L'éclairage du refuge se fera avec les moyens du bord : pas besoin de la rigueur habituelle du récifal, puisqu'on n'y héberge normalement pas de coraux. On pourra par contre y faire pousser de nombreuses algues.

On profitera du refuge pour stocker tous les animaux indésirables pour l'aquarium tels que crabes, vers de feu, etc ... qui ont leur utilité pour l'aquarium mais peuvent être dangereux pour les coraux. On peut idéalement les mettre en bac spécifique, mais cela ne constitue pas un 'refuge' à proprement parler.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Refuge.html
http://www.athiel.com/fran/technique/ref3.htm


Photo, David Excoffier

 


Remonter le Ca

Voir calcium.

 


Remueur de sable

Certains poissons et animaux peuvent être d'une aide précieuse dans l'aération du sable et la remise en suspension des sédiments. Parmi eux, on peut citer:

· Valenciennea sp: mange et creuse son terrier.
· Macropharyngodon.spp et labre: s'endort dedans.
· Gobies.
· Bernard l'ermite.
· Certains mollusques.
· Crevettes du genre Alpheus.
· Certaines étoiles de mer.
· Microfaune benthique et bactéries (dans un DSB, le sable est idéalement retourné en 1 semaine).
· Holothurie.
· Pholidichthys leucotaenia.
· ...

 


Renforts

Selon l'épaisseur du verre et de la dimension de votre bac, vous pourrez avoir besoin de renforts.

Le renfort central n'est là que pour éviter la courbure des vitres dans la longueur, due à la pression de l'eau. Si la vitre est assez épaisse, pas besoin de renfort central.

On peut également remplacer (ou compléter ) le renfort central par des renforts 'ceintures', c'est à dire qui bordent tout le tour du bac ... Cela peut être intéressant pour éviter les montées de sel sur les bords. Ces ceintures renforcent elles aussi les vitres.
C'est en fait une question d'épaisseur de verre. Il existe en effet une formule pour calculer l'épaisseur que doit faire le verre selon le litrage du bac, la longueur des vitres, et hauteur, etc ...

Le renfort central n'est pas souhaitable pour plusieurs raisons :
· C'est inesthétique.
· Il empêche la pénétration de la lumière.
· Il est tout le temps sale, plein de sel, etc ...
· Il empêche de se déplacer comme on veut dans le bac ... Un essai de pêche de poisson, par exemple, où il faut parfois poursuivre le poisson dans le bac, est impossible.

Sans lui, on pourra ainsi gagner en confort, et mettre le bras dans l'eau d'un coté du bac (pour faire les vitres, par exemple, ou pour déplacer un corail sans le sortir de l'eau) et ressortir de l'autre coté sans avoir à sortir la main, avec les inévitables coulures d'eau de mer le long des vitres, etc ...

Le problème est que pour éviter le renfort, la solution est d'augmenter l'épaisseur du verre. Et le coût s'en fait tout de suite ressentir ...

 


Requin

Le requin n'a pas de vessie natatoire. Il n'en a pas l'utilité, puisqu'il ne peut s'arrêter de nager (généralité non valable pour toutes les espèces ). En effet, c'est grâce à l'eau qui rentre dans sa bouche qu'il respire ...
Donc il a besoin d'espace pour nager, ce qui exclut sa présence en aquarium de dimensions classiques pour un particulier.
De la même manière pour des raisons qui peuvent légèrement varier, on n'hébergera pas ces animaux:
· Murène.
· Poulpe.
· Requins et autres carnivores.

 


Résine anti PO4

Voir Phosphates.

 


Résine époxy

Cette résine sert à accrocher les boutures, principalement des coraux durs.
Elle est composée de 2 constituants, un rouleau blanc entouré de pâte verte. C'est en les pétrissant ensemble qu'on les mélange pour passer de la pâte à modeler à un matériau aussi dur que la roche.
Elle polymérise sous l'eau, et est dure en une dizaine de minutes.
Voir Fixation de boutures.

 


Rôle de l'aquariophile et préservation des récifs

L'aquariophile n'est pas le 'dépeupleur de récifs', comme il est souvent décrit par des médias plus à la recherche de sensationnel que de réelles informations. Une estimation affirmait en 99 que le total du commerce aquariophile récifal mondial depuis ses débuts correspondrait à au maximum 1 km carré de récif, ce qui n'est rien par rapport à la pêche à la grenade, et aux promoteurs immobiliers qui gagnent sur la mer pour construire des immeubles dans les plus belles baies du monde (ou encore la pollution, marée noire, dégazage sauvage, etc ...).

Au contraire, par sa connaissance du milieu, l'aquariophile, observe, comprend et aime le récif, et le fait aimer et comprendre à son entourage. L'échange de boutures évite le prélèvement du récif.

La connaissance des espèces intenables en aquarium évite la collecte de certains coraux en pure perte.

La prise de conscience collective de la fragilité du récif trouve parmi la communauté récifale un écho des plus importants.

Et l'aquariophile présente aux autres les merveilles du monde marin, initiateur de respect et d'émerveillement.

 


Rouille des supports

L'eau + sel + oxygène est un cocktail dur pour le métal. Pensez à prendre des supports inoxydables...


Photo, Sébastien Lecomte

 


RTN

Rapid Tissue Necrosis

Maladie du corail où l'on observe une expulsion et liquéfaction ultra rapides des tissus, laissant le squelette du corail blanc, nu et mort. Un corail peut ainsi être totalement perdu en 24 h. On peut tenter un bouturage des zones saines afin de tenter de sauver la colonie.

