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Thème : Chimie

 Alcalinité
 Hydroxyde de calcium
 Lugol
 Mesures et Valeurs
 NH3 / NH4+
 Nitrates
 Nitrites
 Oxyde d'aluminium
 Oxydoréduction
 PO43-
 Soufre
 Strontium en récifal
 Tampon carbonaté
 Glucose
 GH
 Eau de chaux
 Ammoniac
 Calcaire
 Calcification
 Calcium
 Charbon actif
 Conductivité
 Cuivre
 Cycle de l'azote
 Dénitrateur autotrophe sur soufre
 Densité
 Dureté carbonatée
 Dureté totale
 Vitamine C


Alcalinité

L'alcalinité totale sert à mesurer la somme des concentrations de l'ensemble des ions à caractère alcalin c'est à dire basique. Elle prend donc essentiellement en compte les éléments suivants: bicarbonates, carbonates, borates, ions hydroxydes.

Alcalinité (en meq/l) = ( HCO3- ) + ( CO32- ) + ( B(OH)4- ) + ( OH- ) - ( H+ )

Attention à la confusion : les tests dits de dureté carbonaté KH dosent en fait l'alcalinité totale.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/CO2SYS/co2sys.html


Hydroxyde de calcium

L'hydroxyde de Calcium Ca(OH)2 (ou encore 'chaux éteinte') est une poudre blanche fine, disponible chez votre commerçant, mais aussi en pharmacie, éventuellement sur commande.

Chez votre détaillant aquariophile, vous pourrez vous procurer des produits estampillés par de grandes marques, à des prix estampillés de la même manière :o( L'intérêt de ces substances peut être :
- Un produit réputé 'plus pur','spécialement étudié pour nos bacs': ceci est très discutable, voir mensonger.
- Un conditionnement par sachet de 50g sous vide : ceci est intéressant pour ne pas humidifier toute une boite (meilleure conservation), et pour doser ce que l'on met.
- Une meilleure dissolution.

Les prix que vous trouvez chez votre pharmacien sont plus abordables (un peu moins de 20 euros le kilo) ...

L'hydroxyde de calcium s'ajoute à de l'eau osmosée pour donner de l'eau de chaux, solution saturée en Ca2+ (et en hydroxydes) à un pH de 12.45.
A partir de cette poudre, on peut fabriquer de l'eau de chaux, afin de faire des ajouts manuels de calcium au bac.

On se sert également de cette substance pour remplir le réacteur à calcium. On ajoute l'hydroxyde à l'eau dans le réacteur, afin que le mélange (eau de chaux saturée) soit disponible pour compléter l'évaporation du bac. Le réacteur est ensuite autonome pendant quelques jours à deux semaines, selon la précipitation du Ca2+ dans le réacteur (CO2 apporté avec l'eau osmosée), l'évaporation et la taille du bac, la taille du réacteur, mais aussi les besoins de l'aquarium.

L'hydroxyde de calcium craint l'humidité, c'est pourquoi il faudra le conserver dans son emballage d'origine (normalement hermétique), dans un endroit sec et frais.
Il est plus intéressant de l'acheter en petit conditionnement, afin que la boîte que l'on utilise (soumise à l'humidité ambiante dès son ouverture) soit utilisée le plus rapidement possible.

Une fois en solution (on verse la poudre dans l'eau), le mélange craint le CO2. En effet, le CO2 va se combiner avec le Ca2+ en solution pour former du CaCo3, composé inutilisable pour nos bacs. Il convient donc, une fois le mélange fait, de bien refermer la boite de poudre, mais aussi le récipient de la solution préparée (bouteille, visio-réacteur, etc ...).

On notera que certains se protégent des particules qui se mettent en suspension dans l'air par un masque de peintre (1 Euro les deux) pour éviter d'en respirer.


Lugol

Ce produit intervient dans le maintien du taux d'iode dans l'aquarium récifal. Le Lugol est une solution iodo-iodurée. Il existe plusieurs concentrations dont les plus courantes sont le Lugol dit 'fort' et le Lugol dit 'faible'. Le premier s'obtient en dissolvant 5 g d'iode (I2) dans 10 g d'iodure de potassium (KI) le tout dans 100 g d'eau distillée. Le deuxième s'obtient en dissolvant 1 g d'iode dans 2 g d'iodure de potassium le tout dans 100 g d'eau distillée. On peut aussi se le procurer en pharmacie.