La RTN peut être contagieuse.
Ses causes et facteurs déclenchants sont peu clairs et discutables. Une seule certitude, ses conséquences sont irrémédiables. Parmi les facteurs aggravants, on peut signaler chaleur, stress du corail, même si on dit cette maladie pathogène.

Concernant la prévention et les remèdes, on pourra se référer au tome II de l'Aquarium Récifal, de Sprung et Delbeck.


Photo, Julien théodule

 


Sable

Il existe différents types de sable. On les classe par leurs constituants, ou par leur granulométrie.

Le sable dit 'de corail' est sans doute le plus utilisé en récifal. Son aspect est très satisfaisant pour l'esthétique du fond du bac, et sa composition (provient de morceaux de coraux morts) est évidement idéale pour le bac. Dans le cas d'un lit de sable épais (bac Jaubert, DSB, ...), la dissolution de ce sable va entraîner le relargage de calcium, strontium, etc ... dans les bonnes proportions, et pour cause.

On pourra trouver également du maërl, qui est le squelette blanc d'une algue calcaire marine rose (Lithothammium calcareum) présente en particulier sur nos côtes (Bretagne, etc ...), mais souvent très riche en phosphates: attention !

Concernant l'aragonite, il s'agit d'une variété allotropique de carbonate de calcium CaCO3 c'est-à-dire qu'elle a la même composition chimique que la calcite mais une structure cristalline différente (aragonite est en fait le nom de la forme cristalline du calcaire du sable de corail) et par voie de conséquence une solubilité en milieu acide légèrement meilleure, d'où un certain engouement pour les sables calcaires contenant une proportion élevée d'aragonite. On trouve de l'aragonite dans les débris de squelette corallien mais aussi dans le maërl.

La granulométrie est un critère de choix fondamental. En effet, selon la méthode appliquée, on choisira la granulométrie adaptée (Voir Sable en Jaubert). Les plus courantes sont le 3-5 mm, puis le 1-2 mm, pour ensuite tomber dans des appellations 'sugar' (très fin) de l'ordre de quelques dixième de mm.

En passant, le sable de Loire est totalement inadapté pour les bacs récifaux, puisque composé principalement de silice.

Parlons également de la surface spécifique de colonisation. En effet, quelle que soit sa granulométrie, un grain de sable peut être plus ou moins tortueux, plus ou moins poreux. Cette porosité amène une surface de colonisation beaucoup plus élevée pour les bactéries que si elles devaient se contenter de ne coloniser que les surfaces apparentes du grain. Certains sables sont donc recommandés pour leur grande surface spécifique c'est à dire la surface totale offerte à la colonisation bactérienne par kilogramme de sable.
On gardera donc à l'esprit l'importance de la granulométrie et de la surface spécifique du sable, qui détermine sa richesse spécifique et sa richesse quantitative en micro-organismes.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/sables.html

 


Sable en Jaubert

Le sable en Jaubert a traditionnellement une épaisseur entre 8 et 12 cm. Il est posé sur le plénum, une granulométrie de 3-5 mm est idéale, afin de permettre à l'eau de diffuser librement.

Bien sûr, des dérivés existent, on peut par exemple insérer une couche de 2 cm de sable de 1-2 mm au milieu de la couche, etc ..., bien que dans le temps tout finit par se réorganiser naturellement sous l'effet des petits animaux fouisseurs.

La grille (moustiquaire plastique) à 2 cm de la surface du sable est importante pour éviter les ravages (en termes de dérangements des couches de sables et des bactéries qu'elles hébergent) si vous envisagez l'introduction d'animaux fouisseurs supérieurs (poissons de type gobies, Macropharyngodon.spp, etc ... par exemple).

 


Sable et phosphates

Le sable s'enrichit en phosphates au cours de la vie de l'aquarium. Néanmoins, il peut ne pas être exempt de phosphates lors de l'achat ! Vu la difficulté d'extraction et les conséquences des phosphates dans l'aquarium récifal, il convient d'en apporter le moins possible.
Tester son sable n'est pas une entreprise facile, et souvent hasardeuse.

Un protocole proposé est le suivant :
Il faut mettre un peu de sable (préalablement lavé à l'eau distillée ou osmosée) dans une éprouvette, compléter avec de l'eau distillée ou osmosée, provoquer la dissolution du sable (une goutte ou moins d'acide chlorhydrique par exemple) agiter et laisser reposer, puis mettre l'eau dans l'éprouvette du test (et pas le sable), et ensuite faire le test phosphate.
Il ne serait pas étonnant que votre sable en contienne, c'est un grand classique.

Rappelons ici qu'un sable avec phosphate peut conduire en particulier au développement de cyanobactéries, qui seraient capables d'extraire les phosphates du sable même sous sa forme précipitée.

Attention cependant à la validité de ce test ? voir tests et phosphates.

 


Sable pour le RAC

Voir pH d'un réacteur à calcaire.

 


Sable vivant : imposture ?