Attention, ce produit se dégrade à la lumière, d'où l'intérêt de l'injecter le soir, et de conserver le produit dans un flacon opaque, et à l'abri de la lumière.

L'ajout d'iode est controversé ces derniers temps, bien que nécessaire au bac, et consommé par celui-ci. Sachez que l'iode ajoutée au bac sous forme d'iodures est dégradée en moins d'une semaine sous la forme iodate, indétectable avec nos tests.

Le produit 'Lugol' est en particulier sujet à controverse car son utilisation (en cas d'apports conséquents) provoque une accumulation de iodates dans l'eau, composé un peu plus toxique que l'iodure.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Lugol.html


Mesures et Valeurs

Nous nous proposons ici de donner les mesures et valeurs classiques que l'on doit constater dans un bac récifal en fonctionnement.

Sur chaque valeur, on pourra pinailler, et opposer des arguments plus ou moins recevables dépendant de contextes divers. Fort bien. Ces valeurs ne sont données qu'à titre indicatif, et destinées à aider un débutant à sentir un glissement ou un problème.
On rappellera que la mesure en elle-même est finalement assez peu importante vue l'imprécision de nos tests, et plus que la valeur, c'est l'évolution de cette valeur qu'il faut suivre.

Bac :
Température : 25 -28°C
Densité : 1024-1026
NH3/NH4+ : < 0.01 mg/L
NO2 : < 0.01 mg/L
NO3 : < 10 mg/L
O2 : au delà de 5 mg/L
pH : entre 7,9 et 8,5 (idéalement 8 et 8,2 ) (matin/soir), ou 8,2 - 8,3 sur 24 heures
PO4 : < 0.05 mg/L
Calcium : > 420 mg/L
Magnesium : 1350 mg/L
KH : 8 à 12 °all
I2 : 0,06 mg/L

Réacteur à calcaire :
PH à l'intérieur du RAC : 6,5 ( calcite ) à 6,8 (aragonite)
Ca en sortie : > 600 mg/L
KH en sortie : > 35 °all

Réacteur à calcium :
Ca en sortie : > 800 mg/L
KH en sortie : 0 en théorie ! (pas de carbonates ou de bicarbonates ! Le KH se constitue dans l'aquarium au contact du CO2 dissout) mais comme le KH mesure aussi les OH- qui sont forts en sortie de réacteur ...


NH3 / NH4+

Voir ammoniac


Nitrates

Les nitrates sont le résultat de la transformation des nitrites par deux populations de bactéries : NitroBacter en priorité, mais aussi Nitrococcus (Voir Cycle de l'azote).

Les valeurs visées en récifal sont comprises entre 0 et 5 mg/l, bien que l'on constate que certains bacs berlinois tournent avec satisfaction avec des taux de 20 mg/l et plus.

Pour faire baisser les nitrates, différentes causes de ce taux anormalement élevé amènent différentes possibilités. Il convient donc de correctement analyser son problème afin d'apporter la réponse adaptée.
Citons parmi les causes possibles :
· l'écumeur mal dimensionné, (non adapté au volume du bac), mais le surécumage peut aussi faire augmenter le taux de nitrates, en appauvrissant le milieu en carbone organique, nécessaire aux bactéries dénitrifiantes.
· les PV en sous nombre, (mauvaise application d'une des méthodes récifales).
· la sédimentation stagnante, (pourriture au sein du sable).
· le manque de carbone organique, (manque de comburant pour les bactéries).
· l'osmoseur, peut être vieux ou détérioré, et ne plus éliminer suffisamment de nitrates en sortie.
· la nourriture, surtout congelée, est très riche en nitrates et phosphates. Il convient de la rincer.
· La surpopulation.
· Le surnourrissage par excès d'apport de N, le sous-nourrissage par insuffisance d'apport de C.
· Le manque de détritivores.
· Les mousses/perlon encrassés.
· Le DAS, pour tenter de les résorber, sans résoudre leur cause. Méthode de dernier recours, et parfois ponctuelle ...