Le sable vivant est un concept récifal, mais un commerce américain. En effet, aux USA, il est relativement facile de trouver des sacs de sable 'vivant'. Ils ne sont néanmoins que rarement exportés, et l'arrivée dans nos magasins ne se passe pas sans mal.
Il semblerait en effet que tous les acheteurs de l'hexagone soient enclins à une relative déception. Ce sable ne contient vraisemblablement pas, contrairement à ce qu'on pourrait attendre, de microfaune visible. A-t-elle été écrasée pendant le voyage, est-elle morte d'asphyxie, a-t-elle résistée aux conditions de température et d'éclairage du transport, est-elle présente à l'emballage, le sable ne contient-il que des bactéries (ce qui est en fait le but de ce type de sable 'vivant') ? Autant de questions qui nous font aujourd'hui douter de l'efficacité de ce produit vendu fort cher par nos détaillants, et qui il faut bien le dire, ne permet pas d'augmenter visiblement la quantité de microfaune présente dans nos bacs ...

Par contre, on peut signaler l'effort de récifalistes s'échangeant entre eux du sable de leur bac, contribuant ainsi à la diversité de la microfaune dans leur bocal.
Certains commerçants vendent également du sable qu'ils disent rendre vivant par ensemencement grâce à des pierres vivantes. A vous de voir, et de surtout contrôler la présence de bebettes ...

Nous attendons toujours un commerçant prêt à importer des kits de détritivores des Etats Unis. Ou encore qu'une société se lance dans leur élevage ou culture de ces détritivores afin d'en faire une commercialisation aquariophile sur le territoire Français. C'est vraiment un produit désirable pour les récifalistes et un complément indispensable au développement de méthodes plus 'naturelles' à base de lits de sable. Par la même occasion il faut que les sables des différentes granulométries qui nous intéressent soient plus largement distribués à des prix plus 'populaires'.


Photo, Nicolas Will

 


Sea clone

Cet écumeur ne donne pas satisfaction sauf à l'exception de micro-récif: voir écumeur.

 


Sédiments

Les sédiments sont certainement une des clés de la réussite du récifal ... Leur nombre ne fait en effet qu'augmenter dans le bac, alors que leur exportation est des plus difficile et hasardeuse.

Dans les bacs Jaubert, par des mécanismes qui nous sont encore inconnus ou mal compris, il semble que la sédimentation soit moins un problème, et soit retraitée in situ. Il en est de même dans de nombreux DSB.
Concernant les bacs 'Ron', le recul est encore faible pour juger de leur pérennité sur le long terme. Il semblerait néanmoins que sa qualité de 'lit de sable épais', comme dans le cas du Jaubert, et sa microfaune très développée aide à dégrader et retraiter les sédiments qui servent alors de comburant à la microfaune et est même nécessaire à son existence et à sa pérennité. On notera qu'on ne s'affranchit néanmoins pas d'un export du phosphore, s'il est correctement recyclé.

La sédimentation dans le bac berlinois est la plus problématique. Elle provient:
· Surtout des précipitations (calcium, etc ... ).
· De la nourriture apportée au bac, non consommée (ou partiellement consommée), qui se dépose sur le fond (ce qui n'est pas de la sédimentation au sens stricte, mais plutôt une étape).
· Du travail des micro-organismes présents dans les pierres vivantes (ce qui n'est pas non plus de la sédimentation au sens stricte: ils ne créent pas des sédiments, ils recyclent de la matière organique).
· De l'érosion de la roche.
· Des excréments des animaux (qui sont en fait recyclés).
· ...

Les sédiments finaux sont minéraux. La partie organique est recyclable, donc pas réfractaire, donc ne s'accumule pas en tant que 'sédiment'. Les sédiments minéraux sont le puits de phosphates et ce sont donc ceux-ci qu'il faut exporter.

Les sédiments organiques vont intégrer le sable et se dégrader, acidifiant le milieu.
Ils sont pris en charge par les micro-populations et recyclés sous des formes assimilables. L'absence des 'bonnes' micro-populations est problématique, car le phénomène de dégradation incomplète n'est pas satisfaisant pour l'aquarium (déstabilisation, acidification, terrain propice aux algues, cyanos, etc ...).

Il convient donc d'exporter les sédiments au maximum.

Pour ce faire, tous les systèmes sont bons.
On pourra se faire aider de la décantation dans ce but: en effet, la décantation a pour but de décanter (!) les sédiments. L'enjeu est de leur faire parcourir lentement un trajet assez long pour qu'ils aient le temps de se déposer par gravité. On n'a plus ensuite qu'à les aspirer.

Reste qu'il faut encore que les sédiments arrivent jusque dans la décantation, ce qui n'est pas évident s'ils reposent (comme c'est leur habitude) sur le sol. C'est un des enjeux du brassage, qui se doit de remettre en permanence en suspension les sédiments.


On peut également périodiquement exécuter des tempêtes, en agitant le sable, en brassant (à la main par exemple) les pierres vivantes, histoires de décoller un peu tous ces sédiments. Le recueil peut alors se faire dans la décantation, ou encore à l'aide de perlon entourant la crépine des pompes ...

On n'oubliera pas les gobies et autres poissons tamiseurs de sable (Voir le troisième lien).

Une autre arme anti-sédiments peut être la filtration mécanique: autant les capter avant qu'ils ne deviennent sédiments.

On peut enfin périodiquement clocher son sable. On aspirera alors une partie de la microfaune qu'elle abrite, ce qui est dommage, mais sa fréquence de reproduction est telle qu'elle sera vite remplacée.