Détail: sachez que lorsqu'un test mesure les Nitrates-N (Nitrates Azote, mesurées entre autres par Aquarium Systems), les valeurs données par le test correspondent à la masse de l'élément azote (N) contenu dans les ions nitrates (NO3-). Il faut donc pour obtenir la masse des nitrates (ce qui nous intéresse finalement), multiplier le résultat du test par 4.43 (rapport des masses molaires = (14 + 3 x 16) / 14)

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/combatNO3.html


Nitrites

Les nitrites sont le résultat de la transformation de l'ammonium par une population de bactéries : Nitrosomomas et Nitrosococcus. Les nitrites sont toxiques pour nos animaux à partir de 0.5 mg/l, même si certaines affirmations ont montré récemment que cette limite pouvait être augmentée. Ce n'est néanmoins pas une fin en soi, et nous visons (et obtenons facilement, sauf accident ponctuel) une mesure de 0 mg/l de nitrites dans nos bacs.
Voir cycle de l'azote.


Photo, Nicolas Will


Oxyde d'aluminium

Les billes d'oxyde d'aluminium sont utilisées dans la lutte anti-phosphates. On les place dans une chaussette (sac laissant filtrer l'eau ) qu'on va placer dans la décantation, à la manière du charbon actif.

Evidemment, comme dans le cas des résines anti-nitrates, (et du DAS dans une certaine mesure), c'est en amont qu'il faut lutter contre les phosphates, en évitant leur arrivée dans le bac et leur accumulation. Cette solution est le dernier rempart contre une lutte déjà perdue.


Oxydoréduction

Voir Redoxmètre.


PO43-

Voir phosphates.


Soufre

Le soufre est utilisé en récifal pour deux applications : un Jaubert dopé au soufre et dans le Dénitrateur autotrophe sur soufre.
Pour ces 2 usages, le soufre est idéalement en billes de 2 à 5 mm de diamètre.
On peut en trouver chez son commerçant aquariophile habituel, au prix d'environ 4 ou 5 euros le kilo.


Strontium en récifal

Le strontium est présent dans l'eau de mer. C'est donc tout naturellement qu'on le retrouve dans la texture du corail, à hauteur de 17% (le reste en CaCO3, en gros). Notons tout de même que la teneur en strontium n'est pas la même dans tous les squelettes et spicules calcaires. Le strontium ne se substitue pas au CaCO3 mais au Ca seul.

La majorité des récifalistes en ajoutent à leur bac, afin de compléter sa consommation, soit par l'intermédiaire de sa présence dans les sels marins, soit par solution de chlorure de strontium (Voir Ajouts de composants à l'aquarium).

Il apparaît néanmoins que son excès est nocif, et que nos moyens de tests de ce composants en particulier sont pitoyables. Il ne reste que deux solutions: ou en mettre avec beaucoup de précautions, pour ne pas surdoser, quitte à ce qu'il soit raisonnablement sous dosé dans l'aquarium. Ou ne pas en mettre du tout ...


Tampon carbonaté

Voir KH.


Glucose

Le glucose est un sucre (de formule C6H12O6) qui peut servir dans l'aquarium récifal afin de nourrir les populations de bactéries réductrices de nitrates. On peut ainsi procéder avec parcimonie à l'ajout de glucose a son bac, en petite quantité (1 pointe de couteau pour 100 litres par jour) en augmentant progressivement la dose pour arriver au résultat voulu.

Le but recherché est le nourrissage (et donc la multiplication et prolifération) des populations bactériennes sans apport d'azote (pas de N dans la formule, donc pas d'ajout de nitrates à redouter).

On peut ainsi, par exemple, favoriser le développement des bactéries réductrices de nitrates, en injectant du glucose dans le plénum d'un Jaubert, afin qu'il bénéficie en particulier aux bactéries anaérobies des couches inférieures du sable.

Un ajout trop élevé va provoquer un sur-développement des colonies bactériennes. Le premier signe alarmant est un léger trouble de l'eau, due à la présence de ces bactéries.
Le processus peut se poursuivre en augmentant encore les populations bactériennes, qui vont consommer tout l'oxygène dissout, provoquant d'abord un effondrement du redox, suivie d'une asphyxie des animaux du bac, que les bactéries vont se mettre a consommer ! Gare donc à la surdose.