La maîtrise de la sédimentation semble être l'un des enjeux majeurs du récifal actuel. Négliger ce point revient à s'acheminer vers la gestion incertaine d'une bombe à retardement.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Sedimentation.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Peuplement1.html
http://www.biblioreef.net/index.php?reef=25&iso=950

 


Sel

Le sel ... La base de notre passion ...
Sachez qu'il existe différents sels, de qualité satisfaisante pour reconstituer l'eau de mer. Historiquement, la préférence de nombreux récifalistes va souvent au fabricant Aquarium Systems, pour ses sels 'Instant Océan' et 'Reef Cristals' bien que d'autres fabricants proposent des sels sans doute d'aussi bonne qualité.

Pour démarrer son bac, on choisira plutôt un sel pauvre en Ca2+ (ce qui influence son prix, il faut bien le dire ...). En effet, au démarrage, votre eau n'a pas besoin d'avoir une forte teneur en calcium, puisque vous n'hébergez pas de coraux durs. De plus, la charge organique et la forte pollution de l'eau ainsi que les habitants hébergés font que le sel n'a pas à être riche. On s'orientera donc vers un sel 'pauvre' comme 'Instant Océan', les sels 'riches' favorisant la poussée d'algues au démarrage.

Plus tard, lorsque l'aquarium sera en route et hébergera une population conséquente d'invertébrés, et en particulier des coraux durs, on préférera 'Reef Crystals' par exemple, d'une part à cause de sa teneur en calcium, plus compatible avec la population de SPS, (mais cette teneur est entretenue par d'autres biais, et dans des proportions bien plus grandes) et d'autre part pour mieux compenser la consommation d'oligo-éléments pour des volumes moindres de changements d'eau.

Pour fabriquer l'eau de mer, nous déconseillons évidement de le faire directement dans le bac (sauf la première fois au démarrage): il est hors de question de rajouter de l'eau douce, puis (ou en même temps) de saler le bac. En effet, le sel doit se dissoudre, et peut ne pas en avoir le temps avant de tomber dans un corail qu'il pourrait brûler, ou être gobé par un poisson.
Nous conseillons donc de remplir un seau avec de l'eau osmosée (Voir Osmoseur), et de verser le sel dedans lentement, en agitant l'eau. Il convient pour cela de placer une pompe dans l'eau afin de dissoudre le sel d'une part, et d'aérer l'eau d'autre part.
Nous déconseillons de surdoser cette eau (préparation d'eau de mer 'concentrée') car on peut s'attendre à la précipitation d'éléments (calcium et autres) dans ces conditions. Remarquons par exemple qu'on peut dissoudre 2,5 kg de sel dans 70 litres d'eau osmosée pour être proche d'une densité classique.

La dissolution est loin d'être instantanée et on doit touiller pour l'aider. En faisant cela, on n'a donc pratiquement jamais de concentrations locales en sel dissout supérieures à la concentration finale donc pas de précipitation.
Le point important reste qu'il vaut mieux éviter de verser l'eau sur le sel car si on ne va pas assez vite, on peut éventuellement avoir précipitation.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Salinite/Salinite.html

 


Soufre

Le soufre est utilisé en récifal pour deux applications : un Jaubert dopé au soufre et dans le Dénitrateur autotrophe sur soufre.
Pour ces 2 usages, le soufre est idéalement en billes de 2 à 5 mm de diamètre.
On peut en trouver chez son commerçant aquariophile habituel, au prix d'environ 4 ou 5 euros le kilo.

 


SPS

Abréviation de 'Small Polyp Scleractinia'. On désigne par cette abréviation les coraux durs à petits polypes parmi lesquels on trouve les Acropora.spp, Pocillopora.spp, Montipora.spp, Stylophora.spp et autres.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://www.reefcentral.com/library/faq/sps.htm


Photo, David Excoffier

 


Squille

La squille est un hôte indésirable (Voir Indésirables).

Il convient de la traquer et de l'extraire du bac: elle peut en effet attaquer de petits poissons, se délecter d'Astreas, Trochus et autres.


Photo, Nicolas Will

 


SSK

Le SSK est un écumeur à construire, inventé par Claude Hug (comme le visio réacteur) et proposé sur le site Mars.

Sachez que vous trouverez les kits des pièces en PVC chez Plastic Sélection (pour environ 100 euros, mais comptez en plus le prix de la pompe Eheim 1060 qui l'alimente) et que les réglages (pour un débutant en particulier qui ne sait pas quel type et quelle quantité d'écume attendre) sont délicats (Voir Ecumeur). Néanmoins à l'époque de sa mise à disposition, cet écumeur répondait au besoin des récifalistes en terme de prix et de performances. Il a été surclassé en terme de rapport qualité/prix par des modèles professionnels peu après son apparition. La limitation venait du fait que les modèles professionnels étaient mal connus et que les aquariophiles n'intégraient pas l'amortissement sur la consommation électrique.

Vous trouverez néanmoins beaucoup de possesseurs de cet écumeur, toujours prêts à répondre aux questions au cas par cas.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/SuperSkimmer.html

 


Strontium en récifal

Le strontium est présent dans l'eau de mer. C'est donc tout naturellement qu'on le retrouve dans la texture du corail, à hauteur de 17% (le reste en CaCO3, en gros). Notons tout de même que la teneur en strontium n'est pas la même dans tous les squelettes et spicules calcaires. Le strontium ne se substitue pas au CaCO3 mais au Ca seul.