C'est une méthode que nous déconseillons aux débutants, qui ne savent pas exactement ce qu'ils font. Si votre charge organique est trop faible, nourrissez plus ou écumez moins, ou les deux : le risque est beaucoup moins grand.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://membres.lycos.fr/thebigfaille/articles/combatNO3.html


Photo, Julien Théodule


GH

Indice de dureté totale , il n'est pas utilisé en aquariophilie marine , mais en aquariophilie d'eau douce, si ce n'est par exemple pour vérifier le bon fonctionnement de l'osmoseur).

La mesure de la dureté totale fournit néanmoins la concentration en magnésium, puisque pour schématiser : GH = ( Mg ) + ( Ca ) donc ( Mg ) = GH - ( Ca ), à quelques approximations près mais sa mesure est fastidieuse car il est très élevé en eau de mer.

Voir KH pour un aperçu des autres unités.


Eau de chaux

L'eau de chaux permet de faire des ajouts manuels ou automatisés de calcium à nos bacs. On la prépare grâce à de l'hydroxyde de calcium ajouté à de l'eau osmosée.

Après agitation, on obtient alors un mélange laiteux qu'il convient de laisser reposer quelques heures. Au bout de ce temps, on peut distinguer 2 zones dans la bouteille : une zone claire et transparente, au-dessus : c'est 'l'eau de chaux', que vous allez pouvoir ajouter à votre bac, et une zone toujours laiteuse et opaque, en bas : c'est le 'lait de chaux', qu'on ne doit pas ajouter sans précautions au bac, sauf quelques cas bien précis (piqûre d'aiptasia, etc ...).

Une fois l'eau de chaux recueillie, il est important de l'ajouter au goutte à goutte dans le bac (Voir Ajouts de composants à l'aquarium) et dans un endroit bien brassé.

D'autre part, sachez qu'un litre d'eau ne peut dissoudre plus 1,5 g d'hydroxyde. On pourra donc rajouter de l'eau neuve au lait de chaux résiduel en utilisation manuelle ou mettre une quantité beaucoup plus grande dans un réacteur à calcium afin d'augmenter son autonomie dans le temps.


Ammoniac

Le duo NH3 / NH4+ (ammoniaque/ion ammonium) est la première forme de la dégradation des déchets organiques dans nos bacs.

Lorsque le pH est supérieur à 7.6, c'est la forme NH3 qui domine, or c'est un produit hautement toxique pour nos animaux, à partir de 0.1 mg/l (autant dire qu'il ne doit pas être détectable).
Par une série de transformations, il va se dégrader en nitrites, puis nitrates. Voir Cycle de l'azote.


Calcaire

Roche sédimentaire à base de carbonate de calcium (CaCO3) et qui peut être composée de différentes formes cristallines de CaCO3 comme la calcite (au moins 50%) et l'aragonite. Les roches calcaires sont formées par l'accumulation de squelettes et de coquilles calcaires. Allez à Étretat et regardez les falaises et vous aurez une petite idée du temps qu'il a dû falloir pour accumuler une telle quantité de calcaire.


Calcification

Pour ce qui nous concerne, la calcification est le procédé par lequel les coraux prélèvent le calcium de l'eau de mer et le transforment en aragonite ou en calcite. Ces 2 formes de calcaire peuvent ensuite être utilisées par les coraux pour fabriquer leur squelette, mais la plupart du temps, le squelette des coraux durs est exclusivement fabriqué à partir d'aragonite.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à
http://mars.reefkeepers.net/Articles/CalcificationCoraux.html


Photo, David Excoffier


Calcium

Elément chimique (Ca) de masse atomique 40.08 dont vous allez beaucoup entendre parler. A ne pas confondre avec certains de ses composés, le carbonate de calcium (CaCO3) plus communément appelé calcaire et l'hydroxyde de calcium ou chaux éteinte (de formule Ca(OH)2 ), utilisés dans les réacteurs à calcium. Le calcium est le principal souci d'un bac récifal en bonne santé. En effet, les coraux hébergés grandissent. Pour se faire, ils consomment le Ca2+ du bac afin de former leur squelette. Le Ca2+ disponible pour les coraux va donc avoir tendance à diminuer et il faudra le remplacer. Le maintien de son taux est un paramètre critique à surveiller, peut-être plus que celui des NO3-.