La majorité des récifalistes en ajoutent à leur bac, afin de compléter sa consommation, soit par l'intermédiaire de sa présence dans les sels marins, soit par solution de chlorure de strontium (Voir Ajouts de composants à l'aquarium).

Il apparaît néanmoins que son excès est nocif, et que nos moyens de tests de ce composants en particulier sont pitoyables. Il ne reste que deux solutions: ou en mettre avec beaucoup de précautions, pour ne pas surdoser, quitte à ce qu'il soit raisonnablement sous dosé dans l'aquarium. Ou ne pas en mettre du tout ...

 


Sugar

Voir sable.

 


Surverse

La surverse est importante pour un bac récifal. Elle permet de prendre l'eau en surface du bac, et de l'amener dans la décantation. Cette action de prendre la couche d'eau superficielle aide en effet à lutter contre un éventuel film gras qui peut se former sur la surface, empêchant oxygénation et pénétration lumineuse.

Elle capture de plus tous les éléments flottants, aidant ainsi à la lutte contre les déchets et sédiments.

L'évacuation est effectuée par un trop-plein, installé avec ou sans trou dans le bac. L'intérêt de faire déborder l'eau ainsi est lié à l'élimination du film de matières grasses qui surnagent : cela favorise d'abord la pénétration de la lumière et permet ensuite des échanges gazeux bien plus efficaces.

On prendra soin d'y adjoindre un peigne, afin d'éviter de retrouver dans la décantation des poissons, ou même des crabes ou bernards l'ermite qui pourraient par ailleurs boucher les canalisations de descente d'eau ... (et là, belle catastrophe ! )

Pour plus de détails, on pourra se reporter à
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Peigne/Peigne.html


Photo, David Excoffier

 


T5

.. ou fluocompact
Technologie fluorescente linéaire de faible diamètre (16 mm) et de forte puissance dont la première apparition date de 1996 dans le catalogue Osram.

Avantages :
- Grande efficacité lumineuse (visuelle et Biologique).
- Bonne restitution des couleurs.
- Effets d'ombre semblables aux HQI.
- Répartition de lumière homogène.
- Bonne adaptation aux aquariums et galeries standards avec possibilité d'en mettre un nombre suffisant en fonction de l'efficacité recherchée.
- T5 apprécie une température de fonctionnement idéale entre 30 et 35°C (contrairement aux autres tubes qui préfèrent 20 °C) : condition optimum pour l'adaptation des T5 dans des galeries d'éclairage standards.
Voir Eclairage

Voir aussi le très bon article de Stéphane Fournier et Nicolas Leclercq, Solutions récifales, T5 : mode d'emploi, Aqua Plaisir numéro 83 - Notice BiblioReef : http://www.biblioreef.net/index.php?reef=25&iso=1611

 


TAC TAC dans le bac

Mais qu'est-ce qui fait ce bruit dans mon aquarium ?

Une fois que vous aurez vérifié tout ça :
· Un thermomètre qui est prêt d'une pompe, et qui tape contre le carreau.
· Un bernard l'ermite en train de se déplacer et qui tape le carreau de sa coquille.
· Une pompe qui craque.
· Un Astraea.spp ou Trochus.spp qui tourne sa coquille sur elle-même.
· ...

Alors vous avez une crevette pistolet, ou une squille. La squille est un nuisible: il faut la chasser et l'extraire, bien que beaucoup d'entre nous se rendent compte qu'ils en ont dans leur bac depuis des mois ou des années sans avoir remarqué de prédations significatives. Ils s'agit en général d'espèces de petites tailles n'excédant pas 5/6 cm de long et aux couleurs assez fades. Ces squilles de petites tailles semblent incapables d'éclater les coquilles d'Astraea, un de leurs mets favoris !
Voir aussi Indésirables.

 


Tampon carbonaté

Voir KH.

 


Température

Valeur 'normale': entre 25°C et 28°C, comme sur les récifs.

Au-delà de 30°C, les coraux ne supportent plus et on peut assister à des expulsions de zooxanthelles. En dessous de 24°C, vous vous écartez des valeurs du milieu naturel de vos animaux, ce qui est fortement déconseillé.
26-27 semble un bon compromis ...

D'autre part certains appareils de tests sont calibrés pour 25° (conductimètre, densimètre).
L'essentiel reste d'avoir une variation de température la plus faible possible entre l'hiver et l'été, quelle que soit la température choisie.
De la même façon, l'amplitude thermique quotidienne est aussi importante, sinon plus. Comme tous les changements (Voir Ajouts de composants à l'aquarium, éclairage, température, taux de nitrate etc ...) le maître mot est: 'variations lentes'.

Attention aux chaleurs d'été (Voir Groupe de froid) !!


Photo, Nicolas Will

 


Température de couleur des lampes

Si nous nous plaçons au niveau des ° Kelvin nous serons dans la gamme des couleurs. Plutôt jaune vers les 6000 puis franchement blanc dans les 14000 puis blanc bleuté dans les 20000.

La qualité spectrale va certainement varier (légèrement) d'un constructeur à l'autre.

Voir Eclairage.

 


Tests

Les tests aquariophiles sont tous critiquables. Ils sont imprécis (en eux-mêmes, pour des questions de rapport qualité/prix, mais aussi à cause de nos protocoles : rinçage d'éprouvettes, dosages peu précis, couleurs subjectives ...), et parfois d'une marque à l'autre, vous pouvez trouver des résultats forts différents (jusqu'à 2° d'écart entre certains tests KH, voir plus bas).