Les différentes façons d'ajouter du calcium sont :
· par ajout d'une solution de CaCl2 (chlorure de calcium ) ou par la méthode 'Calcium et Ctrontium à gogo' (Voir Ajouts de composants à l'aquarium)
· par un réacteur à calcium (Voir Réacteur à calcium)
· par un réacteur à calcaire (Voir Réacteur à calcaire)

Le taux normal en eau de mer pour le Ca2+ varie de 390 à 430 mg/l.
Le taux classiquement rencontré en aquarium récifal (sans problème de Ca2+ !) se situe entre 400 et 500 mg/l, et si nous recommandons 450 mg/l, nous fixerons subjectivement le strict minimum à 350 mg/l, afin de fixer les idées.

Pour le baisser (si vous êtes trop haut), il va de soi qu'il faut stopper tout apport, et attendre qu'il soit naturellement consommé par les coraux durs de votre bac. Si on craint une précipitation, on peut effectuer un changement d'eau. La précipitation va effectivement faire chuter le taux de calcium, mais va entraîner avec elle la précipitation de nombreux autres éléments chimiques (magnésium par exemple) qu'il sera difficile de corriger. La coprécipitation du Ca2+ avec diverses substances inorganiques et organiques constitue un puits de calcium non négligeable.

Pour le remonter si vous êtes trop bas, l'ajout manuel est une solution ponctuelle. Au-dessus d'une certaine population hébergée, il faudra investir dans un réacteur, voire en ajouter un deuxième.

Si vous ne vous en sortez toujours pas, il est probable que vous ayez un problème dans le circuit d'apport du Ca2+ (précipitation dans le réacteur à calcium, etc ... Voir Réacteur à calcium ou Réacteur à calcaire)

Dans le cas où vous êtes trop haut (taux de calcium supérieur à 500 mg/l), sachez que la sursaturation dépend de beaucoup de paramètres dont notamment le pH, la température et la présence de sites de cristallisation, d'ailleurs fortement réduite par les bio films. En utilisant un réacteur à calcaire, on maintient bien sûr des taux très élevés malgré une précipitation concomitante. Néanmoins, théoriquement au-delà de 500mg/l de calcium on est déjà sursaturé pour un KH de 6-7.
En clair cela signifie que dans des conditions normales pour l'aquarium récifal, vous ne pourrez avoir des taux de calcium de plus de 500 mg/l avec des KH de 6-7 sans risquer une précipitation du calcium.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à
http://mars.reefkeepers.net/Articles/ChimieEdM.html


Charbon actif

Le charbon actif est l'un des seuls luxes que l'on va s'offrir pour compléter le système de filtration, qu'on soit en Jaubert ou berlinois.
On fera bien attention à prendre du charbon exempt au maximum de phosphates.
Le charbon actif sera placé dans la décantation, en passage passif (diffusion), ce qui signifie qu'il baigne dans l'eau, mais que l'eau n'est pas obligée de passer au travers pour remonter dans le bac. De cette manière, le charbon va progressivement adsorber un certain nombre d'éléments à extraire. On peut le laisser ainsi entre 1 et 4 mois.

Si vous l'utilisez en percolation, (donc en passage forcé), par exemple pour éliminer rapidement une substance de l'eau (médicament, couleur, odeur, etc ...) alors sa durée de vie se réduira à celle du perlon, 2 jours, voire une semaine maximum. En effet, un certain nombre de détritus vont peu à peu s'agglomérer, devenant producteurs de nitrates, phosphates, etc ... La saturation est aussi plus rapide, puisque l'eau y passe plus souvent avec les éléments à filtrer. En revanche la capacité d'extraction est significativement supérieure.


Conductivité

Ceci représente la mesure de la conductivité de l'eau, donc sa charge en ions. Elle reflète donc par exemple la performance de l'osmoseur ou la salinité du bac.

La conductivité électrique de l'eau pure est relativement faible, mais celle de l'eau de mer est à mi-chemin entre celle de l'eau pure et du cuivre. A 20°C, la résistance de l'eau de mer salée à 35°/oo sur une distance de 1,3 km est équivalente à celle d'1 mm d'eau pure.