Une bonne et fiable analyse peut être faite par spectrométrie en laboratoire. Ceci est coûteux, et fonction des éléments dont vous voulez rechercher le dosage.

Considérons donc que nos tests ne donnent que des indications. Rappelons donc deux principes de bases :
· L'observation des animaux : si tout va bien, ne risquez pas de rompre un équilibre ou, rappelons-le, tout est lié ...
· Ce sont d'abord les variations des valeurs qui sont intéressantes, plutôt que la mesure brute et ponctuelle, et vous permettent de constater un changement. On prendra tout de même gare à une mesure hallucinante, mais on ne déclenchera pas le plan rouge pour un écart de 20 mg/L dans une mesure de calcium, ou d'un ou deux points dans une mesure de KH.

Ne soyez donc pas affolé par des résultats étonnants (jusqu'à un certain point quand même, et basez-vous sur l'observation de votre bac plutôt que sur une valeur mathématique, souvent entachée d'imprécision.

Signalons qu'usuellement, les 3 tests les plus utilisés sont Calcium, KH et NO3-, Sachant que les PO4 sont au moins aussi importants que les NO3-.

A titre d'exemple, voici les tests que nous pouvons recommander, après avoir essayé plusieurs marques :
Ca2+ et Mg : Salifert : Faciles et ils donnent des résultats réguliers et réalistes.
PO4 : Salifert semble satisfaire beaucoup de monde. L'utilisation du Seachem donne satisfaction. L'idéal est d'utiliser un spectromètre Hanna.
Iode : Seachem : ce test est le seul lisible que l'on connaisse. Maintenant pour sa précision on ne peut en être très sûr, puisqu'on trouve 0 en testant de l'eau de mer naturelle. Mais enfin c'est le seul qui donne un virage de couleur que l'on puisse interpréter.
KH : MERCK qui donne en général environ 2 points de plus qu'un Tetra par exemple ou JBL. JBL semble plus précis que Tetra en eau de mer. On choisira Merck sans hésiter: il s'agit d'un kit professionnel.
NO3- : l'idéal est d'utiliser un spectromètre Hanna mais à défaut, le Low Range d'Aquarium System est valable et assez précis dans les valeurs qui nous intéressent en récifal.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/ChimieEdM.html

 


Trop éclairer

Notre matériel sera toujours loin d'égaler le soleil naturel, en quantité comme en qualité, même si désormais, c'est surtout l'intensité au sens de l'optique géométrique qui pêche. Le reste n'est pas trop mal. Donc, pas d'hésitation à éclairer le bac à grands coups de Watt et de HQI.
Respecter néanmoins une photo période normale (12h /jour ).

La sensibilité au changement, par contre, est avérée chez nos habitants. On pensera, comme à chaque fois (Voir Acclimatation de poissons et invertébrés, Ajouts de composants à l'aquarium ) à une adaptation lente et progressive.
En ce sens également, on n'oubliera pas de remonter les HQI quand on change les ampoules (Voir Changer les ampoules HQI).


Photo, Nicolas Will

 


Tube bleu décharge

Si vous observez une décharge électrique dans les tubes bleus éteints (qui continuent donc à clignoter légèrement), sachez que vous avez probablement une prise multiple mal conçue, ou un programmateur dans le circuit, avec une inversion de phase.

Sachez qu'il vous suffit, pour resoudre le problème, d'inverser la prise.

 


Tube fluo pour coraux

Ce cas peut être envisageable, sachant qu'il en faut un nombre conséquent (sans doute toute la surface du bac recouverte) pour fournir les besoins nécessaires aux coraux. Le prix devrait donc vous en dissuader, ainsi que la connaissance de l'éclairage HQI, beaucoup plus adapté aux coraux (Voir Eclairage et T5).


Photo, Yannick Ghignon http://yannick.ghignon.free.fr/Immersion.htm

 


Tubes bleus

Les fluos bleus peuvent servir à simuler l'aube et le crépuscule en les allumant 1 heure avant les HQI, et en les éteignant 1 heure après.
Ils ont aussi pour fonction de corriger le spectre lumineux dans les bleus, en donnant une apparence moins jaune a l'eau : question de goût ...

On notera enfin qu'ils permettent aussi d'observer la belle fluorescence de certains coraux.

 


Turbo et nanard

Vous serez sans doute amusé de voir comme parfois, les bernards l'ermite s'accrochent sur la coquille d'escargots, et se cramponnent comme de beaux diables pendant que l'escargot se débat pour le dégager: une belle partie de rodéo !!

Vous rirez sans doute moins quand vous verrez le nanard vider la coquille de son occupant, pour prendre sa place.
Pensez donc à mettre dans votre bac des coquilles vides de toutes tailles afin que les bernards l'ermite, qui ne construisent pas leur coquille calcaire à la différence des escargots, puisse trouver chaussures à leur pied lorsqu'ils grandiront, plutôt que de devoir dépouiller un autre habitant du bac de son logis.

Il est probable que votre 'poissonnier' préféré puisse vous fournir quelques coquilles vides car il y a toujours une quantité de pertes dans les arrivages ce qui en libère pas mal. Une autre manière très simple de leur fournir des coquilles vides est l'achat d'une centaine de grammes de bigorneaux que vous pourrez manger d'abord et ensuite mettre les coquilles vides dans le bac. Le prix de revient est ridicule et la grande variété de tailles de ces coquilles assure aux nanards de trouver un choix d'habitats exactement à leur taille. D'autre part ces coquilles sont solides et légères, avantages qu'ils apprécieront sûrement dans leur déplacements !