La conductivité dans les conditions habituelles d'un aquarium récifal est d'environ 54 mS et on peut utiliser sa mesure pour réguler la salinité dans les aquariums où n'existe pas de niveau constant, bien que cela ne soit pas le moyen le plus pratique ...

Cette mesure n'est pas essentielle pour le débutant.


Cuivre

Afin de traiter préventivement ou curativement les points blancs (Voir Points blancs (Cryptocariose) ou infection par Cryptocaryon irritans), les magasins aquariophiles traitent leurs batteries de poissons au sulfate de cuivre, arme la plus efficace contre cette maladie de peau.

Mais il faut savoir que le cuivre a des effets désastreux sur les invertébrés et coraux, certains poissons le supportant également mal. On prendra donc grand soin à ne pas ajouter l'eau de transport du poisson acheté, qui est très certainement cuivrée, à votre bac.
On peut repérer les bacs usuellement cuivrés depuis un certain temps par la teinte bleutée que prennent les joints de l'aquarium.

En cas de points blancs dans votre bac, il vous est interdit de le cuivrer, sous peine de disparition de tous vos coraux, et d'impossibilité d'en maintenir dans ce bac par la suite. L'idéal est de pêcher le poisson pour le traiter au cuivre dans un bac hôpital (Voir Bac hôpital), même si d'autres méthodes existes (UV, Néosal, densité, etc ... : voir Points blancs (Cryptocariose) ou infection par Cryptocaryon irritans).


Cycle de l'azote

Le cycle de l'azote est le cycle que vont suivre les déchets organiques de votre aquarium.

La nourriture que l'on ajoute au bac est absorbée par les poissons ou tombe sur le fond. Elle y rejoint les déchets (excréments) de poissons et autres animaux et végétaux, ou même ponctuellement les poissons morts. Ces déchets sont une pollution pour l'aquarium, sous forme d'ammonium / ammoniac, ceux-ci résultant en grande partie d'une transformation bactérienne qui dégrade les protéines pour en minéraliser l'azote qui se trouve peu sous forme NH4+/NH3 à l'origine.
Une population de bactéries (Nitrosomonas (ou Nitrosomas) et Nitrosococcus dans une moindre mesure) naturellement présente sur les substrats (mais aussi dans l'air, l'eau, PV, sables, etc ..., et qui ne tardera pas à coloniser votre bac) va dégrader cet ammonium toxique en un composé un peu moins toxique : les nitrites. Une autre population de bactéries (Nitrobacter et Nitrococcus dans une moindre mesure) va se charger de transformer les nitrites en nitrates, composés encore mieux tolérés par les habitants du bac, mais toujours toxiques à hautes doses.

Le cycle de l'azote en aquarium s'arrêtait là il y a encore quelques années, et la seule façon d'éviter un taux croissant de nitrates était les changements d'eau massifs et réguliers, qui exportaient une partie des nitrates, ou l'installation d'un dénitrateur (hétérotrophe ou autotrophe) (Voir Dénitrateur autotrophe sur soufre). Grâce aux techniques récentes de l'aquariophilie récifale (une dizaine d'années) comme le berlinois et le Jaubert (voir les liens ci-dessous), le bouclage du cycle est maintenant possible, ainsi que le contrôle d'autres cycles (carbone, phosphore, autres substances toxiques, etc ...).

Les nitrates ne sont plus le bout de la chaîne, ils vont être convertis au sein des pierres vivantes et du sable colonisés (par un certains nombre de bactéries différentes dont les Pseudomonas qui sont hétérotrophes et les fameuses Thiobacillus qui sont autotrophes, mais il y en a bien d'autres ...) en N2 (azote gazeux) et libérés sous forme de gaz, pour être évacués du bac.

NH3/NH4+ =>(Nitrosomonas)=> NO2- =>(Nitrobacter)=> NO3- =>(Pseudomonas, Thiobacillus)=> N2

Pour plus de détails, on pourra se reporter à:
http://mars.reefkeepers.net/Articles/CycleAzote/CycleAzote.html
http://www.prodibio.fr/france/epuration_bio.htm
Article d'Aqua Plaisir : "Vers la fusion des cycles de la matière".


Dénitrateur autotrophe sur soufre

Cette méthode consiste globalement (Voir le lien ci-dessous pour plus de précisions) à faire passer l'eau du bac dans une colonne de soufre (en billes de préférence pour éviter les risques de colmatage) avec un débit adapté. Les bactéries présentes (Thiobacillus denitrificans entre autres), capables de 'respiration nitrate', vont dénitrater l'eau, qui ressort d'une part à 0 mg/l en NO3-, et d'autre part avec un pH faible (acide).

Ceci peut ne pas être sans conséquence pour le bac. Il convient donc de neutraliser cette acidité, en la faisant passer dans du lait de chaux par exemple, afin d'éliminer le CO2 acidifiant. On peut aussi se servir de cet apparent désavantage pour produire du Ca2+ pour le bac, en faisant passer l'eau dans une colonne remplie de calcaire, afin d'utiliser l'acidité pour dissoudre du sable de corail, par exemple.

Cette technique ne doit être utilisée qu'après avoir bien étudié ses modalités de mise en oeuvre (voir lien ci-dessous), en particulier concernant le dimensionnement et le réglage de débit, spécialement dans la phase critique de démarrage du DAS qui relargue des nitrites dans le bac. Le réglage du débit pendant cette phase implique en effet une compréhension des mécanismes mis en jeu à l'intérieur du DAS afin d'éviter les dangers pour le bac (rejet acide, de nitrites ou plus rarement de sulfures possibles), ce qui est quand même plus contraignant qu'un écumeur plug and play par exemple.

Ajoutons que dans un bac récifal, un DAS est la solution de dernier recours pour lutter contre les nitrates, qui veut dire que :
1. on n'arrive pas à trouver la cause de ses nitrates (parmi lesquelles : mauvaise application de la méthode récifale choisie, eau de complément, nourriture, etc ... Voir Nitrates).
2. on n'arrive pas à les résorber.

On préférera donc débuter avec des méthodes classiques, le dénitrateur étant particulièrement bien adapté à l'aquariophilie FO. Les débats sur le DAS reposent sur le fait que l'utilisation d'un DAS en Berlinois ne devrait pas avoir de raison d'être, puisque normalement la méthode Berlinoise correctement appliquée permet d'obtenir 0 nitrate. Dans les faits, certains bacs Berlinois tendent à produire une accumulation de nitrates, et leurs propriétaires sont alors tentés de se servir d'un remède sans chercher la cause de leur problème.

Pour d'autres précisions sur le DAS, on pourra utilement voir DAS et calcium.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à http://mars.reefkeepers.net/Articles/Denitrateur/DAS.html


Densité

La densité est exprimée selon la formule :
densité = Masse 1 m3 d'eau de mer / Masse 1 m 3 d'eau distillée à 4°C (pas d'unité).

Elle est donc fonction de la température.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://mars.reefkeepers.net/Articles/Salinite/Salinite.html
http://www.lebacaleon.com/Articles/salinite.htm
http://isitv.univ-tln.fr/~lecalve/oceano/fiches/fiche3C.htm
http://www.mnhn.fr/mnhn/lop/seconde/fiches/densite.html


Dureté carbonatée

Voir KH.


Dureté totale

Voir Alcalinité.


Vitamine C

La vitamine C est généralement utilisée en mode préventif, son utilisation ayant été pressentie dans la lutte contre les points blancs. Pour ce faire, on mélange la vitamine C en poudre aux aliments avant de nourrir les poissons. Le plus fervent défenseur de cette méthode est Albert Thiel (Voir le lien vers son site ci-dessous).

Nous déconseillons ces manipulations aux débutants (dosage, acidification du bac, alimentation des poissons, etc ...), qui doivent rester conscients que maintenir une qualité d'eau optimum est le meilleur rempart contre les maladies de peau des poissons.

On prendra garde, à la lecture de cet article, aux mesures et dosages qui ont souvent été qualifiés de fantaisistes, en particulier au niveau des conversions. On se renseignera donc précisément avant.

Pour plus de détails, on pourra se reporter à :
http://www.athiel.com/fran/technique/vitc496.htm


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