Photo, David Excoffier

 


UFO

Type de rampe relativement chère mais costaud, fiable et design, commercialisée par la société Aqua Connect.

De conception allemande, l'UFO se décline en plusieurs modèles de 1 à 3 HQI intégrés, de différentes puissances, avec 2 tubes bleus sur les cotés et des ailerons orientables permettant de régler l'impact des tubes bleus.
- Le modèle 'classic' comporte seulement les HQI.
- Le modèle 'classic +' a en plus 2 tubes bleus.
- Le modèle 'complet' intègre en plus un mécanisme électronique complexe simulant les phases lunaires. Néanmoins, l'intérêt de ce système est contesté parce que d'une part une panne de courant rend les réglages difficiles, et d'autre part parce que les cycles lunaires occasionnent des pontes de coraux préjudiciables pour l'aquarium.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/UFODoc/UFODoc.html


Photo, Julien Théodule

 


Utilisation d'un aérateur

Les aérateurs (ou pompe à air) n'ont pas leur place en récifal pour oxygéner l'eau. En effet, le brassage de surface (ainsi que l'écumeur dans le cas d'un berlinois) est tout à fait suffisant pour maintenir un taux d'oxygène correct. De plus, vu le brassage des aquariums récifaux, vous auriez sans cesse quantité de bulles fines (broyées par les pompes) à la dérive dans votre bac, ce qui est d'un effet esthétique douteux.

Les aérateurs restent par contre utilisables afin de générer des courants aléatoires à la place des pompes, par émissions de grosses bulles. Peu de gens emploient cette méthode, qui a le mérite d'exister ... On fera néanmoins dans ce cas attention aux projections dues à l'éclatement des bulles en surface, et aux dépôts de sel qui s'en suivent.

 


UV

On entend par UV un tube de forme 'néon' dont la puissance varie en fonction de la taille de votre bac, 30Watt par exemple, entouré d'une deuxième coque hermétique dans laquelle l'eau de votre bac va circuler. L'eau va donc entourer le tube UV sur une épaisseur d'à peu près 1cm, sur toute sa longueur.
L'eau est donc envoyée par une pompe à une extrémité de l'appareil, et ressort par l'autre, en ayant été exposée tout le temps de la traversée aux rayons UV.

Un faible débit est nécessaire afin que l'eau reste suffisamment longtemps en contact avec les rayons UV pour que ceux-ci détruisent les parasites, organismes, etc ...

On pourra constater une influence de l'UV sur la qualité de l'écumage. L'explication est sans doute que l'UV 'casse' une partie des grosses molécules à écumer, ce qui vous fera constater un changement dans l'écume et/ou dans sa quantité.

La mise en place d'un UV peut être préventive (élimination des parasites du bac), mais il n'est pas impossible que le plancton qui passe par l'UV soit détruit, ce qui est une perte regrettable pour le bac. Cette remarque doit être tempérée par le fait que seul le plancton pélagique est susceptible de passer dans l'UV, et qu'il est quasiment inexistant dans nos bacs.

On conseillera néanmoins l'UV en usage curatif, dans le traitement de la maladie des points blancs par exemple (Voir Points blancs (Cryptocariose) ou infection par Cryptocaryon irritans), bien qu'une stérilisation permanente puisse se justifier en FO.

 


Valenciennea sp

Ce poisson (qui comportent une quinzaine d'espèces) se nourrit des particules accrochées sur les grains de sable, et plus généralement tout ce qui est organique, vivant ou non, dans les sédiments.

L'observer manger est un spectacle en lui-même, puisqu'il avale le sable, et le recrache par les ouies.

Ce faisant, il remet en suspension les sédiments, ce qui en fait un allié extrêmement précieux pour la lutte contre la sédimentation (Voir Sédiments). Un problème connexe est qu'en se nourrissant il laisse retomber le sable 'nettoyé' sur les coraux.

Il est également capable de transporter du sable dans sa gueule, et on ne s'étonnera pas de voir surgir une montagne de sable de parfois 10 cm de haut, juste parce que monsieur en avait envie ... :o) Il creuse de plus des grottes où il habite, ce qui parfait son rôle de remueur de sable.

Il ne faut par contre pas mettre 2 individus de même sexe, sans quoi un va finir hors du bac, chassé par l'autre. On pourra les distinguer en général grâce à la deuxième épine dorsale beaucoup plus développée.
L'appauvrissement irrémédiable de la nourriture dans le bac va amener le dépérissement de l'animal, à moins de posséder un refuge, ou un bac très vaste.

Ce poisson sera donc déconseillé aux débutants.


Photo, Vincent rollet

 


Valonia

Les Valonia sont des algues vertes en forme de bulles. Elles sont nuisibles, à classer dans la catégorie des Aiptasia et planaires, à savoir qu'il ne faut pas leur céder un pouce de terrain sous peine de se voir envahi dès qu'on tourne le dos.

L'éclatement de la bulle provoque une libération de cellules (spores) qui vont se disperser dans le bac et favoriser l'envahissement du bac par les Valonia.
Parmi les moyens de lutte contre les Valonia, on trouvera préférentiellement le crabe Mitrax.spp, parfois vendu avec les kits détritivores.

 


Verre anti UV

Le verre sur les HQI n'est pas du verre normal. Il s'agit de verre trempé (résistant à la chaleur). Comme quasiment tous les verres, il arrête un certain nombre d'UV.

Veillez donc à ne pas mettre vos yeux ou votre peau en regard de fentes éventuelles entre le projecteur et la vitre, surtout sur les spots individuels (et bricolés).

Sachez néanmoins que certaines ampoules (OSRAM en particulier) ont des verres spécifiés anti-UV. La vitre du projecteur en verre trempé sert alors à arrêter les projections d'eau pour ne pas faire exploser l'ampoule.

Notons que le verre trempé est très sensible aux changements de température. Attendez donc son complet refroidissement avant de le nettoyer en le plongeant dans l'eau, par exemple.

En passant, petit rappel sur les UV:
Les UVc ne sont pas présents à la surface de la Terre (ou très peu) et sont de toutes façons arrêtés par quelques dizaines de µm de verre et quelques cm d'eau. Ce sont les plus dangereux, car fortement mutagènes et sont ceux utilisés dans les lampes germicides.
Les UVb sont majoritairement stoppés par quelques mm de verre, ils sont moins dangereux que les C et responsables du bronzage ... et des coups de soleil !
Les prétendus filtres anti-UV n'agiraient alors principalement que sur les UVa plus pénétrants mais beaucoup moins énergétiques.

Bref un verre de quelques millimètres suffit amplement.

 


Verre pour aquarium

Le verre de votre bac peut être de différentes épaisseurs. Cette épaisseur (en fonction de la hauteur et du litrage) va conditionner l'ajout de renforts.

L'épaisseur conditionne le prix de façon très significative.

Sachez que vous pouvez opter pour du verre 'super cristal'. Ce verre est plus 'transparent', et la sensation visuelle est très intéressante, ne virant pas sur le jaune (ou le vert) quand on regarde un objet au travers. Demander un test, et demandez le prix, ca devrait vous faire réfléchir ...

Pour économiser quelques deniers, sachez que vous pouvez avoir un bac sans 'arrêtes abattues'. Cela fait un peu moins propre, mais n'est nullement dangereux.

Rien ne vous empêche non plus de récupérer d'anciennes vitrines nettoyées et redécoupées chez un miroitier.

La vitre inclinée, à l'avant ou sur un coté du bac, a des avantages et des inconvénients. D'abord, ce n'est pas un bac classique fait par votre commerçant. Il risque donc de vous demander plus cher. Ensuite, selon l'inclinaison, de petites bulles peuvent venir stagner ou s'accrocher aux parois, ce qui est inesthétique.

En revanche, cette vitre se salit beaucoup moins vite, puisqu'elle est parallèle à l'éclairage, ce qui ne favorise pas le développement d'algues. De plus, quand on aura vu la différence de couleur entre un bénitier vu de dessus et vu de coté, on comprendra aisément l'intérêt de voir les animaux avec un angle 'presque' de dessus.

 


Visio réacteur

Cette abréviation décrit le réacteur à calcium de type 'MARS'. Voir Réacteur à calcium.

 


Vitamine C

La vitamine C est généralement utilisée en mode préventif, son utilisation ayant été pressentie dans la lutte contre les points blancs. Pour ce faire, on mélange la vitamine C en poudre aux aliments avant de nourrir les poissons. Le plus fervent défenseur de cette méthode est Albert Thiel (Voir le lien vers son site ci-dessous).

Nous déconseillons ces manipulations aux débutants (dosage, acidification du bac, alimentation des poissons, etc ...), qui doivent rester conscients que maintenir une qualité d'eau optimum est le meilleur rempart contre les maladies de peau des poissons.

On prendra garde, à la lecture de cet article, aux mesures et dosages qui ont souvent été qualifiés de fantaisistes, en particulier au niveau des conversions. On se renseignera donc précisément avant.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://www.athiel.com/fran/technique/vitc496.htm

 


Volume brut, net

Quel est le volume de ta cuve ? T'as combien de litres ?

Le volume net est le nombre de litres d'eau réels du bac. Le volume brut est la contenance théorique maximale de la cuve.

Sachant que vous n'êtes pas rempli à ras bord, que le sable, les PV prennent du volume, etc. etc., votre volume net est évidement inférieur à votre volume brut.

Pour information :

1 Litre = 0.264 Gallon (US)
1 Litre = 0.211 Gallon (UK)
1 Gallon (US) = 3.78 Litres
1 Gallon (UK) = 4.73 Litres

Sachant que dans la plupart des publications anglophones en ligne, on parle de gallons US.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à http://www.aquatechnobel.be/parametres.htm

 


Zooxanthelles

Les zooxanthelles sont des algues de couleur brune qui vivent en symbiose avec le corail. Celui-ci leur fournit un support et les déchets de son métabolisme (composés azotés et phosphatés), en retour les zooxanthelles restituent une partie des sucres et acides aminés qu'elles ont synthétisé à partir du C02 et des déchets, grâce à l'énergie lumineuse. (Voir à ce sujet Alimentation des coraux, température et coloration des coraux).

Il existe beaucoup de variétés de zooxanthelles. Chaque corail possède son propre registre de zooxanthelles et la distribution de ces différentes zooxanthelles varie au sein même de la colonie.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/AlguesSymbiotiques.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/NutritionCorail.html
http://mars.reefkeepers.net/Articles/CalcificationCoraux.html


Photo, David Excoffier